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L’image est gravée dans la mémoire collective : les soldats soviétiques ouvrant les portes d’Auschwitz en janvier 1945, libérateurs de l’Europe et des survivants de la barbarie nazie. Un mémoire de recherche, soutenu en 2025 à l’Université Paris Nanterre et mis en ligne en avril 2026 sur l’archive ouverte DUMAS, vient écorner sérieusement cette imagerie. Ce mémoire y documente, sur 158 pages, « les violences sexuelles commises par les soldats de l’Armée rouge à l’encontre des rescapées juives des camps nazis lors de la Libération (juillet 1944 – novembre 1945) ». Pour nombre de ces femmes, écrit l’auteure en citant l’une d’elles, la Libération fut vécue comme « un nouvel enfer ».
687 témoignages mettent en cause les armées de libération
Le travail repose sur les archives de l’USC Shoah Foundation, fondée par Steven Spielberg en 1994, qui constitue la plus grande collection de témoignages audiovisuels de la Shoah au monde. Sur les 57 714 entretiens de survivants qu’elle conserve, 749 font mention de violences sexuelles durant la Shoah — et 687 d’entre eux, soit près de 92 %, désignent comme auteurs non pas les nazis, mais les soldats des armées de libération. L’écrasante majorité des faits est imputée aux soldats soviétiques : sur les 261 témoignages en français et en anglais retenus dans le corpus de l’étude, 3 seulement mettent en cause des soldats américains.
Ces violences contre les rescapées juives s’inscrivent dans un phénomène plus large et déjà documenté : les viols de masse commis par l’Armée rouge dans tous les territoires conquis lors de sa progression vers l’ouest. Le mémoire rappelle l’estimation de l’historien américain Norman Naimark : environ 2 millions de victimes entre fin 1944 et l’été 1945, dont 140 000 à Berlin entre avril et juin 1945. Mais le cas des survivantes des camps constituait jusqu’ici, selon l’auteure, un « angle mort » de la recherche : aucun ouvrage n’y est consacré, et il a fallu attendre 2024 pour qu’un premier article scientifique spécifique, signé de la sociologue américaine Daina Eglitis, paraisse sur le sujet.
Des victimes du nazisme suspectées d’avoir « collaboré »
Comment expliquer un tel déchaînement contre des femmes qui n’étaient en rien des ennemies de l’URSS, mais des rescapées d’un génocide, affamées et épuisées ? Le mémoire avance plusieurs mécanismes : une propagande soviétique érigeant la vengeance en droit du vainqueur, l’alcool, la brutalisation de soldats exposés à 4 ans de guerre totale — et une méfiance paradoxale envers les survivants eux-mêmes. Puisque la mort était l’issue attendue de la déportation, celles qui en revenaient étaient suspectes : plusieurs témoignages rapportent l’accusation faite aux rescapées d’avoir survécu en couchant avec les nazis.
L’impunité fut quasi totale, tolérée au plus haut niveau. L’étude cite la réponse attribuée à Staline lorsque le partisan yougoslave Milovan Djilas se plaignit des viols commis par ses troupes : il fallait comprendre qu’un soldat ayant traversé des milliers de kilomètres de sang et de feu « s’amuse avec une femme ». Face à cette menace, les survivantes développèrent des stratégies de défense que le mémoire détaille : se faire passer pour contagieuses, se travestir ou s’enlaidir, et surtout une solidarité féminine organisée pour ne jamais rester seules.
Nuremberg, ou le silence organisé des vainqueurs
Le procès de Nuremberg, ouvert en novembre 1945, n’a pas retenu le viol parmi les crimes jugés — pas plus que le procès de Tokyo. Cette omission ne doit rien au hasard : les Alliés, eux-mêmes auteurs de ces crimes, n’avaient aucun intérêt à ce qu’ils soient qualifiés juridiquement, au moment où ils s’apprêtaient à occuper l’Europe pour des décennies. Il faudra attendre les années 1990 et les tribunaux internationaux pour l’ex-Yougoslavie et le Rwanda pour que le viol de guerre soit reconnu comme crime contre l’humanité.
Pour les victimes, les conséquences furent durables : séquelles physiques et psychologiques s’ajoutant au traumatisme des camps, honte imposée aux violées plutôt qu’aux violeurs, silence tenu pendant 50 à 60 ans avant que les caméras de l’USC Shoah Foundation ne recueillent leur parole. Beaucoup de ces femmes, confrontées de surcroît à la persistance de l’antisémitisme en Europe de l’Est — près de 1 500 rescapés juifs y furent assassinés dans les premiers mois de l’après-guerre en Pologne — et à la mainmise soviétique sur leur pays d’origine, choisirent l’exil vers l’Amérique ou la Palestine.
Le mémoire, consultable librement en ligne sur l’archive DUMAS n’entend pas relativiser les crimes nazis, que l’auteure prend soin de distinguer d’emblée. Il rappelle en revanche que l’histoire de la Libération ne peut plus s’écrire sans ses pages sombres — et que 80 ans après, le récit héroïque des « libérateurs » ne résiste pas toujours à la parole des survivantes.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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15 réponses à “1944-1945 : les violences sexuelles de l’Armée rouge contre les rescapées des camps nazis, un crime occulté par 80 ans d’historiographie”
sans vouloir remettre en cause la réalité « factuelle » de ces faits documentés, QUI a (ou va) étudier les crimes identiques que les GI’s (USA) ont perpétré sur des populations civiles féminines, notamment en Bretagne et en Normandie après le débarquement ?
Les viols commis par les soldats présentés comme des « sauveurs » sont hélas, monnaie courante encore aujourd’hui, dans plusieurs pays, notamment en Afrique
Effrayante réalité. Ces malheureuses victimes, a^près si longtemps ne peuvent avoir en retour de notre part que compassion et prières pour leur salut futur.
Le vainqueur raconte ce qu il veut:
Cela s appelle:
la grande guerre patriotique en russie.
Des lois memorielles russes ou autre.
Des défiles avec de grands discours interminables une fois l an sur la place rouge.
Et tout une serie de films,de reportages,de temoignages, d associations subventionnées d interet dit public.
On passera outre la rigeur intellectuelle de mise:
On parle principalement des intentions supposes ou probable de l adversaire(colonisation de l est) mais jamais de la realite(cruaute des partisans et saboteurs).
On fait l impasse sur les civils japonais,allemands,de France, du Benelux rasés de pres sans aucune justification.
La masse des degats comme sur la facade atlantique est entierement mise sur le dos des vaincus.
Et pire que tout,dans le monde antique et Helleno-Romain la notion de casus belli etait prioritaire ici on est dans un delire biblique…Le camps du bien face au camps du mal. La on met a la trappe toutes les cruelles tentatives communistes apres 1918 (Hongrie Allemagne Espagne…)
Par magie toute les agressions militaires sovietiques depuis la creation de l armee rouge disparaissent: Pologne, Roumanie, Pays Baltes, ukraine ,finlande.
On oublie les requisitions alimentaires,deplacements forcés de peuples complets et les sévices dans les pays « reconquis » ou « libérés » qui entraineront des millions de mort.
A la fin cela donne:
La glorieuse armee du peuple sovietique avec ses 27 millions de morts et ses 9 millions de soldats a vaincu le peril Nazi et ceci avec l aide et ke dévouement des thalasso-cratie anglo-saxonnes venu en europe et en asie pour sauver la democratie…
NI PARDON, NI OUBLIE, DEVOIR DE MÉMOIRE
PLUS JAMAIS CA, ON SAIT OU CELA NOUS A DEJA MENÉ.
Moi je pose la question et si c etait le mauvais cochon qui avait été égorgé? Quelles genres de nouvelles fadaises nous auraient été racontées?
Pour sur,il y aurait eu un nouveau Nuremberg avec des lois rétroactives et sur mesure pour juger des militaires de carrieres et des populations entieres sur des faits et « temoignages irrefutables » par de courageux magistrats.
Il est temps de solder l heritage de la 2ww et de regarder les faits reels et prouvés parce que toute une horde de rentier du 8 mai 1945 souvent resistants de la 24h en profite pour nous tenir en laisse depuis trop longtemps avec leurs salades.
« le cas des survivantes des camps constituait jusqu’ici, selon l’auteure, un « angle mort » de la recherche : aucun ouvrage n’y est consacré » : on se demande bien pourquoi.
C’est bizarre que ça sorte maintenant ou l’occident est anti russe
Je ne dis pas qu’il n’y en a pas eu comme dans toutes les guerres
Ils faudrait parler aussi des américains en Normandie et ailleur
Il faudrait la liberte totale de recherche historique et d’analyse sur cette periode historique de l’Europe. Pres d’un siecle apres, ce sont toujours les tribunaux qui attendent les chercheurs de verite.
L’homme de courage, Pierre Guillaume, fils de colonel, ancien eleve du prytanee militaire de La Fleche etait un chercheur et analyste brillant, sur cette periode. Il est mort d’epuisement, persecute par ceux qui interdisent aux Europeens d’avoir une memoire.
A quoi sert cette étude ?
la seconde guerre mondiale a fait des dizaines de millions de morts.
Et c’est l’armée et les civils russes qui ont le plus soufferts : plus de 22 millions de morts, dont autant de civils que de militaires.
Alors ?….
A quoi sert cette étude ? le timing, juste le timing pour montrer à quel point les Russes sont méchants !
Mais comment l’homme est il capable de tels agissements. J’ai honte et suis en colère quand je découvre encore aujourd’hui ce dont l’homme est capable: meurtres, viols, pedophilie… mais où et quand va s’arrêter cette horreur! Comment des hommes peuvent ils devenir aussi fous, morbides, sans valeur ni humanité. Et on en découvre encore…Le silence des témoins est aussi un questionnement, surtout aujourd’hui où nous assistons à des conflits avec des millions de morts, militaires et civils.. Que devons nous faire pour arrêter ces monstruosités!
Est-ce que ce sont exclusivement des déportées juives qui ont été violées par les soldats soviétiques? C’est ce que la teneur de l’article laisse entendre.
Parmi les crimes soviétiques, aucun n’a passé le filtre du procès de Nuremberg. Ils étaient vainqueurs et victimes et pouvaient attribuer Katyn aux allemands sans problème. Aucune contradiction digne de ce nom, témoins de la défense interdits, accusations fantaisistes mais toutes à charge reprises sans contestation ni témoignage contraire. Concernant le rôle majeur des kapos, au début des droits communs puis ensuite des politiques communistes qui se cooptaient pour se voir attribuer par les SS cette police et organisation interne aux camps. Ils sont responsables de la mort de dizaine de milliers de détenus par leurs exactions, leur incompétence voire leurs crimes. Mais ils étaient détenus et communistes.
Morin,
Parler de liberté de recherche historique sur cette période est devenu un crime selon la loi.
Je trouve ça ignoble puisque sans révision permanente et critique de l’histoire, nous croirions encore aux fables de César sur les gaulois ou des protestants et de la république sur le Moyen-Âge. Et constamment de nouveaux apports permettent d’approfondir ou de remettre en cause des croyances historiques.
Mais c’est comme ça.
Pour avoir été biberonné aux guerres napoléoniques je peux affirmer que l’armée russe était la pire…une masse d’abrutis passés du servage à l’armée, les officiers nobles (à la mode russe…bien loin des Français!) Bref sans officiers de qualité la racaille retourne à la sauvagerie ce qui s’est produit en Vendée avec des racailles sans officiers…de noblesse! Je sais je me répète!
Un officier soviétique retraité à un historien français : « Oui, l’Armée Rouge a commis des abominations contre les femmes, je ne l’excuse pas, mais sachez que pendant quatre ans les Allemands nous en ont fait baver… »
Bis répétitas en ce moment dans les territoires d’Ukraine occupé par les russes sur la population non russophone, mais chutt il ne faut rien dire.
Pour revenir au sujet ; au moment de l’arrivé des russes dans les villes Allemandes , les premières soldats russe qui croisaient des allemands leur donnaient ordre de fuir le plus vite possible , derrière eux arrivaient des moujiks, des Sibériens, des ressortissants de province du centre de l’Urss qui avaient la réputation d’être des sauvages au seins de l’armée russe.
Ilya Ehrenbourg,comme d’autres membres de sa communauté, comme Willy Munzenberg inventeur du terme dialectique antifascisme,s’engagera en propagandiste soviétique efficace et il appellera a humilier les femmes allemandes. Ces viols ne sont donc pas un accident de guerre mais une volonté soviétique. Car si les citoyens d’URSS ont souffert du racialisme et des exactions allemandes, tous les peuples ayant eu a subir le joug soviétique peuvent en dire autant.
La vengeance est inéluctable, mais certains en rajoutent, pour satisfaire les instincts.