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Acheter un produit en libre accès à la pharmacie au premier symptôme — insomnie, rhume, mal de gorge, bouffées de chaleur — est devenu un réflexe pour des millions de Français. Un réflexe à interroger sérieusement, à en croire le hors-série que 60 Millions de consommateurs consacre à l’automédication, paru ce 17 septembre. Le magazine a passé au crible, avec l’appui de professionnels de santé, la composition de plus de 100 médicaments, compléments alimentaires et dispositifs médicaux vendus sans ordonnance. Le verdict est sévère : seuls 15 % environ des produits étudiés obtiennent un avis favorable, c’est-à-dire une efficacité démontrée, des effets indésirables limités au regard du bénéfice attendu et une notice suffisamment claire. Plus de 8 sur 10 sont donc jugés peu convaincants, voire à éviter.
44 % de produits inefficaces, un tiers jugés problématiques
L’enquête distingue 2 catégories parmi les recalés. La première, environ 44 % des produits, regroupe ceux dont la composition ne laisse guère espérer d’effet réel au-delà du placebo, sans présenter de danger particulier si la notice est respectée : le magazine range dans cette famille des références connues contre le mal des transports, un bracelet anti-nausées ou encore un produit vendu contre les bouffées de chaleur. S’y ajoutent des produits efficaces mais handicapés par des précautions d’emploi contraignantes — comme l’interdiction de s’exposer au soleil après application d’un soin anti-boutons — ou par la présence d’allergènes, d’arômes artificiels et de colorants.
La seconde catégorie est plus inquiétante : 35 produits sur les 90 fiches publiées sont classés problématiques. En cause, d’abord, une balance bénéfice-risque défavorable : pour un mal de gorge qui guérit spontanément en quelques jours, les pastilles contenant un anesthésiant exposent, selon l’analyse, à des troubles de la déglutition et, dans les cas graves, à des convulsions — quand de simples bonbons sans sucre suffisent à apaiser la douleur. Un traitement du rhume est pointé pour ses risques de réactions allergiques et de troubles digestifs. Le magazine relève aussi des inefficacités pures et simples, comme des compléments à base de plantes sans rapport démontré avec l’indication affichée, du bois bandé censé favoriser l’érection à l’association achillée-camomille-gingembre d’un produit de confort menstruel.
Dosages dépassés, notices trompeuses : les cas les plus graves
L’enquête épingle enfin des manquements plus sérieux : une limite de sécurité dépassée pour le dosage de la vitamine B6 dans un produit destiné aux femmes ménopausées ; des huiles essentielles, irritantes ou allergisantes, présentes dans des traitements de la peau acnéique, un spray nasal contre le rhume ou un gel anti-piqûres ; une notice de somnifère qui recommande d’en reprendre au cours de la nuit, au risque d’aggraver les troubles du sommeil. Plus grave encore : plusieurs produits contre les symptômes de la ménopause contiennent des phyto-œstrogènes sans afficher de contre-indication pour les femmes ayant eu un cancer hormono-dépendant.
Interrogée sur franceinfo, la rédactrice en chef adjointe du magazine, Sophie Coisne, résume le paradoxe : l’inefficacité reste le moindre mal ; le vrai danger surgit quand un produit efficace est pris par le mauvais public — elle évoque un produit présenté comme utilisable dès 3 ans alors que la plante qu’il contient serait déconseillée avant 12 ans.
Ne pas se précipiter au premier symptôme
Le message de l’enquête n’est pas de bannir l’automédication mais de la trier : dans chaque catégorie de symptômes étudiée, au moins un produit tient ses promesses. Le magazine invite simplement à ne pas traiter systématiquement chaque désagrément passager, à mettre en balance le bénéfice attendu et les risques, et à consulter un professionnel de santé — pharmacien ou médecin — dès qu’un trouble persiste, s’aggrave ou revient régulièrement. Un produit vendu sans ordonnance, même à base de plantes, n’est jamais tout à fait anodin.
Le hors-série est disponible en kiosque et sur la boutique en ligne du magazine (6,90 €).
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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6 réponses à “Automédication : à peine 15 % des produits sans ordonnance jugés efficaces et sûrs par 60 Millions de consommateurs”
Cette revue n’a aucune compétence pour traiter de tels sujets! Leurs études sont biaisées et aboutissent à des conclusions erronées. Là encore ils jugent de l’efficacité de produits sans citer les paramètres de l’étude.
En l’occurrence c’est plus le comportement des consommateurs et le système de santé qui leur est proposé qui pose question, plutôt que les produits eux-mêmes.
Navré de découvrir ce genre de références dans cette revue de presse…
Demat d’an holl « Who wants to live forever ? » des Queen est la chanson écoutée en lisant cet article interessant ; il va falloir faire très attention à l’automédication mais le magazine 60 millions de consommateurs est il encore fiable ? Il appartient à quel groupe de milliardaires ? Ne prenons rien pour l’érection car elle vient naturellement car c’est un signe de bonne santé. Alors croisons les informations. Kenavo
Laissez l’automédication tranquille !
Si ces produits étaient sans effets on ne les achèterait plus…. logique, non?
Le problème n’est pas la qualité des médicaments en automédication, mais la qualité des médicaments en général et également l’adultération de la nourriture. En gros, nous ne sommes plus approvisionnés qu’avec des poisons lents.
Comme, par ailleurs, médecins et pharmaciens n’utilisent plus leur sens critique ni leur simple bon sens, mais luttent constamment contre les ARS et le fisc, sans compter l’implacable machine judiciaire, nous ne sommes même pas en mesure de compter sur ceux qui devraient nous protéger et contre cette adultération et contre ces médicaments qui sont tous dangereux.
Quel est l’efficacité et l’inocuité des produits délivrés sur ordonnance ?
Cela ne doit pas être terrible non plus !
Afin de compléter mon précédent commentaire sur 60 millions de consommateurs est il encore fiable ?, j’ai trouvé deux articles sur « 60 millions de consommateurs » qui a été mis en vente par l’Etat : l’Institut national de la consommation est définitivement enterré : le Monde du 31 mars 2026 : https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/03/31/l-etat-enterre-definitivement-l-institut-national-de-la-consommation-et-met-en-vente-son-magazine-60-millions-de-consommateurs_6675656_3234.html et France soir aussi a commis son article : https://www.francesoir.fr/politique-france/le-senat-enterre-60-millions-de-consommateurs