Dans la torpeur de l’été, les lanterneaux judiciaire et politique belges sont secoués par une décision judiciaire visant à la rétention et à l’expulsion d’un ressortissant marocain en séjour irrégulier, car le magistrat de la chambre du conseil du tribunal de première instance de la province belge de Luxembourg a osé motiver, entre autres, sa décision prise le 17 juillet 2026 en se référant à des auteurs de la Nouvelle Droite.
Le quotidien belge francophone Le Soir, organe de presse subventionné, qui était autrefois conservateur et est désormais devenu le représentant de la gauche bruxelloise boboïsante bien-pensante, s’étrangle à ce propos, à tel point qu’il publie une tribune d’un collectif d’avocats.
Le texte nous apprend que l’individu frappé par l’arrêt réside en Europe depuis vingt-cinq ans, est arrivé sur le territoire belge à l’âge de quatorze ans et s’exprime parfaitement en français.
Ce qui « chiffonne » ces hommes et femmes de loi n’est pas tant la décision du magistrat, par ailleurs confirmée en appel, que sa justification, dans un texte de six pages, fondée en partie sur des citations d’écrivains considérés par les auteurs de la tribune comme politiquement incorrects. Ces derniers dénoncent des notes de bas de page référençant l’« historien du droit et professeur émérite à l’Université Paris-Panthéon-Assas » Jean-Louis Harouel, présenté comme « anti-égalitariste, hostile au multiculturalisme et aux droits humains », Alain de Benoist, « principale figure de la Nouvelle Droite » et « héritier notamment de la pensée de Carl Schmitt et des contre-révolutionnaires français », plusieurs articles de la revue éléments, « publication de droite radicale dont la ligne éditoriale s’inscrit dans le sillage de la Nouvelle Droite », ainsi qu’Antoine Dresse, Belge qui est un cadre intellectuel de l’Institut Iliade, organisme appartenant à la mouvance de la Nouvelle Droite. La tribune se termine par la phrase habituelle affirmant que ce corpus idéologique « n’a pas sa place » dans une décision de justice.
Le Soir publie également en ligne un article sur le sujet, mais cette fois réservé aux abonnés, au sein duquel il est reproché au magistrat de mettre en avant la primauté de la souveraineté populaire, la nécessité de préserver un « nous », la distinction entre citoyens et non-citoyens et d’établir un lien entre immigration irrégulière, criminalité et délitement social.
Ce texte précise que l’individu visé par la décision judiciaire refuse de coopérer, a eu de multiples identités et a des antécédents judiciaires.
Après être passée par les médias, l’affaire rebondit en politique, le président du parti libéral MR Georges-Louis Bouchez s’étonnant de la controverse, ferraillant avec des magistrats sur les réseaux sociaux et dénonçant une nouvelle fois « la supériorité morale de la gauche ».
Ce qui semble être une tempête dans un verre d’eau constitue, en fait, un élément crucial du fonctionnement du système en place : les idées dissidentes ont-elles leur place au sein du système judiciaire, celui-ci n’hésitant pas, par ailleurs, dans des cas de plus en plus nombreux à condamner des individus ou des écrivains pour « délit d’expression » ?
Lionel Baland
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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