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De Quimper à Pont-l’Abbé, l’autobus ne cahote nullement : il glisse. La voie rapide est impeccable, le revêtement sans reproche, les échangeurs nets et les bas-côtés entretenus avec cette minutie dont on ne songe guère à créditer la Bretagne lorsque, de loin, on continue de se la représenter comme une péninsule de coiffes, de calvaires et de chemins creux. La Bretagne occidentale est entrée tard dans la modernité, puis elle y est entrée à bride abattue. En quelques décennies, elle s’est couverte de routes, d’équipements, de zones d’activité et d’infrastructures souvent meilleures que celles de provinces depuis longtemps industrialisées. À travers la vitre passent maintenant les talus, les lotissements, les champs impeccablement découpés ; l’autocar file vers le Pays bigouden avec la douceur presque irréelle d’un tapis volant. C’est dans ce confort silencieux que, sur ma tablette, je lis Le Figaro et découvre sous la plume d’Eugénie Bastié l’étrange procès intenté à Sydney Sweeney, jeune actrice américaine dont le principal tort paraît être, ces temps-ci, d’être blonde, fort bien faite et de ne témoigner aucune componction à l’idée de le savoir.
La dernière algarade vient d’une publicité réalisée pour Novig, une plateforme américaine liée aux paris et aux marchés de prédiction sportive. Sydney Sweeney y apparaît nue ou presque, cachant ce qu’il faut cacher derrière divers accessoires de sport. Plusieurs athlètes féminines ont protesté. La nageuse australienne Ariarne Titmus y a vu une offense aux femmes qui consacrent leur existence à la compétition ; d’autres ont dénoncé une nouvelle sexualisation du sport féminin. L’objection n’est pas entièrement sotte. Les unes demandent que l’on regarde leurs chronomètres, l’autre propose que l’on regarde son corps. Il n’existe cependant aucune loi connue de la nature qui interdirait simultanément l’admiration d’un record et celle d’une jolie femme.
La réclame, depuis qu’elle existe, sait que le regard précède le raisonnement. Elle vend des automobiles avec des routes désertes que l’automobiliste ne rencontrera jamais, des parfums avec des femmes que l’acheteur du flacon n’approchera pas davantage, des vacances sous un soleil qui aura naturellement disparu le jour de votre arrivée. Depuis plus d’un siècle, elle place aussi de belles femmes à côté des objets que les hommes sont supposés acheter. Le procédé est souvent vulgaire, quelquefois sot, toujours intéressé. Il faut pourtant une singulière innocence pour feindre d’en ignorer le ressort.
Ce qui m’intéresse commence précisément là. Comment une jeune femme jouant volontairement de ses charmes a-t-elle pu devenir, en l’espace de quelques années, une sorte d’icône réactionnaire ? La question aurait amusé les générations qui connurent les années 1950 ou 1960. Toute ma jeunesse s’est déroulée dans un monde où la gauche revendiquait exactement l’inverse. Le corps devait être libéré, les corsets moraux défaits, la chair soustraite aux curés et aux vieilles dames. Brigitte Bardot scandalisait parce qu’elle incarnait un désir délivré du remords. Saint-Tropez, les seins nus et les jupes raccourcies annonçaient, nous disait-on, la défaite prochaine de la morale bourgeoise. Soixante ans ont passé, et voilà qu’une Américaine blonde en petite tenue se retrouve soupçonnée de trahir le progrès.
Le renversement est moins anecdotique qu’il n’y paraît. Sydney Sweeney ne se contente pas d’être jolie ; elle l’est d’une manière presque outrageusement classique. Elle correspond avec une exactitude désarmante à une représentation ancienne de la beauté féminine européenne : jeunesse, traits réguliers, chevelure claire, taille marquée, poitrine, hanches, féminité immédiatement lisible. Rien ici ne demande d’interprétation savante. Nul besoin d’un glossaire universitaire pour comprendre le spectacle offert au regard.
Elle rappelle surtout cette chose rudimentaire dont notre époque a fait un sujet de colloque : les hommes et les femmes se désirent. Ils se regardent, se plaisent, se poursuivent, se refusent, se choisissent ; les femmes savent depuis la nuit des temps que leurs appas constituent une puissance, les hommes savent qu’ils y sont sensibles et toute la littérature européenne, des Grecs à Maupassant, aurait beaucoup de mal à subsister si l’on retranchait cette vieille comédie du désir.
Guillaume Faye, qui fut l’un des esprits les plus turbulents de la Nouvelle Droite, avait très tôt compris combien il était absurde d’abandonner la sexualité aux moralistes ou aux constructivistes. Dans ses réflexions sur le sexe et l’idéologie, il considérait le désir entre les sexes comme l’une des forces profondes qui structurent une société, bien au-delà de la seule alcôve. Il n’était certes pas un puritain : son propos consistait plutôt à rappeler que l’érotisme, la différence sexuelle, la famille, la filiation et le renouvellement des générations forment ensemble un ensemble organique. On peut changer les règles, les mœurs et les costumes ; il est beaucoup plus hasardeux de prétendre modifier sans conséquence la matière humaine elle-même.
C’est peut-être ce que Sydney Sweeney rend insupportablement visible. Elle ne théorise rien. Elle ne publie aucun manifeste sur la complémentarité des sexes, ne cite ni Aristote ni la psychologie évolutionniste. Elle sourit, cambre les reins, enfile un jean et produit en quelques secondes davantage d’effet sur l’imaginaire collectif qu’une bibliothèque entière d’études consacrées à la déconstruction du genre. Aux yeux de ceux qui pensent que la réalité sociale doit plier devant le vocabulaire, il y a là quelque chose de profondément vexatoire.
La précédente querelle avait déjà donné la mesure du phénomène. American Eagle avait bâti une campagne autour du slogan Sydney Sweeney has great jeans, calembour élémentaire entre jeans et genes. Comme la jeune femme est blonde et possède des yeux clairs, certains commentateurs avaient découvert derrière cette réclame pour pantalons une évocation de l’eugénisme, du suprémacisme blanc et, puisque notre temps ne sait plus discuter cinq minutes sans convoquer Hitler, une réminiscence de propagande nazie. Il fallait tout de même avoir beaucoup fréquenté les séminaires pour parvenir aussi rapidement du denim aux lois de Nuremberg.
L’affaire disait pourtant quelque chose d’assez profond : la beauté conventionnelle devient suspecte lorsqu’elle ressemble trop à ce que les Européens ont longtemps représenté sous le nom de beauté. Durant deux décennies, la publicité s’est appliquée à rompre avec ses anciens canons. Elle a montré des corps gros, très maigres, âgés, cicatrisés, androgynes, tatoués, transgenres, volontairement éloignés de tout modèle classique. Le principe de départ pouvait se comprendre : le monde n’est évidemment pas composé de mannequins de vingt-deux ans et personne ne devrait avoir à présenter des excuses pour sa silhouette ou son visage.
La bizarrerie commence lorsque l’inclusion se retourne contre ce qu’elle prétendait inclure. Après avoir expliqué qu’il fallait ménager une place à tous les corps, on finit par soupçonner celui qui correspond spontanément au vieux canon. La femme obèse devait être « célébrée » ; la jolie blonde doit être « problématisée ». La première pouvait demander que son apparence fût reçue sans jugement ; on cherche chez la seconde les arrière-pensées politiques de ses chromosomes. L’égalitarisme esthétique finit alors par ressembler à ces républiques anciennes qui, après avoir abattu les aristocrates, se méfiaient encore de quiconque avait trop belle allure.
À ce point de la réflexion se présente une idée désobligeante, donc difficile à repousser. Les Américains en ont depuis longtemps tiré des memes : d’un côté, la jeune conservatrice aux cheveux longs, maquillée, vêtue d’une robe, d’un chemisier ou d’une jupe et assumant une féminité conventionnelle ; de l’autre, la militante progressiste caricaturale, cheveux bleus ou violets, septum au nez, piercings divers, tatouages, vêtements informes et surpoids parfois revendiqué comme une déclaration politique. La caricature est évidemment grossière. Toutes les femmes de droite ne sortent pas d’un concours de beauté et toutes les militantes féministes ne ressemblent pas à un manifeste ambulant contre le coiffeur. Une caricature durable n’en fonctionne pas moins parce que chacun reconnaît le code visuel auquel elle fait allusion.
La chose devient plus piquante encore lorsqu’on observe que plusieurs travaux portant sur des candidats aux élections ont trouvé, dans certains échantillons, une attractivité moyenne légèrement supérieure chez les personnalités classées à droite, avec toutes les précautions statistiques qu’une telle observation commande. Rien ne permet d’en tirer une loi selon laquelle la gauche serait laide et la droite jolie ; cela fournirait tout au plus matière à une opérette. La permanence du thème dans l’imagerie populaire américaine révèle néanmoins quelque chose de plus intéressant : l’esthétique elle-même a fini par recevoir une coloration politique.
D’où une hypothèse que les bonnes manières commanderaient sans doute de taire. Il se pourrait que certaines égéries du progressisme détestent d’autant plus volontiers le canon traditionnel de la beauté féminine qu’elles en sont personnellement assez éloignées. L’idée n’a rien de scientifique et ne saurait valoir pour des individus que l’on ne connaît pas ; elle appartient plutôt à cette vieille psychologie dont La Rochefoucauld aurait fait son miel. L’humanité possède une prodigieuse aptitude à transformer ce qu’elle ne peut obtenir en chose moralement méprisable.
Celui qui échoue à s’enrichir découvre aisément que l’argent corrompt ; celui que la compétition sportive n’a jamais favorisé apprend à dénoncer le culte de la performance. Il serait miraculeux que la beauté échappât toujours à ce mécanisme. Notre époque a simplement perfectionné la consolation : on ne dit plus « je ne corresponds pas au canon », on proclame avoir « déconstruit le canon ». On ne dit plus « je séduis peu », on annonce refuser le regard de l’homme. Ce qui fut une déconvenue personnelle devient alors une position philosophique, et l’on sort vainqueur d’une compétition dont on vient avec beaucoup d’à-propos d’abolir le classement.
Le malheur pour les théoriciens est que le désir ne vote pas et ne lit pas les motions de congrès. On peut transformer le vocabulaire administratif, refaire les programmes scolaires, modifier les campagnes institutionnelles et multiplier les représentations destinées à éduquer le regard. Il reste extrêmement difficile de persuader des millions d’hommes qu’ils devraient éprouver le même désir devant tous les corps au motif que l’égalité civique l’exigerait. L’érotisme est un très mauvais démocrate. Il choisit, hiérarchise, préfère et discrimine avec une souveraine insolence.
La gauche culturelle rencontre ici une limite qu’elle supporte mal : tout ne se déconstruit pas. La société humaine n’est pas cette page blanche sur laquelle chaque génération pourrait rédiger son propre règlement intérieur. Elle repose aussi sur une matière biologique et anthropologique antérieure à nos doctrines. Le mâle et la femelle précèdent le militant et la militante ; le désir précède le droit positif ; l’enfant continue de provenir d’un homme et d’une femme, quand bien même les techniques médicales permettent aujourd’hui de déplacer les circonstances de leur rencontre.
Voilà pourquoi la querelle autour de l’ouvrage de Clémence Guetté, Pour une politique de l’amitié, me paraît relever du même mouvement intellectuel. La députée insoumise propose d’étendre aux amis certains droits jusqu’ici attachés à la famille : logement, transmission, congés, mobilité, partenariat social. Son projet ne consiste certes pas à abolir les familles par décret. Il entend cependant revaloriser le lien choisi contre la prééminence accordée au couple et à la filiation, dans une critique explicite du modèle familial défendu par les droites. Chantal Delsol a justement aperçu dans cette entreprise un symptôme plus vaste : le désir de substituer progressivement l’affinité à la filiation, le lien révocable au lien reçu.
L’amitié est pourtant l’un des biens les plus nobles de l’existence. Montaigne n’a pas attendu La France insoumise pour nous apprendre qu’elle peut atteindre des hauteurs auxquelles bien des amours ne parviennent jamais. Sa nature demeure toutefois différente. L’ami est choisi ; le fils ne l’est pas. L’ami peut s’éloigner et l’on peut, avec douleur, refaire sa vie sans lui. L’enfant introduit dans l’existence une obligation qui survit à l’humeur, à la fatigue, à l’évolution de nos goûts et souvent même à la séparation du couple.
Cette irréversibilité est précisément ce que l’individualisme contemporain tolère le moins bien. Nous voulons des appartenances que l’on puisse quitter, des communautés dont on puisse se désabonner, des identités que l’on puisse recomposer et des liens que l’on renouvelle, comme un abonnement téléphonique, à la seule condition qu’ils continuent de nous convenir. La famille est importune parce qu’elle nous précède. L’enfant est plus importun encore : il est la personne que l’on a fait naître et dont l’existence constitue désormais, qu’on le veuille ou non, une objection permanente à notre souveraineté personnelle.
L’amitié possède à cet égard, pour l’idéologie moderne, une vertu singulière : elle ne reproduit pas la société. Deux amis peuvent s’aimer admirablement, s’aider, vieillir ensemble et se sauver mutuellement du désespoir ; leur amitié ne fera pas naître, par elle-même, un troisième être qui demandera vingt ans d’attention et prolongera leur lignée. Une civilisation peut parfaitement honorer l’amitié. Elle ne peut pas se renouveler par elle.
Nous arrivons ainsi à la question démographique, derrière laquelle toutes les élégantes théories finissent par rencontrer la pesanteur des nombres. Une société où l’idéal collectif devient celui de l’individu sans descendance, entouré d’un réseau d’affinités choisies, peut être extraordinairement agréable durant une génération. À la suivante, elle vieillit. À la troisième, elle doit soit retrouver le goût de l’enfant, soit accepter que d’autres populations occupent l’espace démographique qu’elle a abandonné.
C’est là que le débat sur le désir, la famille, l’immigration et l’identité cesse d’être une juxtaposition de querelles. Une civilisation est-elle décidée à continuer ? La pensée identitaire pose cette question avec une brutalité qui choque précisément parce que le progressisme s’était accoutumé à ne plus la poser. Un peuple n’est pas seulement l’addition des individus vivants à un instant donné. Il est une chaîne, une continuité, une conversation entre des morts, des vivants et des enfants qui ne sont pas encore nés. Guillaume Faye revenait constamment à cette donnée élémentaire : une culture qui prétend rompre toutes les transmissions finit par découvrir qu’elle a également interrompu sa propre possibilité de durer.
Le désir entre les sexes prend alors un aspect beaucoup moins frivole qu’une publicité de jeans. Un garçon regarde une fille, une fille éprouve le plaisir d’être regardée ; ils se rapprochent, se séduisent, se querellent, s’aiment, quelquefois se marient et quelquefois ont des enfants. La chose a fonctionné des milliers d’années sans commission parlementaire. Il fallait une civilisation extraordinairement savante pour découvrir dans cette banalité une conspiration culturelle.
Une contradiction supplémentaire rend le spectacle délicieux. Certaines fractions de la gauche qui scrutent chez Sydney Sweeney les traces du patriarcat font preuve d’une remarquable prudence lorsqu’elles rencontrent, dans certains milieux musulmans conservateurs, des conceptions autrement plus rigoureuses de la pudeur féminine. Il serait absurde de réduire l’islam, immense ensemble religieux et civilisationnel, à une interprétation unique ; il reste tout de même piquant d’observer que la femme voilée puisse être célébrée comme maîtresse souveraine de son corps tandis que la femme dénudée est parfois présentée comme prisonnière du regard masculin.
Le brouillage n’est pas uniquement doctrinal. Il est aussi politique. Une partie de la gauche européenne, après avoir perdu une fraction considérable des classes populaires autochtones, a construit dans les grandes métropoles des alliances électorales nouvelles avec des populations issues de l’immigration dont les mœurs sont parfois infiniment plus conservatrices que celles du bourgeois catholique qu’elle combattait naguère. Les contradictions qui en résultent sont recouvertes du vocabulaire savant de l’intersectionnalité. On pardonne ainsi au fidèle musulman ce qui provoquerait une tempête médiatique chez un curé vendéen.
Sydney Sweeney, dans ce paysage, est une petite grenade culturelle. Elle est blanche sans demander pardon, blonde sans second degré, féminine sans guillemets, sexuelle sans théorie et désirable selon des critères que plusieurs décennies de rééducation esthétique ne sont manifestement pas parvenues à abolir. Elle ne réclame pas que le monde célèbre ses imperfections ; elle exploite, avec un sens fort américain du commerce, les avantages que la nature et sans doute beaucoup d’exercice physique lui ont accordés.
Voilà peut-être ce que les marques commencent elles-mêmes à redécouvrir. Après des années durant lesquelles la publicité s’est voulue séminaire d’inclusion, confession morale et instrument de transformation sociale, certaines entreprises paraissent se souvenir de leur objet premier : vendre. Or la beauté vend, le désir vend, la jeunesse vend, un sourire vend, un beau corps vend. Ce constat n’est ni noble ni ignoble ; il appartient au commerce, qui n’a jamais reçu mission de préparer le salut de l’humanité.
La roue culturelle a peut-être accompli son tour complet. Ce qui était transgressif en 1965 est devenu conventionnel ; ce qui était conventionnel devient désormais transgressif. Une blonde sexy peut choquer davantage qu’une installation subventionnée destinée à déconstruire la binarité sexuelle. Une mère de trois enfants passe parfois pour plus anticonformiste qu’une militante queer. L’homme qui dit simplement aimer les femmes paraît presque plus suspect qu’un colloque universitaire de trois jours consacré à l’abolition du genre.
L’autobus a quitté Pont-l’Abbé et poursuit maintenant sa route vers la côte. Le ciel s’élargit, les maisons prennent cette allure basse que leur imposent les vents du large et je devine déjà, avant même de la voir, la proximité de la mer. Dans peu de temps, il y aura Léchiagat, le port, les Brisants et cette odeur d’iode et d’algues doucement en décomposition qui possède l’incomparable vertu de ne rien savoir des études de genre. Je referme ma tablette avec une certaine reconnaissance envers cette Sydney Sweeney dont je ne suis même pas certain d’avoir jamais vu une production.
Il est d’ailleurs fort probable qu’elle ne pense rien de tout ce que je viens d’écrire, et c’est peut-être ce qui rend son cas si savoureux. Son corps suffit à rappeler ce que des sociétés saturées de discours réussissent parfois à oublier : les sexes existent, le désir choisit, la beauté n’est pas démocratique, la transmission suppose des enfants et la vie ne demande pas notre autorisation pour obéir à ses antiques lois. Guillaume Faye aurait sans doute reconnu dans cette petite bataille de réclame l’un de ces retours de l’archaïque qu’il aimait tant discerner sous la croûte brillante de la modernité.
Aphrodite n’a jamais lu Judith Butler. Il suffit parfois d’une jolie fille en jean pour s’en apercevoir.
Balbino Katz
— chroniqueur des vents et des marées —
[email protected]
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle. Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.
9 réponses à “Sydney Sweeney ou la revanche d’Aphrodite”
Excellent commentaire!
Les idéalistes woke continueront de bâtir des châteaux de sable… en Espagne, comme on dit.
Je vous conseille, si vous n’avez jamais vu Sydney Sweeney à l’écran « La femme de ménage » tiré d’un polar de l’écrivaine à succès Freida McFadden, c’est franchement pas mal. Comme quoi on peut être belle et sexy et avoir d’autres talents.
Excellent article mais trop long à mon goût. Cette société est devenue totalitariste anti européenne. La meme publicité avec une jeune femme noire (pardon « black ») aurait attiré tous les éloges soyez en sûr !
« L’esthétique elle-même a fini par recevoir une coloration politique » écrivez-vous. Bien entendu! D’autant qu’il n’y a pas de politique qui ne sécrète sont style. L’architecture en est la marque absolue.
Alors oui, que la droite assume l’esthétique des pin-up des années 50 est une sacrée claque aux manifestes gauchistes et wokes qui tentent par tous les moyens d’imposer les standards miteux de population malheureuses. Sans parler du pied de nez à la burka et autres références esthétiques islamistes.
La coquette en sait plus sur le désir que tous les psychanalystes…
Après avoir lu ce bel article en deux ou trois fois en prenant mon déjeuner avec du miel comme dessert ( ok il était peut être un peu trop long), vous pouvez écouter si vous voulez la belle chanson des Queen : « Fat Bottommed girls »You make the world go round. Salud
Jadis on chantait Les filles de Léchiagat sont les plus dessalées…et bien d’autres chansons plus ou moins oubliées…Ô temps suspend ton vol!
C’est sympa ce point de vue uniquement masculin (article et commentaires)… On peut aussi envisager que ces images sont un peu salissantes et bien peu représentatives du sport féminin de haut niveau (vos filles font elles du sport et accepteriez vous vraiment qu’elles posent ainsi ?)
Perso, jamais vu Aphrodite posant avec des ballons de rugby, mais bon, si cela fait plaisir aux yeux des mâles alphas…