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Une rumeur, quelques heures et plusieurs quartiers plongés dans le désordre. Dans la nuit du lundi 7 au mardi 8 septembre, Chambéry a connu d’importantes violences urbaines après qu’un conducteur a été retrouvé grièvement blessé par balle à la tête à l’issue d’un contrôle de police. L’homme, âgé de 27 ans selon Franceinfo, est décédé mardi. Mais les premiers éléments de l’enquête écartent à ce stade l’hypothèse d’un tir policier.
La rumeur d’une « bavure » se propage
Vers 19 h 45 lundi, les policiers repèrent un véhicule à la conduite dangereuse dont le conducteur refuse d’obtempérer. Quelques minutes plus tard, ils découvrent celui-ci grièvement blessé à la tête.
Selon le procureur de Chambéry, Xavier Sicot, les vérifications effectuées sur les armes de service des fonctionnaires ont montré qu’elles n’avaient pas été utilisées : « aucune munition ne manquait », a-t-il indiqué dans un communiqué. Les constatations de police technique et scientifique n’ont par ailleurs relevé sur le véhicule aucun élément correspondant à des projectiles tirés depuis l’extérieur.
L’IGPN a été saisie et la piste d’un geste « auto-agressif ou accidentel » est notamment étudiée. Une autopsie doit permettre de déterminer plus précisément les causes du décès.
Ces éléments n’ont pourtant pas empêché la propagation, sur les réseaux sociaux, d’une rumeur imputant la blessure aux forces de l’ordre. Le procureur estime, « sous toute réserve », que les violences pourraient avoir été provoquées par cette rumeur. Dans les heures suivantes, selon les autorités, plusieurs dizaines d’individus ont commis incendies et dégradations au Biollay, dans les Hauts-de-Chambéry et à Cognin.
Services publics incendiés, habitants pénalisés
Le bilan matériel est considérable. Selon la municipalité, le centre social et d’animation du Biollay a été entièrement détruit par les flammes, alors qu’il avait été livré environ un an plus tôt après avoir déjà été touché lors des émeutes de 2023. L’agence de Cristal Habitat a été incendiée, une salle municipale fortement endommagée, un supermarché vandalisé et une tentative d’incendie a visé le bâtiment abritant la mairie de quartier des Hauts-de-Chambéry.
La Ville recense également six véhicules incendiés, près de 60 équipements de collecte des déchets dégradés et deux abribus vandalisés. Deux sections de la CRS 83 ont dû être appelées en renfort.
Même Thierry Repentin, maire divers gauche de Chambéry, ne mâche pas ses mots. Auprès d’AFPTV, il a lancé : « On dirait des jeunes décervelés qui n’imaginent pas la conséquence de leurs actes. » Mercredi matin sur ICI Pays de Savoie, il a également dénoncé le manque de moyens policiers, affirmant que seuls trois policiers nationaux étaient mobilisables lundi soir.
À Chambéry, la mécanique aura été brutale : une accusation contre la police s’est propagée sur les réseaux sociaux avant que des équipements utiles aux habitants eux-mêmes ne soient incendiés. Et, une fois les flammes éteintes, ce sont encore les habitants de ces quartiers qui devront vivre avec les services détruits et les coûteuses réparations.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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Une réponse à “Chambéry : après la rumeur d’une « bavure », une nuit d’émeutes et de destructions [Vidéo]”
Voila la réaction grandeur nature de cette population a-culturée , le demain de la France, qui ne s’exprime que par la violence et la suppression des moyens ( école, bibliothèque.. ) qui lui permettraient de s’élever et surtout de se civiliser. Ils sont manipulés et avoir le courage de dénoncer les manipulateurs serait une avancée considérable