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Deux ressortissants roumains ont été condamnés, mardi 16 juin, par le tribunal correctionnel de Laval, à trois ans et deux ans et demi de prison ferme pour une série de vols commis dans quinze cimetières de Mayenne et d’Ille-et-Vilaine. Une affaire dont les éléments connus renvoient d’abord à une logique de revente du bronze, mais qui intervient dans un climat plus large d’atteintes aux lieux de culte, aux sépultures et aux symboles chrétiens.
Quinze cimetières visés dans l’Ouest
Les deux hommes, âgés de 32 et 34 ans, étaient poursuivis pour « vols en réunion, accompagnés de dégradations et de violations de sépultures », selon le parquet de Laval. Déjà condamnés pour des faits similaires, ils ont finalement été condamnés à trois ans de prison ferme pour l’un et deux ans et demi pour l’autre. Le ministère public avait requis cinq et quatre ans de prison ferme, ainsi qu’une interdiction de séjourner sur le territoire français.
Les faits poursuivis ont été commis entre le 10 et le 16 avril 2026. Les deux prévenus ont reconnu avoir dérobé 84 statuettes et ornements funéraires en bronze dans six cimetières de Mayenne et neuf d’Ille-et-Vilaine. Les gendarmes avaient pu remonter leur trace grâce à leur téléphone, avant leur interpellation, le 5 mai, à leurs domiciles respectifs, l’un situé en Ille-et-Vilaine, l’autre en Loire-Atlantique.
Des familles frappées dans la mémoire de leurs morts
Le préjudice matériel a été estimé à l’audience à 27 000 euros. Le butin, lui, n’a pas été retrouvé : les objets funéraires auraient été écoulés pour environ 2 000 euros. Les deux condamnés devront également verser plus de 70 000 euros de dommages et intérêts aux victimes. Sur 60 victimes recensées, 49 s’étaient constituées parties civiles au procès.
Derrière ces chiffres, il y a surtout des familles atteintes dans ce qu’elles ont de plus précieux : la sépulture des leurs. Lors de l’audience de renvoi, le 7 mai, France Bleu / ICI Mayenne avait recueilli la colère d’une victime dont la famille avait perdu une statuette de la Vierge en bronze sur une tombe familiale : « Quelle honte ! Il faut une sanction forte. » Le vol d’un objet funéraire n’est jamais un simple larcin. Il touche au respect des morts, à la piété familiale et à la continuité de la mémoire.
Un contexte antichrétien qui ne peut plus être ignoré
Dans ce dossier précis, aucun élément rapporté publiquement ne permet d’identifier un mobile antichrétien. Les faits connus renvoient d’abord à des vols de bronze destinés à être revendus. Mais le choix des cibles (cimetières, sépultures, ornements religieux) s’inscrit dans un contexte national préoccupant.
Selon le ministère de l’Intérieur, 843 actes antichrétiens ont été recensés en France en 2025, en hausse de 9 % par rapport à 2024. Les atteintes aux biens représentent 87 % de ces faits. Le ministère précise toutefois que ces données chiffrées ne constituent pas une statistique institutionnelle, mais permettent d’établir une tendance générale.
Tous les faits ne relèvent pas du même mobile. Certains procèdent du vol de métaux, d’autres du vandalisme, d’autres encore d’une hostilité explicite envers le christianisme. Mais leur accumulation dit quelque chose de l’époque. Quand les tombes sont pillées, quand les croix sont brisées, quand les statuettes de la Vierge disparaissent des sépultures, c’est plus qu’un dommage matériel : c’est un signe d’abaissement civilisationnel. Une société qui ne protège plus ses morts finit toujours par fragiliser les vivants.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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3 réponses à “Mayenne, Ille-et-Vilaine : deux Roumains condamnés pour avoir pillé quinze cimetières”
Merci pour ce fait divers. Mais il aurait été honnête cependant d’énumérer tous les sacrilèges commis également par des français dans nos cimetières. Car il y en a bien davantage.
Et nos ados (français) délinquants qui font de même, visiblement ça ne dérange pas, vu qu’on en parle pas.
Dans un temps pas si lointain on appelait ces délinquants étrangers des voleurs de poules. Voler du cuivre et autres métaux est beaucoup plus lucratif.Certain de nos ados indigènes ,effectivement , pratiquent ce moyen de subsistance mais si on fait le ratio avec les étrangers ils sont loin derrière