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20/11/2013 – 08H00 Nantes (Breizh-info.com) – Combien sont-ils ? Environ 30 000 selon Belgacem Ben Saïd, imam de la mosquée Assalam de Nantes. Celle-ci est la plus récente et la plus active des trois « mosquées cathédrales » construites dans la cité des ducs de Bretagne durant la dernière mandature municipale de Jean-Marc Ayrault.
La première, la mosquée Arrahma gérée par l’association culturelle musulmane de Nantes nord, réputée proche du Maroc, est la plus discrète. Elle cherche actuellement à acquérir le terrain – actuellement loué par la Ville de Nantes – sur lequel elle est construite et à édifier un centre culturel. Pour ce faire, l’association qui la gère vient de lancer une souscription de 100 000 €. Une somme bien modeste pour un tel projet.
La seconde, dite « mosquée des Turcs », à la limite du quartier Bellevue, est une véritable enclave ottomane en terre bretonne. La visite de son site internet est édifiante à cet effet. L’association culturelle turque de Nantes a bénéficié en 2009 de la caution de la municipalité socialiste pour un emprunt s’élevant à 346 800 €.
Inaugurée il y a juste un an, la mosquée Assalam, dans un cadre verdoyant proche du quartier « sensible » de Malakoff, est, par sa capacité d’accueil, la véritable « grande mosquée de Nantes ». Sous un dôme d’une hauteur de 14 mètres, la luxueuse salle de prière peut accueillir jusqu’à 1200 fidèles. Marbres, bois précieux sont omniprésents. La couverture métallique change de couleur au gré de la luminosité. Le minaret haut de 17 mètres, habillé de lames de verre est équipé d’un écran plasma diffusant les informations religieuses.
Jouxtant la mosquée, le centre culturel Abdullah Al Darwish se veut ouvert aux non musulmans et « aider à construire un idéal citoyen ». Rien n’y manque pour diffuser la bonne parole : bibliothèque, salles de cours bénéficiant des technologies les plus modernes avec tableaux interactifs. Ce centre abrite les locaux de l’Institut Musulman de l’Ouest de la France qui veut diffuser « une pratique éclairée basée sur compréhension fondée de l’Islam ».
Tout cela a un coût : 6 millions d’euros ! L’association islamique de l’ouest de la France qui gère l’ensemble, prétend avoir organisé une grande collecte « dans les environs de Nantes, puis dans toute la France, puis en Europe jusqu’à Helsinki ». Las, la générosité des fidèles n’a pas suffi et l’AIOF a connu des moments financiers difficiles jusqu’à ce que se manifeste « un donateur du Quatar qui a décidé de nous aider à hauteur de 2 millions d’euros en mémoire de son père ». Selon l’imam, ce (très) généreux donateur « totalement indépendant des autorités de l’émirat » a contribué à près de 50 % du projet.
La municipalité Ayrault avait bien entendu tenu à verser son obole : 200 000 €, pas pour la mosquée – législation oblige – mais pour le financement du centre culturel. Une façon comme une autre pour le PS de s’accommoder avec la loi sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat.
Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2013, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.
3 réponses à “Musulmans de Nantes : des communautés dynamiques et très bien organisées”
On parle de nous…
La mosque des turcs, « véritable ENCLAVE ottomane » ? Breiz info me semble de plus en plus être un média orienté très très (trop) à droite.
bravo !