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09/01/2014 – 06h00 Doha (Breizh-info.com) – La Coupe du Monde 2022 au Qatar risque d’avoir une saveur très particulière : tout d’abord, elle se jouera dans un pays totalement inconnu du football de haut-niveau (hormis financièrement) et devrait vraisemblablement se dérouler entre décembre et janvier, afin de s’adapter à la météo locale. C’est Jérôme Valcke, le secrétaire général de la FIFA qui a fait cette annonce hier.
A 8 ans de l’évènement, de nombreuses critiques émanent du choix de ce pays pour l’organisation de la Coupe du Monde de football. A la tête de la FIFA, on reconnait ouvertement que le Qatar a été choisi pour des raisons avant tout politiques.
« La France et l’Allemagne, les pays qui commandent en Europe, ont fait pression pour organiser ce tournoi au Qatar » a affirmé Joseph Blatter le président de la FIFA.
Deux puissances européennes qui ont des intérêts économiques à la fois sur place (des grandes entreprises françaises y travaillent et des offres ont été négociées en vue de la prochaine Coupe du Monde) mais également à l’intérieur de leurs propres frontières, puisque le Qatar rachète quotidiennement des pans entiers de l’économie européenne, tordant ainsi le cou à l’image des pays musulmans où régnerait la pauvreté.
Deux puissances économiques qui sont visiblement prêtes à fermer les yeux sur des pratiques venues d’un autre âge, bien éloignées des droits de l’homme. Deux puissances qui acceptent également que certains de leurs ressortissants soient rackettés et séquestrés par les autorités locales.
A l’heure où récemment, des voix, y compris au sein du gouvernement français, se sont élevées pour dénoncer voir même appeler à boycotter les prochains JO de Sotchi en Russie, jugée politiquement incorrecte, aucune voix gouvernementale ne s’est encore élevée en France pour rappeler qu’au Qatar, les homosexuels ne pourront pas participer à la Coupe du Monde 2022, cette pratique sexuelle étant passible de 5 années d’emprisonnement et de 90 coups de fouets dans le nouvel allié du pays des Droits de l’homme.
Photo : DR
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