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05/04/2015 – 08H00 Édimbourg (Breizh-info.com) ‑ Le Scottish National Party (SNP) se trouve plus que jamais au centre du débat politique au Royaume-Uni. Il pourrait détenir la clé du futur gouvernement après les élections générales du 7 mai. D’après les sondages, les électeurs écossais s’apprêtent à balayer leur gros contingent de députés travaillistes au profit de nationalistes. Ce bouleversement électoral empêcherait à coup sûr le Labour de détenir une majorité au parlement de Westminster… sauf peut-être si le SNP acceptait de faire alliance avec lui. Le SNP, en substance, a répondu « peut-être ».
Mais peut-être que non, si l’on en juge par le scandale dont Nicola Sturgeon, Premier ministre écossais, est aujourd’hui la vedette involontaire, avec pour second personnage-clé Sylvie Bermann, ambassadeur de France, au Royaume-Uni. Ce qui est bien sûr une circonstance aggravante d’un point de vue britannique !
Le week-end de Pâques se présentait pourtant bien pour la patronne du SNP : elle s’était très bien sortie du grand débat télévisé qui l’a opposée jeudi aux principaux chefs de parti britanniques. Hélas, le Daily Telegraph a publié vendredi, puis samedi en texte intégral, un compte rendu d’une réunion tenue fin février dernier entre Nicola Sturgeon et Sylvie Bermann, qui accomplissait son premier voyage officiel en Écosse. Le Premier ministre écossais aurait « confessé qu’elle préférerait que David Cameron reste Premier ministre (et qu’elle ne considérait pas Ed Miliband [le leader travailliste] comme premier-ministrable) ».
« C’est 100 % faux », s’est empressée de tweeter Nicola Sturgeon, ce qui n’empêche pas les commentaires d’aller bon train dans la presse et sur le net. Une enquête ouverte au sein du gouvernement britannique permettra peut-être d’en savoir plus sur l’origine de la fuite. Il est certain que l’affaire n’arrangera pas les relations entre les Nationalistes et les Travaillistes, furieux de voir leur base électorale écossaise se réduire à grande vitesse.
Crédit photo : [cc] CC BY 2.0 Gouvernement écossais via Wikipedia
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