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Un sondage exclusif publié par le Telegraph ce 15 avril 2026 vient rebattre les cartes de la politique britannique : le Parti national écossais (SNP) de John Swinney serait en passe de remporter une majorité absolue au Parlement d’Holyrood lors des élections législatives du 7 mai prochain. Selon cette enquête réalisée par le cabinet JL Partners via la méthode MRP — considérée comme le leader de la prédiction électorale —, le SNP obtiendrait 67 sièges, soit suffisamment pour gouverner seul et, surtout, pour réclamer l’organisation d’un second référendum sur l’indépendance écossaise.
2028, l’année de tous les dangers pour l’Union ?
John Swinney ne cache pas ses ambitions. Lors d’un débat télévisé cette semaine, le Premier ministre écossais a jugé « parfaitement concevable » qu’un référendum puisse se tenir dès 2028. Il invoque le précédent de 2011 : cette année-là, la majorité SNP à Holyrood avait conduit David Cameron à autoriser le vote de 2014, qui s’était soldé par un maintien de l’Écosse dans le Royaume-Uni à 55 %.
Mais Londres n’entend pas rejouer ce scénario. Le ministre de la Santé Wes Streeting a fermé la porte sans ambiguïté : il n’existe « absolument aucune circonstance » dans laquelle Keir Starmer autoriserait un second vote. L’argument avancé est celui du mandat démocratique de la victoire travailliste aux élections générales de 2024, lors desquelles Labour avait remporté 37 des 57 circonscriptions écossaises à Westminster.
Le bras de fer s’annonce donc frontal entre Holyrood et Downing Street.
Effondrement des partis traditionnels, percée de Reform
Au-delà de la question indépendantiste, le sondage documente un séisme électoral dans les partis unionistes. Le Labour écossais d’Anas Sarwar ne remporterait que 19 sièges — son pire résultat depuis la création du Parlement écossais en 1999. Les Conservateurs écossais s’effondreraient à 10 sièges, perdant 18 élus par rapport à la législature actuelle, sans conquérir la moindre circonscription — tous leurs MSPs arriveraient via les listes régionales.
La grande surprise vient de Reform UK, le parti de Nigel Farage, qui s’installerait à 17 sièges dont trois circonscriptions dans le nord-est, l’ouest et le sud du pays. La formation populiste, jusqu’ici quasi absente de la politique écossaise, s’imposerait comme deuxième ou troisième force selon les configurations, au coude-à-coude avec les travaillistes.
Le Royaume désuni
Ce sondage s’inscrit dans une série plus large baptisée Divided Britain — « La Grande-Bretagne divisée » — publiée par le Telegraph, qui couvre simultanément l’Angleterre et le Pays de Galles. Le tableau qui en ressort est celui d’un Royaume-Uni fracturé sur tous ses axes.
En Angleterre, Labour perdrait le contrôle de dizaines de conseils municipaux, dont des bastions ouvriers tenus depuis les années 1970. Reform pourrait prendre la tête de jusqu’à 69 conseils locaux. Au Pays de Galles, parti travailliste dominant sans interruption depuis plus d’un siècle, Labour serait repoussé en troisième position derrière Plaid Cymru — le parti nationaliste gallois — et Reform. Une première historique depuis la création du Senedd en 1999.
Pour les lecteurs bretons, ce tableau n’est pas sans résonance. L’Écosse, petite nation de cinq millions d’habitants, maintient depuis trente ans une aspiration à la souveraineté qui résiste aux alternances, aux crises et aux défaites référendaires. Elle le fait dans un cadre institutionnel reconnu, avec un parlement propre, des élections régulières et un débat démocratique structuré.
Pendant ce temps, la question des autonomies régionales en France reste tabou constitutionnel. La comparaison n’est pas flatteuse pour Paris.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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2 réponses à “Écosse : le SNP vers une majorité, l’indépendance de retour sur la table”
Il est consternant que John Swinney, leader du SNP, reste explicitement favorable à l’immigration. Il avance des raisons économiques, mais est-ce vraiment une excuse ? Reform a obtenu 26% des voix dans une élection partielle écossaise voici quelques mois. Si Swinney préférait l’identité à l’économie (ou à une certaine vision de l’économie…), il est probable que les perspectives du SNP seraient encore plus brillantes.
comparer la Bretagne à l’Ecosse est quand même comme comparer un chihuahua avec un doberman