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27/08/2015 – 10h00 Nantes (Breizh-info.com) – Francois de Rugy a donc choisi. Le député nantais, qui publie Ecologie ou gauchisme, il faut choisir, annonce dans Le Monde qu’il quitte EELV. Favorable à l’alliance avec le PS, il s’interroge sur l’avenir de l’écologie politique. Et sur le sien.
« Je quitte Europe Ecologie-Les Verts car pour moi EELV, c’est fini. Le cycle ouvert par Daniel Cohn-Bendit en 2008 est arrivé à son terme. Aujourd’hui, on n’arrive plus à avoir les débats, ni de fond ni stratégiques, au sein d’un parti qui s’enfonce dans une dérive gauchiste », annonce celui qui copréside le groupe écologiste à l’Assemblée nationale. Précisant qu’il ne rejoindra pas un autre parti et qu’il n’a pas l’intention d’en créer un, François de Rugy précise qu’il souhaite rester au sein du groupe EELV.
Selon lui EELV est en train de se marginaliser « à vitesse grand V », car son discours devient de plus en plus inaudible. « Réciter le prêchi-prêcha des apparatchiks Verts et défendre des positions systématiquement protestataires, affirme-t-il, tout cela va achever d’éloigner les électeurs écologistes qui aimaient l’esprit d’ouverture de Dany.[Cohn-Bendit, ndlr] ».
Pessimiste pour les futures régionales, « tout est en train de se mettre en place pour qu’il y ait un processus d’auto-élimination collectif de chaque composante de la majorité de 2012 », l’élu de Loire-Atlantique remarque que dans de nombreuses régions, le Front national risque d’arriver en tête. Dans ce contexte, les écologistes « risquent d’être la dernière roue du carrosse ». Les projets d’alliance avec le Front de gauche ? « C’est le pompon, dans la mesure où ce dernier est le courant politique français le plus centralisateur et jacobin, quand les écologistes sont décentralisateurs et régionalistes. »
Interrogé sur 2017, François de Rugy constate que le FN a une très forte dynamique électorale et que la droite s’organise pour préparer l’alternance en 2017. Face à cette perspective, il affirme que la gauche et les écologistes doivent se mobiliser et qu’une primaire est « incontournable ». Estimant que la candidature de François Hollande n’est pas évidente aujourd’hui, et que s’il devait être candidat « le rassemblement derrière lui ne va pas de soi », l’élu nantais entend concourir à la primaire : « Je m’y prépare et j’affirme cette volonté d’y représenter les écologistes réformistes. » L’espoir fait vivre.
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