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17/01/2016 – 11H00 France (Breizh-info.com) – Le 158ème numéro de la revue Éléments est sorti. Dans chaque numéro, celle-ci offre un riche panorama de l’actualité des idées, de la littérature, du cinéma et des sciences, ainsi que des articles de fond sur les grands débats qui agitent le monde actuel. De la géopolitique à la biologie, des doctrines politiques aux grands faits de société, Éléments propose une alternative à la pensée unique et à la désinformation. C’est aussi une revue ouverte à tous ceux qui réfléchissent aux conditions d’une renaissance de la civilisation européenne à l’ère de la mondialisation.
Extraits de l’éditorial d’Alain de Benoist
Le passé et l’avenir sont donc des dimensions du présent, et non pas des réalités séparées : exister dans le présent, c’est exister en référence à un passé comme à un avenir. L’homme est un être qui a constamment besoin d’interpréter son existence, et donc aussi ce qu’il perçoit comme passé et ce qu’il perçoit comme avenir. C’est bien pour cela que la disparition de l’histoire doit être considérée comme une mutilation de l’existence. Elle dépouille le présent de ses dimensions de passé et d’avenir, et le ramène à un « présentisme » qui se limite à une succession d’instants immédiats que l’on ne peut plus rattacher à rien ni en amont ni en aval et qui, dès lors, perdent toute signification. Le présent réduit à lui-même n’a plus de sens.(…)
Une communauté historique, c’est-à-dire une communauté durable, ne constitue pas une association de volontés individuelles, mais réside dans un être-ensemble permettant à une culture ou à un peuple de se métamorphoser constamment tout en restant lui-même. C’est ce que voulait dire Schopenhauer, pour qui la devise générale de l’histoire était : eadem, sed aliter (« la même chose, mais autrement »). C’est ainsi qu’un peuple peut se doter d’un destin pourvu de sens sur la base d’une résolution anticipante (Entschlossenheit) reprenant les possibilités délivrées par sa tradition. Se doter d’un destin, c’est accepter en héritage certaines possibilités plutôt que d’autres. L’histoire, c’est aussi la conscience qu’un peuple prend de lui-même.(…)
De nombreuses philosophies de l’histoire estiment que celle-ci se déroule selon un plan nécessaire, déterminé de l’extérieur par un principe transcendant ou résultant d’une logique interne immanente. Cette croyance en une fatalité historique – le sens de l’histoire – a pu être défendue aussi bien par les partisans de la théorie des cycles que par les tenants de l’histoire linéaire (la philosophie du progrès). Les premiers soutiennent que l’histoire est prévisible parce qu’elle se répète selon les mêmes schémas ; les seconds qu’elle est prévisible car elle va nécessairement dans une direction que l’on connaît déjà, en sorte qu’on peut prévoir son point d’aboutissement. Toutes ces doctrines se heurtent à la même objection : comment déterminer, autrement que par un acte de foi, le « sens » de l’histoire alors que celle-ci est toujours en train de se faire ? L’avenir n’est écrit nulle part.
En 1992, Francis Fukuyama avait annoncé la fin de l’histoire, croyant arrivé le moment où la vieille aspiration à l’arrêt du devenir allait pouvoir devenir réalité. Les faits l’ont rapidement démenti. L’histoire ne cesse de faire retour aujourd’hui. Mais elle le fait encore de manière brouillonne. Les lignes de force de l’avenir se laissent à peine entrevoir, et pourtant elles s’annoncent face à la possibilité du chaos. Rien ne ressemble plus à un crépuscule qu’une aurore qui se lève. Faisons confiance aux veilleurs pour en repérer la lueur.
Au sommaire du N°158 d’Eléments
• L’entretien : Jacques Sapir interpelle Jean-Luc Mélenchon
• Pierre Manent : « La France au défi de l’islam »
• Jean Clair, de l’Académie française : « L’art contemporain, une extraordinaire invention financière »
• Édouard Limonov : retrouvailles avec le vieux pirate
• Le retour de la puissance russe
• François Hollande s’en va-t-en guerre
• État d’urgence : la revanche de Carl Schmitt
• Magazines féminins : pourquoi prennent-ils les femmes pour des connes ?
• Philosophie : une œuvre d’art a-t-elle toujours un sens ?
• La théologie de la provocation de Gérard Conio,
• Littérature de l’imaginaire : Serge Brussolo, etc.
Dossier : l’avenir n’est écrit nulle part
• Démondialisation : la fin de « la fin de l’histoire »
• Les grandes migrations ne détruisent que les cités mortes
• Démographie : la bombe P n’est pas désamorcée
• Le sombre avenir californien de l’Europe
Photo : DR
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Une réponse à “Éléments n°158 : « L’avenir n’est écrit nulle part »”
Le Créateur, le Rédempteur règne victorieux Il a vaincu le péché, le prince de ce monde et la mort, il règne à la droite de Dieu. Il règne sur les sociétés, soit par ses bienfaits pour ceux qui le reconnaisse, soit par ses châtiments pour ceux qui le refusent, nous sommes dans cette phase. La France a officiellement apostasié en 1958, elle va être châtiée par l’invasion des barbares, elle se couvre déjà de minarets et nombreux sont les dhimmis complices.