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07/07/2017 – 07h00 Notre-Dame-des-Landes (Breizh-Info.com) – Samedi 8 et dimanche 9 juillet se tiendra un rassemblement estival à Notre-Dame-des-Landes intitulé « de nos terres à la terre ». Un rassemblement dans une perspective de luttes et de fêtes, afin de maintenir la mobilisation contre le projet d’aéroport de Notre-dame-des-Landes.
Un projet qui – malgré le « Oui » qui est sorti du référendum officiel organisé en Loire-Atlantique semble battre de l’aile, le nouveau gouvernement se retrouvant placé devant ses contradictions (il contient des pro et des anti aéroports) et surtout, devant sa volonté de ne pas se rajouter un dossier sensible de plus (la liste est déjà longue entre l’immigration massive, la sécurité, la politique sociale ….).
Toutefois, les organisateurs du rassemblement de ce week-end ne seraient-t-ils pas en train de transformer une lutte particulière – le refus, pour des raisons économiques, écologiques, et même identitaires , de voir un aéroport de cette grandeur s’implanter en Bretagne – en « convergence de luttes collectives », sous l’influence de la gauche et de l’extrême gauche ?
C’est en tout cas l’impression que donne la lecture du programme complet des festivités, ainsi que des organisateurs. Ainsi, Philippe de Villiers, qui réclame un nouveau référendum étendu, ne sera-t-il pas le bienvenue sur la ZAD, idéologiquement orientée. Hormis des associations proches de la gauche et de l’extrême gauche, difficile d’y trouver autre chose, et cela amène même des « unions » assez diverses, puisque les indépendantistes d’extrême gauche de Breizhistance se retrouve unis avec Ecologie solidarité « Pays de la Loire ».

Mais c’est du côté du programme qu’il faut se tourner pour bien comprendre les tentatives de manipulation idéologique des opposants à Notre-Dame-des-Landes :
Ainsi, entre deux ateliers consacrés effectivement à l’aéroport, à ses enjeux, à ses conséquences, et aux alternatives, on retrouvera un atelier consacré aux « migrations dans le monde » puis un autre sur « les migrations en France, mythes et réalités », tous deux « objectivement » animés par le MRAP et par ATTAC : s’opposer à un aéroport tout en faisant la promotion de l’immigration, joli paradoxe ! Le dimanche, on y évoquera , en présence de comités locaux, le « soutien citoyen aux migrants »
Un autre évoquera les « nations sans Etat », et l’émancipation des peuples, avec des intervenants kurdes, basques, catalans, andalous…mais pas breton. C’est en réalité toute la grille d’analyse sociétale chère à la gauche et à l’extrême gauche dont le tapis rouge sera déroulé à l’occasion de ces deux journées, où l’on retrouvera également une intervention sur le pacifisme, l’écologie et le féminisme. Une autre encore sur les violences policières et l’antiracisme politique ou interviendra notamment un membre du collectif Justice et vérité pour Babacar Gueye – dont on cherche encore le rapport avec NDDL…
Le dimanche, des interventions évoqueront le « droit au logement pour tous » avec le DAL ou encore la « casse du code du Travail ».
Bref, deux journées qui pourront sans aucun doute transformer un opposant à Notre-Dame-des-Landes en militant féministe, antiraciste, antiflic, pro migrants….mais qui à contrario, risquent de ne pas susciter beaucoup de nouvelles vocations contre le projet d’aéroport ,tant le sectarisme politique y est de rigueur !
Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine
4 réponses à “Notre-Dame-des-Landes (NDDL) : deux journées de lutte très confuses”
Déçu de voir que Breizh-info reprend les éléments de langage des partisans de l’aéroport. Non, la Loire-Atlantique n’a pas voté l’an dernier dans le cadre d’un « référendum ». Le vote était une « consultation » (si vous ne me croyez pas, relisez l’ordonnance de Manuel Valls). Cela change tout : un référendum vise à arrêter une décision, une consultation sert à donner un avis. L’avis a été donné, le gouvernement de l’époque ne l’a pas suivi, c’est tout.
Et d’ailleurs non, ce n’est pas tout. Tant que rien n’est fait, les citoyens ont la liberté de changer d’avis. En juin 2016, au moment du vote sur l’aéroport, il est bien probable que la majorité des habitants de Loire-Atlantique n’avaient aucun avis sur Emmanuel Macron. Onze mois plus tard, ils l’ont élu largement. Alors, les 55 % de juin 2016 en faveur de l’aéroport, que valent-ils en juillet 2017, alors que les mêmes électeurs viennent de voter massivement contre les partis qui faisaient campagne pour l’aéroport (PS, LR) ? De grâce, cessez de parler de ce « référendum » qui n’en a jamais été un et qui ne signifie plus rien au jour d’aujourd’hui.
Pourquoi suis-je censuré ? Je n’ai pourtant rien dit de désobligeant , et l’analyse proposée n’a jamais été abordée depuis 1960 . Merci de la rétablir .
La question du nombre délirant d’aéroports en France a été très souvent pensée dans le cadre NDDL.
Sinon, c’est quoi la Ligérie ?
Regardez dans les dictionnaires, un Ligérien est un habitant du département de la Loire, en terme administratif. Ou de la vallée de la Loire, en terme géographique.
La Loire est d’abord une frontière.
Il y a des pays qui se sont créer autour des bassins hydrographiques qui se jettent dans la Loire mais peuvent être très différents.
Ainsi, Maine et Anjou forment une cohérence territoriale avec la Mayenne, la Sarthe donnant le Maine dont les berges ont été choisi par les Angevins, non pas celles de la Loire.
Dans le Nantais, c’est un estuaire : les marées se font sentir jusqu’à Ancenis. Ce qui veut dire qu’à partir d’Ancenis, la vallée n’est plus: il est donc impossible d’y trouver des Ligériens.
Le terme Ligérie ne veut donc rien dire, il est important de ne pas l’utiliser. Et pour « Ligérien », donc, il peut dans les deux cadres suscitée, seulement.
C’est le bordel dans votre tête…