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18/09/2017 – 06h00 Paimpol (Breizh-Info.com) – L’ensemble des contrats aidés de la Bretagne – Loire-Atlantique compris – sont maintenus pour Diwan suite à une vague de protestations déclenchés avant et durant la rentrée scolaire de septembre 2017. L’Union Démocratique Bretonne UDB (régionalistes de gauche) propose un statut public régional désormais pour les écoles bilingues.
Concrètement, l’an passé 4.272 élèves étaient scolarisés au sein du réseau Diwan, soit quarante-deux écoles, dix collèges et un lycée. Dans ces établissements, 200 personnes (dont 137 contrats aidés) étaient employés, en garderie, cantine, ou encore Atsem. Cela signifie que l’Etat prend en charge pour un an, renouvelable une fois, 60 à 70% du salaire global de l’employé (rarement plus élevé que le SMIC dans ce domaine).
L’Union démocratique bretonne propose que ce soit désormais la région Bretagne qui gère, via une délégation de service public, ces contrats : « Si le soulagement domine aujourd’hui pour Diwan, chacun sait que le recours aux emplois aidés n’est pas une solution durable. La question du statut de Diwan doit être reposée, à la lumière des déclarations de Loïc Chesnais-Girard, président du conseil régional de Bretagne, qui a affirmé à juste titre que Diwan remplissait une mission de service public. Johanna Roland, maire de Nantes, a de son côté affirmé que le projet de transmission de la langue bretonne porté par Diwan constitue un atout pour le territoire. Il est impossible de citer ici toutes les réactions d’élus reconnaissant la mission d’intérêt général du réseau Diwan. Et en effet le réseau d’écoles immersives en breton est un pilier de l’effort de sauvetage et de réappropriation de la langue bretonne.» écrivent les membres de l’UDB.
Et d’expliquer la forme de cette mission régionale de service public « elle doit être reconnue à travers un statut qui garantira aux réseaux des moyens financiers à la hauteur de son attractivité et de son dynamisme. Afin de prendre en compte les spécificités de Diwan, de respecter voir d’élargir son autonomie de fonctionnement et son autonomie pédagogique, l’Union démocratique bretonne souhaite que soit débattue la question d’un statut public régional : le conseil régional de Bretagne se verrait confier la responsabilité du développement de l’enseignement immersif en breton, sur un territoire incluant la Loire-Atlantique, et contractualiserait avec Diwan en lui apportant les moyens nécessaires. La région recevrait pour ce faire une dotation d’Etat fléchée en euro par enfant scolarisé dans la filière immersive, proportionnelle au budget moyen par élève de l’Education nationale.».
Là où certains n’y verront qu’un simple transfert financier, d’autres y voient la possibilité d’une ouverture vers l’autonomie éducative de la Bretagne. A condition de ne pas être dépendant financièrement, encore et toujours de Paris.
Crédit photo : DR
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