Une sénatrice (LR) veut contrôler et surveiller Snapchat

Publicité

16/01/2018 – 08h20 Paris (Breizh-info.com) –La sénatrice Frédérique Puissat, membre des Républicains, veut que la loi française permette désormais de contrôler Snapchat (réseau social) en gardant la trace des messages effacés et en mettant sur écoute les personnes suspectées d’être impliquées dans des violences urbaines, durant la durée de celles-ci.

Le 28 décembre dernier, sa question écrite adressée au ministre de l’Intérieur a en effet été publiée au JO (Journal Officiel), question que voici ci-dessous :

« Mme Frédérique Puissat attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’Intérieur sur la question de la surveillance des communications entre individus à l’origine de violences urbaines utilisant en particulier l’application mobile Snapchat. En effet, l’analyse d’actes de violences urbaines tels qu’ils se sont déroulés notamment à Vienne, dans l’Isère, dans la nuit du 21 novembre 2017 à la suite du décès tragique d’un jeune viennois happé par un train alors qu’il prenait la fuite consécutivement à un contrôle de police, montre une véritable coordination entre les casseurs des différents quartiers.

En effet, lorsque les autorités arrivaient dans un des quartiers touchés par les violences, des incidents démarraient instantanément dans un autre, attestant que cette coordination serait le résultat d’une communication active entre les différents groupes via l’application mobile Snapchat dont les messages sont automatiquement effacés dès qu’ils sont lus. L’appareil législatif actuel ne permet cependant pas la mise sous écoute des personnes responsables quand bien même elles sont fortement suspectées par les autorités.

Publicité

Aussi, il semble nécessaire aujourd’hui de faire évoluer la législation afin d’une part que les réseaux sociaux soient dans l’obligation de conserver une trace des communications émises et que celles-ci puissent être récupérées par les autorités judiciaires dans le cadre de leur enquête et d’autre part que le parquet soit autorisé à prononcer la mise sous écoute des personnes suspectées d’être impliquées dans les violences urbaines pendant toute la durée de celles-ci. Aussi, elle lui demande si de telles mesures qui semblent indispensables pour remédier aux violences urbaines et arrêter leurs auteurs, sont de nature à être envisagées par le Gouvernement. »

Cette question du contrôle de Snapchat intervient alors que dans le même temps, une cinquantaine de jeunes filles, âgées de 13 à 16 ans et résidant dans l’agglomération de Strasbourg, sont victimes depuis le début d’année d’une campagne malveillante sur le réseau social .

La ministre de la Justice a par ailleurs proposé mercredi 13 décembre 2017 d’imposer une autorisation parentale aux mineurs de moins de 16 ans qui veulent s’inscrire sur un réseau social.

Les applications chiffrées (comme Télégram ou What’s app) ainsi que celles comme Snapchat qui permettent un effacement instantané des messages sont la hantise, notamment des forces de l’ordre – qui ne parviennent pas, pour le moment, à totalement avoir la main dessus en matière de surveillance, même si l’exemple de la jeune islamiste projetant de commettre un attentat à Rennes et démasquée sur Telegram montre que ces réseaux contiennent aussi des failles de sécurité.

Nombre d’utilisateurs actifs des réseaux sociaux en France et dans le monde en 2018 :

  • Facebook : 2,1 milliards d’utilisateurs actifs dans le monde (Facebook 01/11/17), dont 33 millions d’utilisateurs actifs en France (Facebook 17/06/17)
  • YouTube : 1,5 milliard d’utilisateurs actifs dans le monde (YouTube 22/06/17), dont 30,1 millions de visiteurs uniques* en France (Médiamétrie 30/10/17)
  • Instagram : 800 millions d’utilisateurs actifs dans le monde (CNBC 26/04/17), dont 16,4 millions de visiteurs uniques en France* (Médiamétrie (30/10/17)
  • Twitter : 330 millions d’utilisateurs actifs dans le monde (Twitter 26/10/17), dont 15,6 millions de visiteurs uniques en France* (Médiamétrie 30/10/17)
  • WhatsApp : 1,3 milliard d’utilisateurs actifs dans le monde (WhatsApp 28/07/17), dont 13,4 millions de visiteurs uniques en France* (Médiamétrie 30/10/17)
  • Snapchat : 178 millions d’utilisateurs actifs dans le monde (Snapchat 08/11/17), dont 12,2 millions de visiteurs uniques en France* (Médiamétrie 30/10/17)
  • LinkedIn : 106 millions d’utilisateurs actifs dans le monde (LinkedIn 27/10/16), dont 10,7 millions de visiteurs uniques en France* (Médiamétrie 30/10/17)
  • Pinterest : 200 millions d’utilisateurs actifs dans le monde (Pinterest 14/09/17), dont 3,8 millions de visiteurs uniques en France* (Médiamétrie 02/06/17)

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2018, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

Publicité
Cet article vous a plu, intrigué, ou révolté ?

PARTAGEZ L'ARTICLE POUR SOUTENIR BREIZH INFO

Une réponse à “Une sénatrice (LR) veut contrôler et surveiller Snapchat”

  1. Jean Jacques chollez dit :

    Ne pas oublier que censure est consubstantielle à république…et ce,depuis le début…il suffit de constater l’epaisseur Du code pénal…il faut bien que l’electeur croit que son député bosse à fond pour le bien commun..ils agissent sur la liberté avec une lime…par petites passes insignifiantes,la pièce diminue,diminue et nous n’y voyons rien à redire…ce n’est perceptible qu’à la condition de regarder la décade précédente

Publicité

LES DERNIERS ARTICLES

Sociétal

Affaire Cottineau : l’ancien candidat LFI mis en examen pour viols et actes de barbarie sur mineurs hospitalisé après une tentative de suicide en détention

Pédocriminalité, Société

Un pédophile condamné est promu par le rectorat et devient référent EVAR [vidéo]

International

Pétrole à plus de 100 dollars : de Djakarta à Lisbonne, la colère de la rue s’étend

Culture & Patrimoine, Patrimoine

Archéologie. À Corent, les Gaulois battaient monnaie d’or : découverte du plus grand atelier monétaire du monde antique ?

Local, NANTES, Religion, Société

Les nominations du diocèse de Nantes

edf

E brezhoneg, Social, Société

Labourien EDF o deus graet an harz-labour evit difenn un dreistwir

Patrimoine

Journées du patrimoine : Tiez Breiz met les phares bretons à l’honneur à Lézardrieux

International

Ceuta : le Parlement européen qualifie l’entrée massive de juillet d’« invasion » et de « guerre hybride », double camouflet pour Pedro Sánchez

Afrique du Sud

International

Afrikaners discriminés : Washington ferme sa porte aux responsables sud-africains

DINARD, Local

Pleurtuit. Après la polémique sur le marché de Noël débaptisé, la maire évoque des menaces, l’opposition condamne mais maintient sa demande

ARTICLES EN LIEN OU SIMILAIRES

Politique

Réseaux sociaux interdits aux moins de 15 ans : Macron s’obstine malgré la censure du Conseil constitutionnel

Découvrir l'article

Social, Sociétal

Solitude. Les jeunes urbains se sentent 2 fois plus seuls que les sexagénaires, la campagne mieux lotie que la ville

Découvrir l'article

A La Une, International

Martin Reichardt [interview], président de l’AfD de Saxe-Anhalt : « Les réseaux sociaux sont pour nous ce que l’imprimerie a été pour Martin Luther. »

Découvrir l'article

A La Une, Santé

Ozempic : 10 millions de Français prêts à l’injection, et 4 millions à se passer d’ordonnance

Découvrir l'article

Sociétal

De la série télévisée au Sénat de Californie : anatomie d’une bulle

Découvrir l'article

Sociétal

La double tenaille

Découvrir l'article

Sciences, Sociétal

Après le lecteur, l’homme qui interroge la machine : sommes-nous en train de changer de manière de penser ?

Découvrir l'article

Sociétal

Avant 2027, une étude rappelle les limites réelles des campagnes d’influence étrangères

Découvrir l'article

International

La « majorité épuisée » : l’Amérique que les médias ne montrent pas

Découvrir l'article

Sociétal

Réseaux sociaux interdits aux moins de 15 ans : c’est l’identité de tous les Français qui sera contrôlée. Qu’en pensent-ils ? [Vidéo]

Découvrir l'article

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur Breizh Info. Si vous continuez à utiliser le site, nous supposerons que vous êtes d'accord.