Pour la troisième fois de son histoire après 1998 et 2006, l’équipe de France de football s’est qualifiée pour la finale de la Coupe du Monde, mardi, en battant la Belgique 1-0 grâce à un but du Franco-Camerounais Samuel Umtiti.

C’est bien sûr à Lille, dans les Flandres, que la pression était à son paroxysme !

De jeunes « Bleus » contre d’expérimentés « diables rouges », c’était l’affiche inédite de la demi-finale de la Coupe du Monde de football disputée mardi soir à Saint-Pétersbourg et remportée 1 but à 0 par les hommes de Didier Deschamps.

Le sélectionneur français, déjà vainqueur de la compétition en 1998 en tant que joueur, puis finaliste de l’Euro 2016, avait aligné un onze classique. Peu rassurante en huitièmes de finales contre l’Argentine, bien plus en quart face à l’Uruguay, la défense tricolore a à nouveau fait la différence…y compris en attaque ! C’est en effet le défenseur central franco-camerounais du FC Barcelone Samuel Umtiti qui a signé le seul but du match de la tête sur corner en début de seconde période (51ème minute).

Umtiti était jusque-là le maillon faible de l’arrière garde française, une arrière garde contrôlée par Raphaël Varane, vainqueur de tous ses duels et ayant découragé l’attaquant belgo-congolais Romelu Lukaku, pourtant auteur de 5 buts dans ce Mondial 2018.

L’autre homme du match n’est autre qu’Hugo Lloris, le gardien français ayant comme lors du tour précédent réalisé une parade extraordinaire, cette fois-ci sur une frappe d’Alderweireld dès la 22ème minute.

Dans un match tendu mais pas fermé, où les deux équipes ont eu de nombreuses occasions, l’équipe de France a donc tenu jusqu’au bout et assuré sa présence en finale pour le plus grand plaisir d’Emmanuel Macron, présent dans les tribunes. Les enjeux ne sont pas que sportifs pour le président de la république puisque depuis 1970, les pays vainqueurs d’une coupe du monde voient en moyenne leur croissance augmenter de 0,7% , tandis que celle du finaliste malheureux baisse de 0,3%.

Des chiffres dont les supporters français se moquent, ils furent, comme lors des heures glorieuses de leur sélection, des dizaines de milliers à envahir les Champs Elysées dès le coup de sifflet final, une euphorie vécue partout en France.

Hélas, comme l’ont signalé nos confrères de Paris Vox via Facebook, ces moments ont été perturbés par des dégradations de biens publics et incendies de voitures.

Des incidents ont éclaté à Paris après le match France-Belgique

En finale, l’équipe de France affrontera la Croatie, vainqueur de l’Angleterre mercredi soir.

Dans cette deuxième demi-finale, ce sont pourtant les Anglais qui ont ouvert le score dès la 5ème minute sur une merveille de coup franc de Kieran Trippier.

Empruntés physiquement après avoir dû passer par les prolongations et les tirs aux buts lors des deux rencontres précédentes, les coéquipiers de Luka Modric furent longtemps impuissants, mais l’égalisation d’une belle reprise de Ivan Perisic, à la 68ème minute, a complètement renversé la tendance.

A partir de ce moment là, les Three Lions n’ont plus vu le ballon et furent même heureux de décrocher les prolongations. Pour la troisième fois consécutive, la Croatie allait ainsi devoir jouer trente minutes supplémentaires, ce qui équivaut tout simplement à un match de plus dans les jambes !

Comme lors de la plupart des grands rendez-vous, un héros apparaît, ce ne fut pas l’Anglais Harry Kane, transparent, mais l’attaquant croate Mario Mandzukic, qui malgré la fatigue et les nombreux replis défensifs, fut présent à la 109ème minute pour récupérer miraculeusement un ballon dans la surface adverse et le glisser dans les filets de Pickford, pourtant l’une des révélations de ce Mondial 2018.

L’Angleterre, réduite à dix après la blessure du buteur Trippier, ne pourra pas revenir au score et c’est bel et bien le pays petit des Balkans qui obtient sa qualification pour la première finale de Coupe du Monde de son histoire. Une qualification méritée et appréciable pour une sélection ayant toujours proposé du jeu.

Si l’équipe de France est vue par beaucoup comme favorite et imagine déjà une deuxième étoile brodée sur son maillot, elle devra toutefois se défaire en finale d’une équipe expérimentée, dotée d’un maître à jouer de top niveau et possible futur ballon d’or en la personne de Luka Modric, et qui plus est très revancharde de 1998. Il y a 20 ans, Suker et les siens avaient bien failli priver les Bleus d’une finale à domicile mais avaient dû s’incliner 2 buts à 1. Un revers qui fut long à accepter… La Croatie tentera cette fois de battre la France pour obtenir la récompense suprême du football.

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