La chapelle Sainte-Anne de Trégastel, sur la Côte de Granit Rose, a été gravement endommagée par un incendie le vendredi 12 juin. Les flammes ont gagné la toiture de cet édifice du XVIIe siècle, construit vers 1635 et profondément lié à l’histoire religieuse locale. Selon les éléments rapportés par la presse locale, près des trois quarts de la couverture ont été détruits et une partie de la charpente s’est effondrée.
L’émotion a été d’autant plus forte que la chapelle était déjà fragilisée. Fermée au public depuis mars 2026 pour des raisons de sécurité, elle faisait l’objet d’un projet de restauration porté par la Ville de Trégastel avec le soutien de la Fondation du patrimoine. Une collecte venait d’être lancée. Depuis l’incendie, cette mobilisation est devenue une urgence : sécuriser l’édifice, restaurer la charpente et reconstruire la couverture.
Le patrimoine religieux profondément blessé
La chapelle Sainte-Anne des Rochers n’est pas un bâtiment quelconque. Édifiée dans un lieu de présence spirituelle ancienne, elle a traversé les bouleversements de la Révolution avant d’être agrandie au XXe siècle. Sainte Anne, patronne de la Bretagne, donne à ce sanctuaire une résonance particulière dans une région où le patrimoine chrétien demeure un marqueur profond de l’identité locale.
Au lendemain du sinistre, le maire de Trégastel, Annie Macé, a évoqué dans Ouest-France « une grande tristesse collective ». Elle a aussi estimé que, par cet incendie, « le symbole et le cœur de la commune » étaient touchés. Cette émotion populaire dit bien ce que sont ces chapelles bretonnes : non de simples éléments de décor, mais des lieux de mémoire, de prières, de mariages et de transmission familiale.
La reconstruction comme devoir
Les dernières investigations, selon la mairie de Trégastel, ont conclu à une origine « accidentelle » du sinistre. Les enquêteurs n’auraient relevé aucun signe de l’intervention d’un tiers et l’enquête se dirigerait vers un feu accidentel, vraisemblablement d’origine électrique. Cependant, ces explications sont diversement appréciées par certains internautes, notamment sous la publication Facebook de la commune :
Les œuvres conservées dans la chapelle ont pu être mises à l’abri, évitant une perte patrimoniale encore plus lourde. Reste désormais à reconstruire. Dans une Bretagne où de nombreuses chapelles anciennes dépendent de l’entretien des communes, des mécènes et des habitants, Trégastel rappelle une évidence : le patrimoine religieux ne survit pas par lui-même. Il exige une volonté commune. La chapelle Sainte-Anne a été meurtrie par le feu ; elle doit maintenant être relevée.
Enfin, un appel aux dons est ouvert sur le site de la Fondation du patrimoine pour soutenir la restauration de la chapelle Sainte-Anne de Trégastel.
Crédit photo : capture page Facebook Commune Trégastel (photo d’illustration)
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Une réponse à “Trégastel (22). La chapelle Sainte-Anne ravagée par les flammes”
Curieux tot de même toutes ces églises et chapelles qui brûlent!!! Est-ce pour laisser la place à des mosquées et autres salles de prières?