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La rentrée, ça se fête. Avec un feu de joie. Ou plusieurs, puisque quand on aime, on ne compte… que les voitures brûlées. Dans la nuit du 31 août au 1er septembre, 10 voitures ont été incendiées, principalement rue Corot et rue Isabey à Pontanézen, ce riant quartier multiculturel dit « sensible » qui connaît tour à tour trafic de drogues, bagarres entre Albanais et Turcs, et même entre Albanais tout court, incendies et dégradations diverses.
Cette fois, ce sont donc cinq voitures qui ont été incendiées rue Corot vers minuit, et d’autres encore plus tard rue Isabey. Une enquête a été ouverte. Une voiture a déjà été incendiée le 4 août dans la même rue Corot, une autre dans la nuit du 27 au 28 juillet – le suspect vu par la victime était déjà connu pour incendie de voiture et néanmoins laissé en liberté – et dix encore dans la nuit du 17 au 18 juillet – trois rue Cézanne, trois rue Isabey et quatre rue Puvis de Chavannes.
Soit au moins 22 voitures incendiées pour le seul quartier de Pontanézen cet été, concentrées dans le quartier de l’Europe. Et probablement bien plus dans toute l’agglomération de Brest – il y en a eu une à Kerbernard, tout près de Pontanezen dans la nuit du 2 au 3 juillet notamment.
La campagne n’est pas en reste, puisque à 8 heures le 1er septembre, une voiture a brûlé devant l’épicerie Bretafrique à Carhaix – ouverte depuis le 2 mars 2016 par une carhaisienne d’origine camerounaise. L’incendie a fondu la porte de l’immeuble et fêlé la vitre de l’épicerie africaine. Seule l’intervention à temps des riverains a empêché qu’un second véhicule ne brûle au même endroit.
De quoi faire dire à un lecteur du Télégramme, en commentaire : « Combien de voitures ont officiellement brûlé à Brest depuis le début de l’année ? Plusieurs dizaines sans doute, mais la banalisation a ceci de terrible qu’on ne s’en formalise plus. Saint Augustin l’a fort bien dit ! Brest est une ville où l’insécurité progresse de mois en mois, où les » incivilités » (quel euphémisme !) ne sont pas en reste et gagnent la périphérie. La priorité est donc de rétablir l’ordre public ».
Encore faudrait-il que les pouvoirs publics de Brest – mairie socialiste et préfet représentant de Macron (le costarmoricain Pascal Lelarge) comprennent qu’il y a bien un problème et veuillent rétablir cet ordre public. Le préfet semble l’avoir compris, puisqu’il plaidait pour le développement de la vidéo-surveillance à cause de l’explosion de la délinquance notamment à Brest. Mais sans volonté politique des pouvoirs publics locaux…
Louis-Benoît Greffe
Crédit photo : DR
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