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Les compétitions internationales féminines d’athlétisme seront interdites aux athlètes transgenres. Et une nouvelle catégorie en natation.
À partir du 31 mars, les athlètes qui ont engagé leur transition après leur puberté masculine ne pourront plus participer aux compétitions féminines d’athlétisme. La décision vise à interdire que des sportifs dont le corps s’est développé en tant qu’homme concourent contre des femmes. Face aux scandales réitérés, la World Athletics, la fédération sportive internationale chargée de régir les fédérations nationales d’athlétisme et d’organiser les compétitions internationales, a donc changé de politique : jusqu’à présent, il suffisait pour être admis à la compétition, que les athlètes transsexuelles aient un maximum de 5 nanomoles de testostérone par litre de sang, maintenant ce niveau pendant une période ininterrompue de 12 mois, ce qui avait ouvert la voie à des abus. Comme l’ont montré les résultats de nombreux événements sportifs où des athlètes transgenres originellement hommes l’avaient emporté haut la main sur les femmes – succès qu’ils n’avaient pas rencontré quand ils concourraient avec des hommes – ces dernières étant parties physiologiquement défavorisées.
Le récit de la nageuse Riley Gaines, en larmes, quelques jours après le championnat qui avait couronné la transsexuelle biologiquement homme Lia Thomas, avait suscité un vif émoi dans toutes les communautés sportives : « en plus d’être obligées à renoncer à nos récompenses, nos titres et nos opportunités, la NCAA a forcé les nageuses à partager les vestiaires avec Thomas, un homme d’1 mètre 93, dont les organes génitaux masculins étaient entièrement intacts. Sans être prévenues. (…) Nous avons regardé depuis le bord de la piscine comment Thomas a gagné le titre national dans le 500 yards nage libre en battant les athlètes féminines les plus impressionnantes et les plus performantes du pays, y compris les olympiennes et celles qui avaient battu des records, alors qu’il y a seulement un an Thomas était classé dans les 400 premiers de la catégorie masculine. »
Cela avait poussé en juillet dernier, la Fédération internationale de natation à mettre en place une « catégorie ouverte » pour permettre aux athlètes transgenres de concourir séparément.
Une décision transphobe ? Pas pour l’ancienne championne olympique transgenre Caitlyn Jenner, qui avait défini la présence de Lia Thomas dans une compétition féminine « l’une des plus dures, des plus difficiles … L’une des pires choses qui soit arrivée à la communauté trans. » En tant qu’homme devenu femme transgenre, en tant qu’ex sportif de haut niveau, elle sait de quoi il en retourne et dénonce une présence injuste : « ce n’est pas juste. Et nous devons protéger aussi le sport féminin dans les écoles. »
Pour éviter que des filles et femmes qui se sont entrainées si dur et ont tant sacrifié voient leur carrière mise en péril par des décisionnaires soumis au politiquement correct qui ont fait fi de la réalité, de la biologie. Car si hommes et femmes partaient à égalité en matière de force physique, il n’y aurait pas de séparation entre les compétitions d’hommes et les compétitions de femmes.
19 États américains ont déjà réservé les équipes sportives au sexe biologique des participants.
Audrey D’Aguanno
Photo : DR
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Une réponse à “Les transsexuels enfin interdits dans les compétitions féminines ? Quelques avancées”
mais c’est du sexisme, de la transgenrephobie!