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Selon une récente étude de l’INSEE, près de 63 % des emplois salariés du secteur privé en Bretagne administrative se concentrent dans des zones dédiées à l’activité économique. Cette proportion, parmi les plus élevées de France, souligne l’importance de ces espaces spécifiques, qui rassemblent commerces, industries, et entreprises de services.
Une forte polarisation de l’emploi en Bretagne administrative
La Bretagne abrite 981 zones dédiées à l’activité économique, réparties entre zones commerciales en périphérie, quartiers d’affaires et grands sites industriels comme les zones portuaires. Ces espaces sans habitations sont devenus des centres névralgiques pour l’emploi. Environ 435 500 salariés travaillent dans ces zones, répartis dans quelque 24 400 établissements. Cette concentration est similaire dans toutes les régions métropolitaines, avec les Pays de la Loire et le Centre-Val de Loire affichant des proportions comparables.
Les grandes intercommunalités de la région — Rennes Métropole, Brest Métropole, et Lorient Agglomération, entre autres — jouent un rôle central. Dans ces territoires densément peuplés ou fortement industrialisés, les zones d’activités économiques sont de plus grande taille et accueillent davantage de salariés par établissement (environ 18 en moyenne, contre 10 hors de ces zones).
L’industrie, moteur économique des zones d’activité
L’industrie bretonne, pilier de l’économie régionale, se trouve très majoritairement implantée dans ces zones dédiées : près de 80 % des emplois industriels s’y concentrent. Ce chiffre dépasse la moyenne nationale (68 %), renforcé par la prépondérance de l’industrie agroalimentaire en Bretagne. Parmi les secteurs industriels fortement présents, on retrouve le raffinage, la métallurgie, les équipements électroniques et l’industrie alimentaire. Les grandes infrastructures et la proximité des axes de transport sont des facteurs déterminants de cette implantation en périphérie des zones résidentielles.
La gestion des zones d’activités économiques est aujourd’hui encadrée par des politiques d’aménagement pour limiter l’artificialisation des sols. Les acteurs régionaux visent un équilibre entre développement économique et respect de l’environnement. En 2019, ces zones couvraient 18 200 hectares, soit 0,7 % de la surface bretonne. Des initiatives sont menées pour optimiser ces espaces sans augmenter leur emprise au sol, en particulier dans les grandes zones comme celles de Rennes et Lannion.
La Bretagne continue de se structurer autour de zones économiques performantes, mais la tendance pourrait évoluer avec les nouvelles politiques de décentralisation et de réduction des impacts environnementaux. Alors que la région abrite déjà certaines des zones d’activités les plus dynamiques de France, l’enjeu reste de concilier croissance économique et développement durable pour garantir la pérennité de l’emploi et des ressources en Bretagne.
Toute l’étude de l’INSEE peut être consultée ici
Crédit photo : DR
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