À partir d’août 2026, Doctolib inaugurera un vaste projet de recherche médicale dont l’objectif est d’utiliser les données de santé de ses utilisateurs pour entraîner des modèles d’intelligence artificielle. Si l’ambition de moderniser un secteur médical en demande d’innovations est louable, le recours à l’« opt-out » pose question. Cette inclusion automatique par défaut, qui se fait sans consentement explicite et éclairé, suscite de légitimes inquiétudes — tout particulièrement dans une France où les fuites et autres vols de données numériques se multiplient.
La célèbre plateforme Doctolib va utiliser les données de santé de ses utilisateurs pour un projet de recherche en intelligence artificielle en partenariat avec l’Inria, l’Inserm et l’Université Paris Cité, qui débutera en août 2026. L’objectif scientifique est d’améliorer les parcours de soins en permettant à l’IA d’anticiper certains risques médicaux et de mieux coordonner les rendez-vous, à partir de l’historique individuel des patients.
À quoi sert le vol de données médicales ?
- Être revendues à d’autres criminels qui achètent ces profils parfaits pour commettre des usurpations d’identité massives.
- Être achetés par des individus pour obtenir des prestations de santé gratuitement ou de manière illégale (utiliser l’identité et le numéro de Sécurité sociale d’une victime pour se faire opérer ; obtenir des soins coûteux ou des dispositifs médicaux ; obtenir des ordonnances falsifiées pour des médicaments chers ou des stupéfiants afin de les revendre sur le marché noir.)
- Des délinquants peuvent envoyer un e-mail ou un SMS urgent imitant un hôpital ou un laboratoire, réclamant le paiement d’un reste à charge après un examen réel.
- Cibler des patients atteints de pathologies graves ou chroniques (cancers, diabète) avec des publicités frauduleuses pour des traitements miracles ou des compléments alimentaires hors de prix.
Comment s’opposer ?
Tous les utilisateurs de la plateforme Doctolib ont reçu le formulaire d’opposition dans leur boîte mail le 8 juillet 2026. À défaut, il est disponible ici. Il est nécessaire de fournir nom, prénom et date de naissance, puis de cocher la case invoquant l’article 56 de la Loi Informatique et Libertés. Cette opposition est possible avant le lancement en août, ou jusqu’à la fin des recherches – qui dureront 3 ans -, mais la suppression des données déjà traitées ne sera plus possible après la finalisation du projet pour préserver la validité scientifique.
Voir cette publication sur Instagram
Publicité
Audrey D’Aguanno
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.