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La ville de Nantes est confrontée à une crise de santé publique et d’ordre public liée au détournement d’un médicament, la prégabaline. Ce traitement initialement destiné aux patients souffrant de douleurs neuropathiques et d’épilepsie est devenu une substance prisée pour ses effets désinhibants. Utilisé comme « drogue du pauvre », il est au centre de plusieurs affaires de trafic et de violences, notamment dans le centre-ville de Nantes.
Un médecin au cœur de l’affaire
L’enquête menée par l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (OCLAESP) a révélé que, entre juillet 2020 et janvier 2024, un médecin nantais de 61 ans avait signé 541 prescriptions de prégabaline pour 106 patients, dont seulement 8 disposaient d’un dossier médical. Le praticien a reconnu avoir réalisé des ordonnances de complaisance, sans justification médicale, ce qui a conduit à son placement sous contrôle judiciaire et à l’interdiction d’exercer la médecine jusqu’à son procès prévu en mai 2025.
Les soupçons sont nés fin 2023, lorsque plusieurs pharmaciens nantais ont signalé des prescriptions suspectes à la justice. Ces signalements ont déclenché une enquête approfondie qui a confirmé que ces ordonnances servaient à un mésusage massif. Ce phénomène met en lumière une faille dans le contrôle des prescriptions de médicaments à risques, particulièrement dans un contexte où la prégabaline est strictement encadrée.
La prégabaline, une substance au cœur du trafic
Ce médicament, vendu uniquement sur ordonnance, est largement détourné pour ses effets désinhibants. Son accessibilité relative en fait une « drogue du pauvre » prisée par des individus souvent en situation irrégulière. Entre janvier 2020 et août 2023, la justice a recensé à Nantes 94 procédures pénales en lien avec cette substance, incluant des affaires de trafic et des agressions.
Les agressions sous l’effet de la prégabaline se multiplient, souvent caractérisées par une violence exacerbée. Ces actes, commis par des individus sous l’influence de ce médicament, mettent en lumière les conséquences désastreuses de son détournement. À Nantes, les autorités font face à un double défi : contrôler l’usage de la prégabaline tout en luttant contre les violences qui en découlent.
Le cas de Nantes illustre une problématique nationale : comment encadrer efficacement les médicaments à risques tout en limitant leur détournement ? La prégabaline, qui devait soulager les souffrances, est aujourd’hui une menace pour l’ordre public. Sans une action coordonnée entre médecins, pharmaciens et autorités, ce fléau risque de s’intensifier.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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2 réponses à “Nantes face à un nouveau fléau : trafic de prégabaline et violences désinhibées”
Comme je le dis tout le temps: Follow the money (suivez l[a piste] argent.
Le médecin âgé de 61 ans, sans antécédents judiciaires, a été déféré au parquet et s’est vu remettre une convocation à l’audience qui se tiendra le 6 mai 2025 ! En attendant cette date, le praticien s’est vu interdire d’exercer !
Question : Que deviennent ses patients pendant 6 mois ? Pourquoi lui interdire d’exercer jusqu’à son passage au tribunal ? Il a déjà dû s’acquitter d’une caution de 50 000 euros, et sera probalement condamné à payer une lourde amende, alors pourquoi l’empêcher de travailler pour la payer ?
D’autre part, la prégabaline, ce médicament vendu uniquement sur ordonnance, est largement détourné pour ses effets désinhibants. Son accessibilité relative en fait une « drogue du pauvre » prisée par des individus en situation irrégulière ! Entre janvier 2020 et août 2023, la justice a recensé à Nantes 94 procédures pénales en lien avec cette substance, incluant des affaires de trafic et des agressions.
Avant de couvrir d’opprobre ce médecin, la justice devrait peut-être s’interroger sur la difficulté, pour un praticien, à gérer des toxicomanes violents ou des trafiquants féroces !
La priorité ne serait-elle pas mettre la main sur ces pourris avant qu’ils ne s’en prennent à un autre médecin ?