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La Mission Patrimoine, portée par Stéphane Bern et soutenue par la Fondation du patrimoine, le ministère de la Culture et la FDJ UNITED, a dévoilé le 1er septembre 2025 les 102 sites retenus cette année en France. Comme chaque année, un site a été sélectionné dans chacun des départements bretons, afin de bénéficier d’un appui financier via le Loto du patrimoine et les jeux à gratter associés.
Quatre projets emblématiques en Bretagne
En Côtes-d’Armor, c’est la maison de marchand de toiles d’Uzel qui a été choisie. Témoignage de l’épopée du lin en Bretagne, cette demeure du XVIIe siècle se distingue par ses boiseries d’époque. En très mauvais état après des décennies d’abandon, elle doit être restaurée pour accueillir un café, une boutique artisanale et un espace de coworking, dans le but de redynamiser le bourg.
Dans le Finistère, la sélection s’est portée sur la chapelle Notre-Dame-de-Penhors à Pouldreuzic, joyau du pays bigouden. Classée monument historique, cette chapelle du XIIe siècle domine la baie d’Audierne. Sa charpente, unique en Bretagne, est aujourd’hui gravement menacée par les infiltrations et les tempêtes. Le projet vise à restaurer l’édifice, son mobilier et ses vitraux, tout en valorisant son rôle de lieu de pèlerinage et d’animations culturelles.
En Ille-et-Vilaine, la tour du Papegaut à Montfort-sur-Meu a été retenue. Construite à la fin du XIVe siècle, transformée en prison au XIXe, cette tour médiévale est aujourd’hui fermée au public en raison de son état. Les travaux, qui débuteront dès septembre 2025, visent à la consolider et à en faire un lieu d’exposition et de création artistique baptisé « Le Papegaut – Lieu d’art et d’histoire ».
En Loire-Atlantique, c’est la Collégiale Saint-Aubin de Guérande qui a été choisie et qui tire son prestige du chapitre de chanoines qui lui aurait été attaché vers 860 et lui confère ainsi son statut. Le site, situé intramuros, a subi différentes modifications au fil des siècles. « De l’église romane, détruite lors du sac de Guérande par les Normands en 1342, il ne reste que la nef et ses piliers, peut-on lire sur le site de la mission du Patrimoine. Restaurée aux XIVe et XVe siècles, l’actuelle collégiale arbore un style gothique flamboyant dont les ornements l’apparentent à l’architecture bretonne. Les voûtes en pierre et les vitraux sont érigés au XIXe siècle ».
Enfin, dans le Morbihan, c’est le logis Saint-Vincent Ferrier de Vannes qui bénéficiera du dispositif. Cette maison à pans de bois du XVIe siècle est liée au souvenir de saint Vincent Ferrier, décédé dans la cité en 1419. Très dégradé, le bâtiment fera l’objet d’une restauration complète de ses façades et de sa toiture, afin de rouvrir la chambre du saint au public et de l’intégrer à un circuit touristique autour de la cathédrale.
Un dispositif toujours plébiscité
Depuis sa création en 2018, le Loto du patrimoine a permis de financer plus de mille chantiers en France, dont trois quarts sont déjà achevés ou en cours. En Bretagne, ces sélections départementales offrent une visibilité précieuse et un soutien financier vital à des sites souvent menacés d’effondrement.
Le montant des dotations pour 2025 sera annoncé en fin d’année, en fonction des ventes des jeux Mission Patrimoine. En attendant, les Bretons peuvent participer à la sauvegarde de leur patrimoine en contribuant par le jeu, les dons ou le mécénat.
Crédit photo : Maison de marchand de toiles © MyPhotoAgency / Philippe Mace
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2 réponses à “Loto du patrimoine 2025 : cinq sites bretons retenus pour bénéficier d’une restauration”
« un style gothique flamboyant dont les ornements l’apparentent à l’architecture bretonne. »
c’est parceque c’est en Loire-Atlantique qu’il faut écrire une circonvolution de cette sorte ?
style gothique flamboyant breton aurait suffit
Monsieur Hervé, pas du tout. La langue française est plus subtile.
Si vous écrivez « un style gothique flamboyant breton », cela veut dire que ce style existe bien.
Mais si vous écrivez « dont les ornements l’apparentent à l’architecture bretonne », cela veut dire qu’il n’y a pas un style gothique flamboyant « typiquement » breton mais une architecture qui le rappelle.
N’étant pas architecte et spécialiste de l’art breton, je ne tire pas de conclusion.
Mais la phrase que vous incriminez a un sens bien précis.