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111 kilomètres à pied, de la Méditerranée aux remparts de la vieille ville. Fin octobre, des pèlerins venus de France (dont un de nos journalistes) d’Allemagne, d’Autriche, d’Espagne, d’Italie, du Royaume-Uni, d’Inde, de Corée du Sud et de Hong Kong ont parcouru en 5 jours plusieurs étapes du « Way to Jerusalem », le Chemin de Jérusalem. L’itinéraire relie le vieux port de Jaffa à la Ville sainte.
Le projet est porté par Golan Rice et Yael Tarasiuk-Nevo. Il vise à restaurer les anciens chemins qu’empruntaient les pèlerins pour monter à Jérusalem, et à les rendre praticables aux marcheurs israéliens comme étrangers. Ce pèlerinage était organisé par le ministère israélien du Tourisme, qui entend faire de ces chemins un produit touristique à part entière.
De Jaffa à Latroun
Le groupe est parti de Jaffa avant de passer par Rishon LeZion, Ramle et le site archéologique de Tel Gezer. Il a ensuite rejoint Latroun, le centre d’accueil de Saxum, plusieurs maisons bénédictines et enfin Ein Karem, le village de la tradition de saint Jean-Baptiste, aux portes de Jérusalem. Le parcours alterne anciens sentiers, vestiges antiques et lieux de culte, avec des temps de prière, des marches en silence et des repas pris en plein air.
L’étape entre Beit Hashmonai et Latroun a particulièrement marqué les marcheurs. La visite du monastère de Latroun leur a fait découvrir de près la vie des moines. Pour Gabriela, venue d’Autriche, c’est d’ailleurs ce monastère et un moment de silence à Khirbet Matzad qui resteront les souvenirs les plus forts.
La montée vers Emmaüs
Le chemin historique d’Emmaüs, qui renvoie à l’épisode évangélique des disciples rencontrant le Christ ressuscité, a laissé un souvenir à part. C’est l’étape la plus dure physiquement. Maria, venue d’Espagne, la retient comme la plus difficile, mais aussi comme l’une des plus riches. Elle évoque l’entraide entre marcheurs, les chants et les repas partagés. C’est au moment où on lui a remis son carnet de pèlerin, dit-elle, qu’elle a commencé à mesurer ce que représentait ce voyage.
D’autres retiennent surtout les rencontres. Andrew, venu du Royaume-Uni, se souvient d’un habitant d’Ein Karem qui lui a raconté son enfance dans le quartier. Joshan, venu d’Inde, découvrait la Terre sainte pour la 1re fois et souligne l’accueil reçu et les liens noués en chemin, bien loin des visites touristiques classiques.
L’entrée par la porte de Jaffa
Le pèlerinage s’est achevé dans la vieille ville de Jérusalem, où les marcheurs sont entrés par la porte de Jaffa. Une cérémonie de clôture s’est tenue au musée de la tour de David, en collaboration avec l’Autorité de développement de Jérusalem. Chaque participant y a reçu la « Jerushalma », le certificat qui atteste l’accomplissement du parcours, à l’image de la « Compostela » délivrée aux pèlerins de Saint-Jacques.
Le directeur général du ministère israélien du Tourisme, Michael Izhakov, veut redonner à ces chemins leur place sur la carte du tourisme mondial. Selon lui, les marcheurs « parcourent les pages de l’histoire ».
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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