Afghanistan : sous le joug taliban, le retour à l’obscurantisme total

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Quatre ans après la reconquête du pouvoir par les talibans, l’Afghanistan s’est refermé sur lui-même. Le pays est redevenu un Émirat islamique où la charia gouverne chaque aspect de la vie quotidienne, et où les femmes et les minorités religieuses vivent dans la terreur. Malgré quelques tentatives de rétablissement de liens diplomatiques, plusieurs observateurs internationaux alertent : dialoguer avec Kaboul revient aujourd’hui à légitimer une oppression systémique.

Un régime théocratique sans partage

Depuis leur retour au pouvoir en août 2021, les talibans ont imposé un contrôle total de la société. Les femmes n’ont plus le droit de travailler ni d’étudier au-delà du primaire. Elles doivent se voiler intégralement, ne peuvent sortir qu’accompagnées d’un homme et sont exclues de tout rôle public.
Plus de 2,2 millions de jeunes filles ont ainsi été chassées des écoles et universités. Dans la rue, la police religieuse veille au respect des codes vestimentaires, des horaires de prière et de la fréquentation des mosquées. Le moindre écart peut mener à une dénonciation, une arrestation, voire à la flagellation.

Dans ce système théocratique où l’interprétation la plus dure de l’islam prévaut, les châtiments corporels et la lapidation ont refait leur apparition. La moindre accusation de “blasphème” suffit à justifier une exécution sommaire. Les notions de justice et de procédure ont disparu au profit de la peur.

Une guerre totale contre les femmes et la liberté

La « guerre des talibans contre les femmes » a pris une ampleur inédite. Mariages forcés, enlèvements, viols de guerre et réclusion à domicile sont redevenus des pratiques courantes. Des témoignages évoquent des pères contraints, sous la menace, de livrer leurs filles à des combattants.
Le pouvoir considère les femmes comme des “butins de guerre”, dans un retour glaçant à la barbarie médiévale.

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Les femmes issues de minorités religieuses, notamment chrétiennes, hindoues ou hazaras chiites, subissent une double persécution. La conversion hors de l’islam est passible de mort, et les familles soupçonnées d’avoir accueilli un converti sont punies collectivement. Les chrétiens afghans, aujourd’hui réduits à de minuscules communautés clandestines, vivent cachés, sans église, sans prêtre, sans sacrement.

Leur simple existence est niée : les talibans affirment publiquement qu’il n’y a “pas de chrétiens en Afghanistan”.

Une société muselée et surveillée

Les partis politiques ont été dissous, les médias indépendants interdits, les journalistes réduits au silence.
Les programmes universitaires ont été “nettoyés” de toute référence occidentale ou critique, remplacés par des cours religieux alignés sur l’idéologie talibane.
Chaque province voit surgir de nouvelles madrassas (écoles coraniques), dont la mission est de “former la jeunesse à la vraie foi”.

Dans ce climat, toute organisation civique ou associative qui défend la justice, la liberté religieuse ou la condition féminine est immédiatement accusée d’être à la solde de l’Occident.
La peur, la délation et le conformisme religieux sont redevenus la norme d’un pays étouffé.

Les Hazaras, principale minorité chiite, sont régulièrement visés par des attentats, aussi bien par les talibans que par l’État islamique au Khorasan (ISKP), autre groupe djihadiste actif dans le pays.
Les Hindous, Bahá’ís, Sikhs et chrétiens ont été presque entièrement éradiqués de la vie publique.
Leur simple appartenance à une autre foi est perçue comme un défi à l’ordre islamique.

Les organisations humanitaires chrétiennes qui tentaient encore d’aider discrètement les populations ont, pour la plupart, cessé toute activité après des menaces d’exécution.

Le spectre d’un modèle à ne pas importer

L’histoire afghane rappelle une vérité dérangeante : jamais l’islam politique n’a conduit à l’émancipation des femmes ni à la liberté religieuse. Là où la charia s’impose, les libertés s’effacent, la diversité disparaît et les minorités sont réduites au silence.

Cette réalité devrait servir d’avertissement à l’Europe, qui, par naïveté ou idéologie, continue d’accueillir massivement des populations issues de sociétés islamisées sans s’interroger sur les conséquences culturelles.
L’importation d’une telle vision du monde dans nos sociétés occidentales porte en germe la même régression, la même mise au pas de la femme, la même censure morale.

L’Afghanistan d’aujourd’hui n’est pas seulement un drame lointain.
C’est le miroir d’un avenir possible si l’Europe abdique face à l’islam politique, au relativisme moral et à la peur d’affirmer ses racines.
La chute de Kaboul en 2021 fut plus qu’un événement géopolitique : ce fut un symbole de la défaite du monde libre, incapable de défendre ce qu’il prétend incarner.

Loin d’un simple retour des talibans, c’est une civilisation entière qui a reculé d’un millénaire.
Et si nous n’y prenons garde, le même recul pourrait un jour frapper notre continent.

YV

Illustration : DR
[cc] Article relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par ChatGPT.

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6 réponses à “Afghanistan : sous le joug taliban, le retour à l’obscurantisme total”

  1. Durandal dit :

    Bonjour,

    Ce mouvement « porterait la mise au pas des femmes ». Je leur souhaite bien du courage.

    Cdt.

    M.D

  2. Rael dit :

    Enfant,ma grand’mère m’a appris, »On ne bat pas une femme,même avec une fleur ».Il est vrai qu’elle était Autrichienne .

  3. RAYMOND NEVEU dit :

    Beaucoup d’humour dans les propos du sieur Durandal… oui beaucoup d’ironie aussi!

  4. gaudete dit :

    et dire que nos gouvernants importent ce genre d’individus honte à macronescu et à sa clique de dégénérés

  5. Brunrouge dit :

    Afganistan, l’échec russe puis américain/coalition. Un nouveau Vietnam. Des paysans à motocyclettes contre les plus grandes armées du monde. Et on oublie pas les forces spéciales de la CIA qui entrainaient les moudjahidines. Comme aujourd’hui, ils utilisent Daesch.

  6. petitjean dit :

    Pourquoi la Majorité des femmes vote pour leurs persécuteurs ?
    Pourquoi la majorité des femmes n’a toujours pas compris les DANGERS de l’Islam ?

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