Élu le 15 mars dernier avec plus de 53% des voix dès le premier tour des municipales, Olivier Pellan n’est déjà plus maire de Moncontour. Ce bourg de quelque 700 habitants des Côtes-d’Armor a vécu une séquence politique inédite : son édile fraîchement élu a remis sa démission au préfet le 28 mars, après deux épisodes de vandalisme ciblant sa vie privée.
Deux nuits, deux plaintes
Tout commence dans la nuit du 21 au 22 mars, au lendemain même du conseil municipal d’installation. Le domicile d’Olivier Pellan est tagué : on y trouve le chiffre « 30 000 » et les mots « Maire OGEC », référence directe à une subvention accordée à l’école privée catholique de la Providence, gérée par l’Organisme de Gestion de l’Enseignement Catholique. Le maire, également sapeur-pompier volontaire, dépose une première plainte. La gendarmerie de Saint-Brieuc ouvre une enquête.
Le 26 mars, alors qu’il se trouve en mairie, son véhicule garé sur le parking est retrouvé rayé. Une seconde plainte est déposée le lendemain matin à la brigade de Moncontour.
Le soir même, Olivier Pellan envoie sa lettre de démission au préfet. Celui-ci l’accepte le lendemain. « On ne peut pas travailler dans de telles conditions. Je dois protéger ma famille et mon couple », explique-t-il.
« La première fois que je vois ça »
L’Association des Maires et Présidents d’EPCI des Côtes-d’Armor a réagi avec une fermeté sans équivoque, qualifiant les faits d’inadmissibles et appelant à une réponse judiciaire systématique et exemplaire. Son secrétaire général, Xavier Hamon, maire du Quillio, dit n’avoir jamais vu pareille situation : un élu contraint d’abandonner son mandat aussi rapidement, non pas pour des raisons politiques, mais pour se protéger lui et les siens.
« Un engagement public ne devrait pas venir porter atteinte à la vie privée », a-t-il souligné, rappelant qu’un élu reste avant tout un citoyen ordinaire, avec une famille et un domicile.
La mairie a appelé la population à se réunir lundi 30 mars à 18h devant le bâtiment communal, pour ce qui est présenté comme « une action de soutien à la démocratie ». Olivier Pellan a indiqué qu’il serait présent malgré sa démission.
L’affaire illustre une tendance préoccupante dans la vie municipale française : la difficulté croissante à exercer un mandat local sereinement, y compris dans les plus petites communes, dès lors qu’une décision — ici une subvention à une école confessionnelle — cristallise des oppositions qui débordent du cadre démocratique.
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6 réponses à “Moncontour : un maire chassé de ses fonctions deux semaines après son élection”
La terreur rouge !!!
Plutôt une réaction de haineux de la sociale genre atrabilaires de la Libre Pensée, ceux qui sévissent contre calvaires, croix et statues…et pourtant si mes souvenirs chouans sont exacts nous sommes au pays de Boishardy.
Pour en revenir au premier article a t on vu les électeurs de Moncontour se rebeller , descendre et défiler dans les rues de ce village pour apporter leur soutien à ce maire ?. Les gens doivent bien connaitre ceux qui font ce genre d’exaction, il faut alors appliquer les mêmes méthodes à leur encontre.Comme l’a dit Pasqua » il faut terroriser les terroristes »
Bizarre…
La subvention de 30 000 €, dont il semble être question, est-elle légale ?
Dans l’affirmative, il suffisait au maire de rappeler les textes de lois et leurs décrets d’application.
Je trouve qu’il démissionne bien vite pour un tag et une voiture rayée…
Les dictatures gauchistes ont toujours pris le pouvoir par la violence et la terreur….chez nous, le fameux » privilège rouge » les protègent de toutes les exactions et insultes avec une justice compréhensive. Tous les politiques sont offusqués, trouvent que c’est inadmissible, que s’en prendre à un élu c’est contre la démocratie, la République, et etc…bla bla bla. Que se passe t-il ? Rien ! L’impunité totale de l’islamo gauchisme brandissant le drapeau du racisme qui terrifie la moindre opposition.
« Le 26 mars, alors qu’il se trouve en mairie, son véhicule garé sur le parking est retrouvé rayé. » Mais où était le garde champêtre ???