« Loi anti-racaille » : en Italie, le gouvernement Meloni serre la vis contre la délinquance des mineurs

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Ces dernières années, l’Italie est rattrapée par un fléau que nos concitoyens ne connaissent que trop bien : la violence de la racaille. Surnommés maranza, ces jeunes ultra-violents s’organisent en bandes pour former ce que nos voisins nomment des baby gangs. Si le terme prête à sourire, la réalité est celle de groupes informels criminels qui font régner la terreur au cœur des centres-villes. Face à ce phénomène qui pourrit le quotidien des honnêtes gens, le gouvernement Meloni a tapé du poing sur la table en faisant adopter un projet de loi « anti-maranza ». Une contre-offensive sécuritaire indispensable, qui subit, comme il fallait s’y attendre, le tir de barrage d’une gauche hors sol.

Le constat

Il Giornale les décrit de la sorte : « Les « maranza » sont principalement des immigrés de deuxième génération : administrativement italiens mais peu intégrés, avides de tout, d’argent, de belles voitures, et prêts à encercler les jeunes de leur âge pour se faire remettre bijoux et portefeuille. » Les mineurs non-accompagnés ne sont pas en reste : en 2025, 57 % des mineurs incarcérés sont étrangers alors qu’ils ne représentent que 8 % de la population.

La recrudescence du phénomène en Italie se traduit par une forte augmentation des signalements de mineurs pour vol avec violence (+100 % en 2024 par rapport à 2014), lésions corporelles (4 653 cas en 2024, presque le double par rapport à dix ans auparavant) et rixe (1 021 cas en 2024 contre 433 en 2014). Pire : au cours des 12 derniers mois, le nombre de meurtres commis par des mineurs a augmenté de plus de 150 %. Une violence principalement localisée dans les grands centres urbains et qui se caractérise par une banalisation de l’usage du couteau, illustrée par des agressions spectaculaires telles que le lynchage au Corso Como en octobre 2025 ayant laissé un étudiant paralysé à vie, ou l’attaque récente de juillet 2026 dans le métro de Milan ayant définitivement défiguré une jeune femme.

Face à cette insécurité grandissante et toujours plus grave, le gouvernement Meloni a répondu par un décret « anti-maranza » durcissant l’imputabilité pénale des mineurs dès 14 ans, une mesure qualifiée de prioritaire pour « remettre l’État du côté des honnêtes gens » malgré les critiques dénonçant une stigmatisation ethnique et sociale de toute une génération en crise d’intégration. 

Une réponse de l’exécutif

Le projet de loi « anti-maranza » (intégré au sein d’une vaste loi sécurité approuvée en Conseil des ministres en juillet 2026) opère le tournant sécuritaire majeur dont l’Italie avait bien besoin. Il cible directement les « baby gangs«  et la délinquance juvénile dans les zones urbaines et les lieux de vie nocturne. Le texte s’articule en quatre grands axes :

1. Renversement de la charge de la preuve pour les 14-18 ans
    • Présomption de responsabilité : le texte modifie radicalement l’article 98 du Code pénal italien. Auparavant, un juge devait prouver qu’un mineur était mature et conscient de ses actes pour le juger. Désormais, la capacité de discernement est présumée d’office dès 14 ans.« La responsabilité se substitue à l’incapacité« .
    • C’est au mineur (et à sa défense) de prouver son éventuelle immaturité ou son incapacité au moment des faits. L’âge de la majorité pénale reste fixé à 18 ans, mais les poursuites judiciaires deviennent automatiques et simplifiées. 

2. L’interpellation préventive étendue aux mineurs
    • Les forces de l’ordre obtiennent le pouvoir de procéder à des interpellations préventives de mineurs, une mesure jusqu’ici réservée à la gestion des manifestations violentes.
    • La police peut retenir un mineur s’il existe des « motifs raisonnables » de croire qu’il va perturber l’ordre public, notamment dans les quartiers touristiques, les transports ou les zones de movida (vie nocturne). 

3. Interdiction de rassemblement des « baby gangs« 
    • La loi introduit une mesure d’interdiction de regroupement. Si un groupe de 5 personnes ou plus adopte un comportement intimidant, harcelant ou violent dans l’espace public, le préfet peut émettre un avertissement et interdire formellement à ces individus de se réunir à nouveau dans des secteurs définis. 
    • Durcissement des peines : Le port d’armes blanches (couteaux, cutters) par les mineurs est lourdement sanctionné, tout comme les dégradations de biens publics commises en bande, qui deviennent une circonstance aggravante. 

4. Suppression du droit à l’indemnisation pour les cambrioleurs
    • Sur le plan civil, le texte introduit une disposition stricte : un délinquant blessé par sa victime alors qu’il commettait un délit (par exemple, un cambriolage ou une agression à domicile) perd tout droit de réclamer des dommages et intérêts à cette victime, dès lors que celle-ci a agi dans le cadre de la légitime défense, comme nous l’avions plus longuement évoqué ici.

Critiques

L’Union des chambres pénales italiennes et l’opposition critiquent une mesure jugée « purement idéologique », alertant sur le fait qu’elle bafoue les principes fondamentaux de la justice des mineurs, qui doit par nature privilégier l’évaluation individualisée et la réhabilitation… une conception de la justice dont on voit les effets tous les jours. 
Le gouvernement Meloni présente quant à lui ce projet de loi comme une riposte indispensable au sentiment d’impunité de certains mineurs. Tout en affichant sa fermeté, l’exécutif reconnaît les limites de la seule réponse pénale : « la fermeté sans alternatives ne suffit pas, mais les alternatives sans fermeté ne résolvent pas le problème. » Parallèlement au volet répressif, Rome rappelle son investissement sur le terrain social : aide aux familles, formation, insertion professionnelle, réhabilitation des quartiers défavorisés, renforcement de la présence de l’État dans les zones les plus difficiles.
Ce vaste programme illustre l’ampleur des défis structurels liés à une immigration de masse sur laquelle les Italiens n’ont pas été consultés et qu’ils rejettent en grande majorité .

Audrey D’Aguanno

Photo d’illustration : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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5 réponses à “« Loi anti-racaille » : en Italie, le gouvernement Meloni serre la vis contre la délinquance des mineurs”

  1. vert dit :

    La remigration est la seule solution.
    Elle doit être rendue désirable par des incitations de toutes natures

  2. Jean joseph. dit :

    C’est bien mais un peu tard et sans doute trop tard. Et ici en France comme au Royaume uni on pourrait dire que c’est foutu.

  3. Poulbot dit :

    Ce n’est pas en France que cela verra le jour , vue que la justice, la gauche, la totalité des administrations sont pour les délinquants , les victimes n’ont que le droit de pleurer et encore et si par malheur elles blessent la racaille qui les attaques , ce sont elles qui vont en prison mais en plus elles doivent dédommager la racaille qui voulait leur faire la peau.
    Ré-émigration non seulement des clandestins mais également des familles des délinquants.

  4. Creoff dit :

    Incitations ou pressions légales, administratives, ou reconduite simple d ou ils viennent par analyse ADN. Sinon on en viendra au lychage ou aux Wanted facon Amerique naissante.Il est temps que les braves gens dorment en paix.

  5. Hadrien Lemur dit :

    Chaque fois qu’un gouvernement européen veut s’attaquer à l’insécurité c’est un tollé général de la gauche. La conclusion est évidente : la violence sert la gauche.

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