Erling Haaland offre un trésor viking à sa ville natale : un geste fort pour la mémoire norvégienne

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L’image d’Erling Haaland est d’abord celle d’un buteur implacable, d’un colosse lancé à pleine vitesse vers le but adverse. Mais en Norvège, l’attaquant de Manchester City vient de se signaler par un geste d’une toute autre nature : un acte patrimonial, enraciné, presque civilisationnel. Le joueur a en effet acquis avec son père un ouvrage rarissime consacré aux sagas vikings, avant d’en faire don à la bibliothèque publique de Bryne, la ville où il a grandi.

 Un ouvrage exceptionnel offert à Bryne

Le livre en question n’est pas une curiosité banale pour collectionneur fortuné. Il s’agit d’une édition imprimée en 1594 du Heimskringla, œuvre majeure attribuée à l’historien islandais du XIIIe siècle Snorri Sturluson. Ce texte rassemble des récits médiévaux consacrés aux rois vikings, aux guerriers, mais aussi aux paysans du district de Jæren, région dont est originaire la famille Haaland.

Selon les informations relayées en Norvège, cet exemplaire serait le seul survivant de cette édition. Son acquisition, pour 1,3 million de couronnes norvégiennes, soit environ 100 000 livres sterling, constitue un record pour une vente de livre dans le pays.

Au lieu de le conserver dans une collection privée, Erling Haaland et son père Alf-Inge ont choisi d’en faire don à la bibliothèque de Bryne. Le but est clair : permettre aux habitants d’avoir accès à cette pièce unique de leur propre histoire.

Un lien assumé avec ses racines

À travers ce geste, Haaland rappelle qu’il n’est pas seulement une vedette mondialisée du football moderne. Il reste aussi un enfant du Jæren, profondément lié à sa terre natale.

L’intention affichée est simple : laisser ce livre à la disposition du public, pour que chacun puisse lire l’histoire de ceux qui vivaient autrefois sur cette même terre. Il y a là une démarche qui tranche avec l’époque, où tant de figures publiques se contentent d’une communication creuse sur leurs “valeurs” sans rien transmettre de concret.

En choisissant de rendre accessible un tel ouvrage, Haaland s’inscrit dans une logique de continuité. Il ne s’agit pas seulement de préserver un objet rare, mais de maintenir vivant un fil entre les générations.

Football, mémoire et transmission

Le contraste est saisissant. D’un côté, le football-business, ses contrats gigantesques, ses campagnes marketing, ses produits dérivés. De l’autre, un attaquant de 25 ans qui investit une somme importante pour sauver un morceau du patrimoine national et le restituer au public.

Ce choix en dit long sur une certaine conception de la réussite. Haaland explique en substance qu’il a eu la chance de réaliser son rêve grâce au football, mais que tout le monde n’a pas cette possibilité. Les livres, eux, peuvent ouvrir d’autres chemins, nourrir d’autres ambitions, faire naître d’autres vocations.

Le message mérite d’être entendu. Dans une Europe où tant de peuples semblent coupés de leur mémoire, où l’histoire est souvent présentée comme un fardeau ou un matériau à déconstruire, voir une figure populaire remettre au centre la transmission culturelle n’a rien d’anodin.

Déjà très apprécié à Bryne, située au sud de Stavanger, Haaland renforce ainsi encore son image locale. Il n’apparaît plus seulement comme l’enfant du pays devenu star planétaire, mais comme quelqu’un qui n’a pas oublié d’où il vient.

Ce geste s’inscrit d’ailleurs dans une période où l’attaquant continue de briller sur les terrains. Mais ici, l’essentiel n’est pas statistique. Ce qui retient l’attention, c’est qu’un sportif au sommet de sa notoriété choisisse de mettre son argent et son nom au service de l’histoire de son pays.

 Un symbole à contre-courant

Dans beaucoup de nations européennes, les élites culturelles passent leur temps à relativiser, culpabiliser ou dissoudre les héritages anciens dans un discours abstrait et interchangeable. Le geste d’Haaland va dans le sens inverse. Il affirme qu’un peuple peut encore être fier de ses récits fondateurs, de ses légendes, de sa mémoire écrite.

Offrir à une bibliothèque municipale une œuvre aussi rare sur les sagas vikings, c’est poser un acte simple mais puissant : dire que le passé compte encore, qu’il mérite d’être vu, lu, transmis.

À Bryne, le livre ne dormira donc pas dans un coffre. Il restera ouvert, accessible, au milieu des siens. Et c’est sans doute cela, au fond, la part la plus importante de ce geste.

Crédit photo : wikipedia (cc)

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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3 réponses à “Erling Haaland offre un trésor viking à sa ville natale : un geste fort pour la mémoire norvégienne”

  1. Arturus Rex dit :

    « The first printed edition of Heimskringla in Norway was published in 1594, and was based on a translation by the Danish scholar Mattis Størssøn. Now, Erling Haaland has purchased the only surviving copy of Mattis Størssøn’s edition ». Non, si c’est vraiment le seul ex. survivant de cette édition, il sera « au milieu des siens », mais sous vitrine, consultable par les historiens du livre et bibliographes, mais – heureusement ! – non consultable par le bon peuple norvégien. Simplement, il sera numérisé et tout un chacun pourra en tourner les pages depuis son ordinateur… Sinon, le public français motivé a la chance de disposer d’une remarquable traduction de la Heimskringla (pas « le H. » !) par le Pr F.-X. Dillmann, avec un appareil critique au-dessus de tout éloge, sans rapport avec les publications hâtives du stakhanoviste Régis Boyer…

  2. Rycart dit :

    Bof !
    Environ 115 000 € ?
    Pour un footballeur, c’est une somme dérisoire…

  3. Atwood dit :

    Bravo pour ce geste, c’est rare de la part d’un joueur de Foot surtout en France!

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