L’internet est-il déjà mort ? Le patron d’OpenAI s’inquiète du monstre qu’il a créé

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Sam Altman, le PDG d’OpenAI et père de ChatGPT, s’est déclaré préoccupé par la prolifération de comptes automatisés sur les réseaux sociaux. L’ironie de la situation n’a échappé à personne.

Il y a des moments où l’on se demande si certains dirigeants de la Silicon Valley lisent ce qu’ils écrivent avant d’appuyer sur « publier ». Sam Altman, patron d’OpenAI et homme à l’origine du chatbot le plus utilisé de la planète, vient d’en offrir un exemple particulièrement savoureux.

Dans un message posté sur X, l’homme dont l’entreprise est valorisée à près de 500 milliards de dollars a confié n’avoir jamais vraiment pris au sérieux la « théorie de l’internet mort » — avant d’admettre qu’en regardant son fil d’actualité, il commençait à reconsidérer la chose. Trop de comptes pilotés par des intelligences artificielles, trop de contenus générés automatiquement, une présence humaine de plus en plus diluée dans un flux de textes synthétiques.

La réaction des internautes fut immédiate, cinglante, et méritée.

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La théorie de l’internet mort, ou l’angoisse du miroir

La « dead internet theory » — littéralement, la théorie de l’internet mort — est une idée qui circule depuis quelques années dans les marges du web. Elle postule que la majorité des contenus, des profils et des interactions que nous rencontrons en ligne ne sont plus le fait d’êtres humains réels, mais de machines, de bots, de systèmes automatisés. L’internet tel que nous le connaissions — espace de rencontre, de débat, d’échange authentique — serait en réalité une illusion soigneusement entretenue par des algorithmes.

À son degré le plus extrême, la théorie vire à la paranoïa. Mais elle contient un noyau dur de réalité que personne de bonne foi ne peut ignorer : le web est effectivement envahi par des contenus générés automatiquement, des profils factices, des interactions simulées. La question n’est plus de savoir si le phénomène existe, mais d’en mesurer l’ampleur.

Chercher le coupable en regardant partout sauf dans le miroir

C’est là que l’intervention d’Altman atteint des sommets de mauvaise foi involontaire. L’homme qui a mis ChatGPT entre les mains de plusieurs centaines de millions d’utilisateurs — un outil conçu pour imiter l’écriture humaine avec une fluidité déconcertante, capable de produire des volumes de texte qu’aucun être humain ne pourrait générer — s’inquiète donc que l’internet soit pollué par trop de contenus artificiels.

Il ne voit pas le paradoxe. Ou plutôt, il préfère ne pas le voir.

Car si l’on devait désigner un responsable principal de cette évolution, le nom d’Altman figurerait en bonne place. Ce n’est pas lui qui a inventé les grandes technologies sous-jacentes — mais c’est lui qui a choisi de les déployer massivement, rapidement, sans attendre de comprendre les effets de bord. ChatGPT a été le catalyseur d’une industrie entière dont le modèle économique repose précisément sur la substitution du contenu humain par du contenu automatisé. Les spammeurs, les fermes à clics, les générateurs de désinformation industrielle ont tous bénéficié de cette accélération.

Meta, Musk et la course au fond

Altman n’est pas seul dans cette aventure. Meta a tenté de déployer sur Facebook et Instagram des profils entièrement pilotés par intelligence artificielle, se présentant comme de vraies personnes. L’expérience a été suspendue — pour l’instant. Sur X, anciennement Twitter, le chatbot maison d’Elon Musk intervient librement dans les conversations comme n’importe quel utilisateur, avec les dérrapages que cela implique.

Le tableau d’ensemble est cohérent : les grandes plateformes et les grands acteurs de l’IA ont activement construit l’internet que leur patron s’alarme aujourd’hui de constater. L’économie de l’attention, poussée à son paroxysme, finit par dévorer ce qu’elle était censée servir.

Ce que cela nous dit sur la technologie et ses marchands

Au-delà de l’anecdote, l’affaire Altman illustre quelque chose de plus profond sur la culture des grandes entreprises technologiques. Le mouvement en avant, toujours, sans s’interroger sur les conséquences. Déployer d’abord, réfléchir ensuite — si tant est que l’on réfléchisse. Et quand les effets négatifs deviennent trop visibles pour être ignorés, s’en étonner publiquement, comme si l’on venait de découvrir que le feu brûle.

Pour les utilisateurs ordinaires du web — ceux qui cherchent une information fiable, un débat honnête, un contact humain authentique —, la dégradation est réelle et tangible. La confiance dans ce que l’on lit, dans les comptes avec lesquels on interagit, dans les contenus qui circulent, s’érode chaque jour un peu plus.

C’est un problème civique autant que technologique. Et il ne sera pas résolu par le tweet inquiet du PDG qui en est l’un des principaux architectes.

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.

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3 réponses à “L’internet est-il déjà mort ? Le patron d’OpenAI s’inquiète du monstre qu’il a créé”

  1. Denis dit :

    mais pourquoi Breizh-Info ne donne-t-il pas l’exemple et cesse de faire relire et corriger [parfois mal] par une intelligence artificielle ?

  2. RAYMOND NEVEU dit :

    Faites ce que je vous dis ne faites pas ce que je fais! Mais oui Denis vous avez raison…demat Ronan!

  3. André dit :

    @Denis Je plussoie à 100%
    la preuve : « avec les dérrapages » !!!
    admettons qu’ils ont l’honnêteté de le signaler

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