On pense souvent que les éternuements printaniers et les yeux qui piquent sont une affaire d’humains. Mais si votre chien se gratte frénétiquement depuis quelques semaines, se lèche les pattes sans s’arrêter ou perd des poils par plaques, il est peut-être lui aussi victime des pollens. Les allergies saisonnières touchent également nos animaux de compagnie — et leurs symptômes, différents des nôtres, passent souvent inaperçus.
Pas d’éternuements, mais des démangeaisons
Alors qu’un adulte sur trois en France serait allergique aux pollens selon le Réseau National de Surveillance Aérobiologique, les animaux domestiques ne sont pas épargnés. Chez les chiens et les chats, le système immunitaire peut réagir de manière excessive aux pollens d’arbres et de graminées, aux acariens ou à certaines moisissures — exactement comme chez l’homme.
Mais la différence essentielle est là : là où nous éternuons et pleurons, nos animaux réagissent principalement par la peau. La manifestation la plus fréquente est la dermatite atopique, une affection cutanée qui toucherait entre 3 et 10 % des chiens. Certaines races y sont plus prédisposées : le Bouledogue français, le West Highland White Terrier, le Labrador et le Golden Retriever, le Boxer ou le Shar-Peï figurent parmi les plus concernés — mais aucune race n’est totalement à l’abri.
Des signes à ne pas ignorer
Les symptômes d’une allergie saisonnière chez le chien ou le chat sont souvent discrets et peuvent facilement être confondus avec d’autres problèmes. Les principaux signaux d’alerte sont des démangeaisons persistantes, un léchage excessif des pattes, des rougeurs ou irritations cutanées, une perte de poils localisée, ou des otites à répétition. Les zones les plus touchées sont les pattes, le ventre, les oreilles et les plis de peau — là où les allergènes se déposent préférentiellement.
Chez le chat, le tableau est encore plus subtil : un toilettage excessif, des démangeaisons, une perte de poils, parfois des éternuements ou un écoulement nasal. Des signes que beaucoup de propriétaires mettent sur le compte d’un simple caprice ou d’un changement de saison.
Quelques gestes simples pour aider
Si une allergie est suspectée, la consultation vétérinaire reste la première étape indispensable. Mais en parallèle, quelques habitudes du quotidien peuvent soulager l’animal : rincer les pattes et le pelage après chaque promenade pour éliminer les pollens déposés sur le poil, laver régulièrement les couchages, et aspirer fréquemment l’habitat pour réduire la concentration d’allergènes intérieurs.
Ces petits gestes s’inscrivent dans une tendance de fond : selon une enquête menée par Agria en décembre 2025 auprès de plus de 800 propriétaires, plus de 8 sur 10 se disent prêts à adapter leur mode de vie pour améliorer la qualité de vie de leur animal. Une preuve que la relation entre les Français et leurs compagnons a profondément évolué — et que leur santé, y compris sur des sujets méconnus comme les allergies saisonnières, est prise de plus en plus au sérieux.
Photo ; DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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Une réponse à “Chiens et chats allergiques au pollen : un phénomène plus fréquent qu’on ne le croit”
Je confirme…le vieux chien que je suis est allergique au pollen depuis 1990, l’autre siècle lors nous pouvions manger de la brioche (merci Pascal Praud) à défaut de pain bien noir divin pour consommer une bonne tranche de divin lard de mécréant bien salé. Graisse salée en Pays Glazik…