Le Nautique de Saint-Malo défie la morosité économique : 26 000 visiteurs pour sa 2ᵉ édition

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Pendant que l’économie nationale s’enlise dans une atonie qui n’étonne plus personne, la Cité corsaire, elle, met les voiles. Pour sa deuxième édition seulement, le Nautique de Saint-Malo a rassemblé 26 000 visiteurs les 17, 18 et 19 avril — soit 30 % de mieux qu’en 2025 — et s’impose déjà comme l’un des rendez-vous structurants de la filière nautique du Grand Ouest.

On aurait pu croire qu’il fallait un salon parisien, une couverture médiatique nationale et un ministre venu couper un ruban pour exister. Le Nautique de Saint-Malo vient de rappeler qu’un événement ancré dans son territoire, porté par ses acteurs locaux et adossé à une véritable culture maritime, peut parfaitement se passer de ce cirque-là. Et le faire mieux.

Organisé par la CCI Ille-et-Vilaine aux côtés de l’APNCE (Association des Professionnels du Nautisme de la Côte d’Émeraude), de la ville de Saint-Malo et de son agglomération, d’EDEIS, de la SNBSM, de Bretagne Plaisance et avec le soutien de la Région Bretagne, le salon a attiré un public venu de Normandie, du sud de la Bretagne et des Pays de la Loire. Autrement dit, un bassin de chalandise cohérent, maritime, fidèle à la géographie réelle des gens qui naviguent — et non aux découpages administratifs imaginés depuis une tour parisienne.

Un salon qui fait du business, sans le crier sur les toits

Le discours officiel parle de « visitorat de qualité ». Traduction : des visiteurs qui achètent, ou s’apprêtent à le faire. Des bateaux ont été vendus sur place, et les exposants évoquent « de très bonnes pistes commerciales » identifiées durant les trois jours. Dans un contexte économique que la CCI qualifie pudiquement de « complexe » — on se demande bien pourquoi — la performance mérite d’être soulignée.

Karine Bidard, représentante de la concession La Ville Audrain (Bénéteau), résume l’édition sans fausse modestie : « Il fallait transformer l’essai, et c’est chose faite. Nous avons réussi à refaire une très belle édition, dans la continuité de l’an dernier. Nous avons eu la chance d’avoir une météo favorable, les exposants étaient au rendez-vous et la dynamique commerciale était bien là. » Une forme de confiance sobre, bretonne, qui tranche avec le marketing de bataillon auquel les grands salons nationaux nous ont habitués.

Le bassin, cœur battant d’un salon qui parle à tout le monde

Là où le Nautique de Saint-Malo réussit son pari, c’est dans ce subtil équilibre entre rendez-vous business et animation populaire. On n’y vient pas seulement pour négocier l’achat d’un voilier ou discuter motorisation : on y vient en famille, pour voir l’eau, les bateaux, les démonstrations de remorqueur et de sauvetage, le départ d’Energy Observer, et surtout pour participer aux 24h Paddle by Quiksilver & Roxy, qui ont réuni 115 participants dans une ambiance que les organisateurs décrivent comme sportive et conviviale.

C’est peut-être là, au fond, ce que les grands salons généralistes ont oublié : un événement enraciné, qui parle à son territoire, qui n’a pas besoin de se travestir pour plaire. À Saint-Malo, on n’a pas inventé un salon de nautisme pour cocher une case sur un tableau Excel régional. On a simplement mis en avant ce que la Côte d’Émeraude a toujours été — une terre de mer, de marins et de marchands de bateaux — et laissé le public venir.

Autre enseignement intéressant : la communication locale, reprise par les exposants eux-mêmes, a largement fait le travail. Pas de matraquage télévisuel, pas de budget publicitaire pharaonique — du bouche-à-oreille, de la rencontre directe avec les clients, et un ancrage professionnel solide. On appelle cela la confiance. C’est rare. C’est précieux. Et cela fonctionne.

Un acteur structurant pour la Bretagne

Deux éditions seulement, et le Nautique de Saint-Malo s’installe déjà comme un événement structurant pour la filière nautique du Grand Ouest. Dans une Bretagne qui pèse lourd dans la plaisance française — en construction, en entretien, en services, en formation —, disposer d’un salon qui joue le jeu de la proximité et du concret n’est pas anodin. Ce sont des emplois, une identité professionnelle, une transmission de savoir-faire. Bref, tout ce qui fait qu’un territoire tient debout.

La CCI Ille-et-Vilaine a remercié exposants et partenaires. Elle peut ajouter à la liste ceux qui, depuis des siècles, ont fait de Saint-Malo ce qu’elle est : une ville de mer, qui n’a jamais eu besoin d’autorisation pour entreprendre.

Rendez-vous est déjà pris pour le printemps 2027.

Photo : Le nautique (DR)

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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Une réponse à “Le Nautique de Saint-Malo défie la morosité économique : 26 000 visiteurs pour sa 2ᵉ édition”

  1. RAYMOND NEVEU dit :

    Ceux qui mangent de la brioche ne se privent de rien et moi je suis privé d’ABP par le yankee de Stanford par exemple à propos d’Istor Breizh je connaissais un des auteurs du livre Robert Omnes qui fut mon prof, maire de Plomelin, animateur avec son épouse de la messe en breton à Quimper (I’m censored), je lis avec attention Paol Molak (I’m censored) le yankee de Stanford anime le bal des minables sur la 666 aux States! Eh bien je préfère KEROUAC! Et pour Molak je prendrai contact avec lui.

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