De la Terre à l’Ether, Voyage au centre de la toile « AlimenTERRE » de Marguerite Chanvril (1901-1983)

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D’où provient notre alimentation ? Comment est-elle produite ? En fonction de nos choix alimentaires, que soutenons-nous comme type d’agriculture ? Une agriculture locale et durable ? Un œuf, deux … De la Terre à l’Ether, imaginez de ce que nous pouvons créer ensemble.

Aristote, philosophe naturaliste, a étudié les œufs pour comprendre la génération des animaux (embryologie), observant notamment le développement du poussin. Contrairement à la biologie moderne, il soutenait que la poule précédait l’œuf, considérant la forme adulte comme la finalité logique (téléologie) de l’œuf.

Selon Aristote, l’œuf n’est qu’une poule en puissance. La cause finale (la poule) préexiste à la réalisation de l’œuf. Il pensait qu’il ne pouvait y avoir un premier œuf sans un premier oiseau pour le pondre.

Le philosophe grec affirmait : « Il ne pouvait y avoir un premier œuf pour faire naître un oiseau, ou il y aurait eu un premier oiseau pour faire un œuf, puisque les oiseaux viennent des œufs. » De Thomas d’Aquin à Diderot en passant par Darwin, ce questionnement n’a cessé de faire rage …

Chez Aristote, l’Ether (ou « Cinquième essence » ) est la matière éternelle, immuable composant le monde céleste au-delà de la Lune. Contrairement aux quatre éléments terrestres (terre, eau, air, feu) sujets au changement, l’Ether anime les astres d’un mouvement circulaire parfait et éternel.

Comment dès lors, imaginer une Toile de la transformation « AlimenTERRE » en harmonie avec le climat et les écosystèmes ? Une femme a particulièrement marqué la carte de la transformation alimentaire de Liverpool en tant que ville-port. Une statue en bronze située dans le hall de la gare de Liverpool Lime Street représente une femme tenant un sac à main et un œuf : Bessie Braddock (1899-1970). Qui était-elle ? Députée de la circonscription de Liverpool Exchange pendant plus de 24 ans. Bessie Braddock s’est notamment engagée dans une transformation de Liverpool et de son système alimentaire, s’appuyant sur des projets locaux et une transition vers des circuits courts.

Pleinement inspirée par ce destin hors-du-commun, Marguerite Chanvril (1901-1983) a marché sur ses pas, en recensant des producteurs locaux qui vendent en circuit court, visant à rapprocher les consommateurs des produits du « goût d’ici ». Elle a soutenu activement des projets de transformation alimentaire répondant aux besoins du territoire, dans le cadre de sa transition agricole et agroalimentaire.

Ce voyage au centre de la toile agroalimentaire a intéressé d’autres villes portuaires ou transfrontalières comme Dunkerque et sa Halle aux Sucres dans les Flandres, permettant de comprendre l’origine et la production des aliments, en se concentrant sur les spécificités agricoles de régions portuaires.

Comme principal point de passage historique des mouvements migratoires vers l’Amérique, Cherbourg offre bel et bien un voyage au centre de la toile « AlimenTERRE », dont les travaux de Marguerite Chanvril mériteraient davantage d’être éclairés auprès du grand public ainsi qu’en direction des milieux créatifs et innovateurs.

Femme pionnière dans le domaine des sciences de la nutrition, Marguerite Chanvril a souhaité innover entre terre et mer pour améliorer les transports de compléments alimentaires y compris jusqu’aux anciennes halles de Paris. Ses travaux ont été récompensés par la prime d’honneur du ministère de l’agriculture, pendant la Grande crise de 1936.

Pour permettre notamment un meilleur acheminement d’oeufs et de produits ultra-frais vers les anciennes Halles de Paris, elle a notamment breveté un procédé visant à renforcer le calcium de coquilles d’oeuf à partir de minéraux marins et encourager d’autres exemples historiques pour le développement d’aliments composés vitaminés ou complémentés dans la France d’entre-deux-guerres.

Kevin LOGNONÉ

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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Une réponse à “De la Terre à l’Ether, Voyage au centre de la toile « AlimenTERRE » de Marguerite Chanvril (1901-1983)”

  1. alienor dit :

    https://www.eau-et-rivieres.org/stop-poulailler-geant-langoelan
    https://www.agromatin.com/reference-agro/projets-territoriaux/une-ferme-usine-de-120-000-poulets-prevue-en-bretagne.html sur ce site, l’article n’est « plus disponible »….
    il est intéressant de voir qui est à l’origine et bénéficiaire du projet (groupe AVRIL donc FNSEA)
    source video HUGO CLEMENT sur telegram Tchat eveil 2022
    Ça c’est un projet d’agrandissement d’un élevage industriel de poulet, et j’espère que vous êtes bien assis, c’est donc un élevage qui se trouve à Perrin dans la Drôme et voici le projet :

    La capacité de l’élevage sera de 142 800 poulets du standard en simultané, soit un élevage annuel d’environ 1,1 million de poulet…

    Il est précisé dans le document que les poulets n’auront aucun accès à l’extérieur et que la densité d’élevage sera de 21 poulets par m2…

    La quantité d’émission d’ammoniac a été estimée à 14 218 kg par an,
    Et la consommation d’eau potable estimée à 11 244 mètres cubes…

    Devinez combien d’emplois vont être créés pour s’occuper d’un million de poulet… 3 emplois à temps plein pour un million de poulet par an…

    Cette fois un projet d’élevage avec 3100 bovins présents simultanément sur l’exploitation.

    L’objectif de production 50 jeunes bovins, 35 génisses et 10 vaches grasses par semaine, soit environ 100 bovins abattus toutes les semaines.

    Ça fait donc à peu près 5000 vaches produites en une année par une seule ferme usine…

    Tout ça pour créer 5 emplois directs…

    Mais rassurez-vous, comme le disait ce député de la République en marche  »l’élevage industrielle n’existe pas en France ». »
    (https://vm.tiktok.com/ZNRqHrLdq/)

    et la même pour des vaches ! plus d’un millier sans jamais voir le jour …..

    ces projets de créent même pas d’emploi, pour les poulets, 3 salariés….

    j’espère que l’info passera, merci à Breizh

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