L’Etat français écrase le basque au Pays Basque mais favorise les traditions étrangères partout [L’Agora]

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Au Pays Basque, on parle… basque !

Ce qui est surprenant c’est que les Français soient surpris de cela. Au Pays Basque, il y a une langue plurimillénaire qui existait bien avant le français et qui sait tout dire : la langue basque.

Cette langue sert de lien entre les deux côtés du Pays Basque, nord et sud, « français » et « espagnol » et est encore largement pratiquée dans le Pays Basque intérieur. Le « vrai Pays Basque », fort différent de ce littoral à bodégas devenu refuge pour Parisiens fatigués.

Et puisque l’Histoire est compliquée, au Pays Basque, on parle également gascon, forme locale de l’occitan, plutôt dans ses marges. Les deux cohabitent, parfois au sein de la même famille.

Si les Parisiens fatigués aiment venir au Pays Basque, ce n’est pas uniquement à cause de la mer, c’est aussi parce que le Pays Basque est authentique. Qu’il a su conserver ses traditions. Que le Pays Basque est basque. Tout simplement.

Ce dernier mois, deux villes ont démocratiquement déclaré le basque comme langue officielle de la commune (Sare) ou le basque et le gascon comme « langues du territoire » (Bayonne). Les deux délibérations prises démocratiquement par deux conseils municipaux élus tout aussi démocratiquement ont été annulées purement et simplement par le préfet des Pyrénées-Atlantiques. Au nom de quoi ? De la constitution et de son article 2 qui dit que « le français est la langue de la République ».

De la France charnelle, il ne reste plus que ça : « le français est la langue de la République ».

Dans la Constitution, il n’est pas inscrit que « la France est un état laïque dont la religion historique est le catholicisme aux côtés du protestantisme et du judaïsme ».

Dans la Constitution, il n’est pas inscrit que « la France a un peuple d’origine indo-européenne enrichi des peuples d’Outre-Mer »

De son aspect « charnel », il ne reste que cette affirmation péremptoire : « le français est la langue de la République », affirmation qui ne lutte en rien contre l’anglais qui est omniprésent jusque dans la bouche du président Macron, mais qui condamne les langues régionales, langues charnelles des peuples de France, a la marginalité éternelle.

Car si le français est la langue de la République depuis 1792, elle n’est en rien la langue HISTORIQUE de la France. Le français c’est la langue COMMUNE, point. Celle qui permet à un Picard de deviser avec un Marseillais ou un Polynésien.

En quoi cela gêne l’Etat français et l’aspect « commun » de la langue française que Sare et Bayonne admettent une évidence : le basque et le gascon sont les langues (historiques) du territoire basque. Combien de personnes parlaient réellement le français à Sare, il y a encore 80 ans de cela par exemple ?

Le français est la langue commune de la France comme l’anglais est la langue commune de l’Europe (alors qu’il n’existe plus que deux pays officiellement anglophones dont l’anglais est seconde langue de surcroît : l’Irlande et Malte. Paradoxe !). Mais quelle instance européenne oserait retoquer une motion qui affirmerait que la langue du territoire de la ville d’Orléans est le français par exemple ?

L’Etat français est bêtement rigide sur la question linguistique à Sare et Bayonne alors que la France est totalement rongée de l’intérieur par l’islamisme et les plus extravagantes traditions étrangères. Sare ne peut légalement pas édicter une évidence : sa langue charnelle est le basque alors même que tous les signes de francité sont bafoués, avalés, anéantis dans quantité de villes de la région parisienne ?

Que les préfets français, forts avec les faibles et faibles avec les forts, s’occupent de rétablir la France et surtout la francité à Stains ou à La Courneuve et qu’ils laissent tranquille Sare et Bayonne qui s’efforcent, elles, de conserver leur « basquitude ».

Car il est plus simple de sanctionner deux paisibles conseils municipaux que de rétablir l’ordre dans une cité marseillaise ou parisienne qui échappent désormais non seulement aux lois françaises mais également à la tradition française et à l’esprit français.

Le constat vaut également pour la Corse où le préfet Paolini a été récemment démis de ses fonctions en conseil des ministres car trop favorable à la langue corse alors qu’à quelques encablures de l’île de Beauté, Marseille échappe petit à petit à toute autorité judiciaire, préfectorale, rectorale et religieuse (catholique). L’Etat montre les muscles au nom de la France à Bastia et se couche dans les quartiers Nord de Marseille. Ridicule !

Reste désormais à espérer que lorsque le RN arrivera au pouvoir, il saura remettre de l’ordre dans les priorités préfectorales et identitaires.

Car qu’est-ce qui est important ? Que Sare, Bayonne et la Corse luttent à leur manière pour rester ce qu’ils sont, c’est à dire pleinement basques ou corses ou alors que l’Etat Français continue à entretenir l’illusion que la Troisième République patriotarde et cocardière va y être rétablie ? Le RN aura déjà assez à faire pour la rétablir à Sarcelles et Saint-Denis. Qu’elle laisse les derniers territoires authentiques et enracinés de l’Hexagone gérer l’essentiel de leurs affaires !

Mathurin Le Breton

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.

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6 réponses à “L’Etat français écrase le basque au Pays Basque mais favorise les traditions étrangères partout [L’Agora]”

  1. Rec(tifica)teur dit :

    Il s’agit en fait du recteur de l’académie de Corse, Rémi-François Paolini, mais cela ne change pas grand-chose à la teneur de l’article… Bon article, d’ailleurs !

  2. Rec(tifica)teur dit :

    Détection d’un doublon : il semble que vous avez déjà envoyé ce commentaire ! Je n’en ai pas l’impression.

  3. Asinus dit :

    Confondre à longueur d’article le village de Sare au pays basque et la province teutonne de la Sarre me laisse un peu perplexe sur la défense de l’identité basque…

  4. PL44 dit :

    D’origine indo-européenne, les Basques ?

  5. Louz dit :

    « Reste désormais à espérer que lorsque le RN arrivera au pouvoir, il saura remettre de l’ordre dans les priorités préfectorales et identitaires«  Quelle naïveté ! Le RN est encore plus jacobin que les partis du gouvernement actuel. Non le RN n’est certainement pas la solution.

  6. Guevel Jean dit :

    et le Breton dans tout ça?Je vous rappelle que les deux vraies langues parlees en france sont le Basque et le Breton toutle reste n’est que patois .Une seule solution Bevet Breiz dieub.Na gwen na ruz Breiz ebet.Ne comtons que sur nous même.

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