L’Italien Alessio Magagnoti (Red Bull-BORA-Hansgrohe Rookies) a remporté ce lundi 27 avril 2026 la troisième étape du Tour de Bretagne cycliste, entre Drefféac et Concoret. Vainqueur au sprint au terme de 189,9 kilomètres dans une étape marquée par plusieurs chutes, le coureur transalpin signe son deuxième succès en trois jours et reprend par la même occasion la tête du classement général. Le jeune Français Aubin Sparfel (Decathlon CMA CGM Development Team) prend la deuxième place de l’étape mais reste sur sa faim, cherchant toujours sa première victoire de la saison.
Une longue échappée vouée à l’échec
L’étape, la plus longue jusqu’ici de cette 59ᵉ édition avec ses 189,9 kilomètres, a mis du temps à se dessiner. Après un début de course animé mais sous contrôle, cinq coureurs sont parvenus à s’extraire du peloton : Luc Royer, Ben Felix Jochum, Gabin Gicquel, Bogdan Zabelinskiy et Félix Rouinsard. Le quintette s’est rapidement organisé pour profiter d’un peloton initialement attentiste, creusant un écart qui a dépassé les cinq minutes au plus fort de la journée.
L’équipe Lotto-Groupe Wanty, qui défendait le maillot jaune de Halvor Dolven conquis dimanche à Missillac, a longtemps laissé courir avant que les formations Red Bull-BORA-Hansgrohe Rookies et Decathlon CMA CGM Development Team ne prennent l’initiative de la poursuite. À l’avant, Félix Rouinsard a su tirer son épingle du jeu en sécurisant le maillot de meilleur grimpeur de la journée, mais l’entente entre les fugitifs s’est progressivement fissurée à l’approche du redoutable circuit final de Concoret.
La forêt de Brocéliande tient ses promesses
Le tracé sinueux et exigeant tracé au cœur de la forêt de Brocéliande a tenu toutes les promesses formulées en amont par les organisateurs. L’enchaînement des difficultés et l’usure cumulée par les fugitifs ont permis au peloton de réintégrer la tête de course dans les derniers kilomètres, conformément au scénario classique des étapes piégeuses dont les organisateurs disaient qu’elles ne feraient pas le vainqueur du Tour mais qu’elles pourraient bien le défaire.
Le final s’est révélé particulièrement nerveux, ponctué de plusieurs chutes qui ont rebattu certaines cartes. Sebastian Veslum, qui s’était signalé la veille à Missillac en finissant deuxième de l’étape et en glanant le titre de combatif, a été impliqué dans une chute sans conséquence physique majeure mais révélatrice de la tension régnant dans le peloton. À l’inverse, Magagnoti a su naviguer entre les écueils pour se présenter idéalement placé à l’entame du sprint final.
Un sprint maîtrisé pour le maillot jaune
Le sprint, désorganisé par les chutes et les attaques tardives, a tourné à l’avantage de l’Italien, qui a fait parler son explosivité pour devancer Aubin Sparfel et l’Australien Blake Agnoletto (Groupama-FDJ United). Magagnoti, déjà vainqueur de l’étape inaugurale samedi à Pipriac, signe ainsi un doublé qui le replace en tête du classement général. Avec les bonifications glanées sur la ligne, il reprend la tunique jaune que portait Halvor Dolven depuis dimanche.
Le succès consacre la montée en puissance de l’équipe Red Bull-BORA-Hansgrohe Rookies sur ce Tour de Bretagne, où elle a su assumer ses responsabilités au moment décisif. La formation autrichienne et son leader italien font désormais figure de patrons de l’épreuve.
Aubin Sparfel : l’éternel deuxième
Du côté tricolore, la performance d’Aubin Sparfel mérite d’être saluée à sa juste mesure. Âgé de seulement 19 ans, le jeune coureur de la formation Decathlon CMA CGM Development Team confirme à Concoret la régularité dont il fait preuve depuis le début de la saison, mais reste désespérément en quête de son premier succès. Déjà très en vue sur des courses de classe 1 comme la Classic Grand Besançon Doubs ou Paris-Camembert, où il a tenu la dragée haute aux professionnels confirmés, il accumule les places d’honneur sans parvenir à lever les bras.
Cette nouvelle deuxième place à Concoret est cependant loin d’être stérile sur le plan stratégique. Grâce aux bonifications, le Français remonte à la troisième position au classement général, à seulement neuf secondes du nouveau leader Magagnoti. À ce jeu, le jeune talent breton et plus largement français se positionne en sérieux outsider pour les étapes à venir, à condition de transformer enfin l’essai sur la ligne.
Une course qui se resserre, des opportunités à saisir
Au terme de cette troisième étape, les positions au classement général se resserrent significativement. Les équipes les mieux structurées – Red Bull-BORA-Hansgrohe Rookies en tête, mais aussi Decathlon CMA CGM Development Team, Lotto-Groupe Wanty et Tudor Pro Cycling Team U23 – prennent progressivement le contrôle de la course. Mais l’intensité observée jour après jour laisse augurer de nombreuses opportunités pour les coureurs offensifs dans la suite de l’épreuve.
Cette troisième étape aura confirmé une réalité de cette édition 2026 : sur les routes bretonnes, rien n’est jamais joué d’avance. Entre les pièges du parcours, l’usure cumulative et l’agressivité des jeunes formations U23 venues se forger une expérience de premier ordre, le scénario reste ouvert. Pour le bonheur des amateurs de cyclisme massés sur les bords de route, particulièrement nombreux ce lundi sur le circuit final de Concoret, au cœur d’une Brocéliande baignée par un soleil printanier.
La quatrième étape se dessinera dès ce matin, avec son lot probable de nouvelles surprises et de belles bagarres. Ce sera la plus longue étape de ce Tour de Bretagne. Près de 205 kilomètres à couvrir pour rejoindre le Finistère à travers le Centre Morbihan et la Cornouaille. L’étape a clairement été tracée pour entamer les forces des coureurs. L’approche du circuit final est difficile. Et si le circuit quant à lui n’est pas d’une difficulté extrême, il n’est pas évident de privilégier un scénario.
Photo d’illustration : Tour de Bretagne
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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