« La presse française adore parler d’indépendance. Elle oublie parfois de préciser que cette indépendance arrive aussi sous enveloppe budgétaire. En 2024, les aides directes à la presse ont représenté 175,2 millions d’euros, répartis entre pluralisme, transport, diffusion, modernisation et investissement. Le système arrose large : Le Parisien/Aujourd’hui arrive en tête avec 12,2 millions d’euros perçus cette année-là, devant Le Figaro avec 9,9 millions, La Croix avec 8,8 millions, Le Monde avec 7,8 millions, Libération avec 6,6 millions, Ouest-France avec 6,4 millions et L’Humanité avec 5,7 millions. Même Le Journal du dimanche, qui publie ces lignes, figure dans le tableau officiel avec environ 1,2 millions d’aides directes. Le principe se défend : préserver le pluralisme, soutenir des titres fragiles, maintenir une diffusion nationale. Mais il dit aussi une vérité moins confortable : dans un marché en crise, la presse française vit désormais sous une forme d’assistance publique. » (Jules Torres, Le JDNews, 17 mai 2026)
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5 réponses à “L’indépendance de la presse ?”
La presse n’est pas indépendante. Elle appartient à quelques milliardaires de l’extrême-centre. Elle est oligarchique. Il reste une presse plus petite mais elle n’est pas indépendante. Elle est sous influence: Sioniste.
La presse « libérale » devrait montrer l’exemple en refusant les subventions directes et indirectes dont elle est gavée par cette forme d’assistance publique aux incompétents qui viole les notions libérales d’indépendance, de concurrence et de juste prix de marché.
Haro sur Bolloré, mais il serait intéressant de se pencher sur la presse qui se revendique de la gauche et qui reçoit non seulement des subsides de l’Etat mais a des sponsors argentés très engagés comme Pigasse, Niel
Rapide passage avant Philippe en espérant que les neurones ne disjonctent pas…au XIXe l’Etat accordait un contingent de papier…mais seuls les notables lisaient!
Malgré mon âge, je reste persuadée que la presse (subventionnée par l’état ou non), tant qu’elle est plurielle politiquement, est essentielle. Elle doit exister, elle trouve son public et nourrit le débat collectif. Certains peuvent avoir l’impression que la presse orientée à gauche remporte la mise. Il n’en est rien, au contraire. La presse orientée à droite est plus diffuse, plus diverse en titres (et donc davantage lue). Si cela peut en rassurer certains (https://www.monde-diplomatique.fr/cartes/PPA). En tout cas il faut du pluriel, car une presse d’une seule couleur politique est digne de la Russie ou d’un autre état totalitaire. En plus aujourd’hui, sur internet, on trouve plein de titres de tous bords (dont Breizh-info), donc chacun y trouve finalement son compte, n’est-ce-pas ?