Six mois de prison avec sursis, 10 000 euros d’amende et 20 000 euros de dommages et intérêts. Voilà le prix qu’Erik Tegnér, directeur du magazine identitaire Frontières, devra payer pour avoir publié une enquête sur les avocats spécialisés en droit des étrangers. La sentence est tombée jeudi 18 juin devant le tribunal correctionnel de Bobigny. Et son fondement juridique a de quoi glacer : non pas la diffamation, mais la loi adoptée après l’assassinat de Samuel Paty.
Je viens d’être condamné à 6 mois de prison avec sursis et 10 000€ d’amende, sur le fondement de… la loi Samuel Paty !
Condamné comme journaliste car mon média Frontières a publié une grande enquête sur les avocats en droit des étrangers.
C’est un immense scandale ! pic.twitter.com/XVdLFkahA4
Publicité— Erik Tegnér (@tegnererik) June 18, 2026
Une condamnation au nom de la loi Paty
Le délit retenu est celui de divulgation de données personnelles — le « doxing » —, introduit en 2021 dans le sillage de la mort du professeur décapité après avoir été identifié et localisé en ligne. Ce dispositif, conçu pour protéger les victimes potentielles d’infractions terroristes, se retrouve aujourd’hui retourné contre un média et son directeur de publication. Le glissement est vertigineux. Une loi née d’un attentat islamiste sert désormais à sanctionner une enquête de presse sur le fonctionnement des tribunaux.
Le tribunal reproche à Frontières d’avoir présenté une dizaine d’avocats avec leur nom, leur prénom et leur ville d’exercice, en les qualifiant de « militants idéologiques » et de « coupables » de la crise migratoire. Le président Youssef Badr a estimé que le directeur ne pouvait ignorer que cette publication était susceptible de provoquer des comportements violents. L’avocat de la défense, Frédéric Pichon, a dénoncé une décision « éminemment politique » et annoncé un appel, accusant la justice d’avoir détourné une loi protectrice des victimes du terrorisme pour la retourner contre des journalistes.
Ce que disait l’enquête
Que contenait donc ce numéro spécial pour mériter pareille foudre judiciaire ? Selon Frontières, le travail mené par son pôle enquête documentait, entre octobre et novembre, le passage devant les tribunaux administratifs de 39 clandestins connus pour des faits de viol — dont 28 originaires de pays africains — venus contester une obligation de quitter le territoire (OQTF), épaulés par des associations et des avocats financés sur fonds publics. Certains auraient obtenu gain de cause.
🔴 Je suis celui qui a réalisé l’enquête sur le business des avocats pro-migrants, pour laquelle Erik Tegnér, alors directeur de la publication, a été condamné.
Je vais vous expliquer ce que nous avons révélé dans cette enquête, ainsi que l’atteinte gravissime à la liberté de la… pic.twitter.com/XdazjVuKLV
— Jules Laurans (@Jules_Laurans) June 18, 2026
Ces chiffres, avancés par le média touchent à un nerf sensible : le rôle de certains cabinets dans la contestation systématique des mesures d’éloignement, et le coût pour le contribuable d’un contentieux migratoire en expansion. Sujet d’intérêt général s’il en est. Sujet que des citoyens sont en droit de connaître et de débattre. C’est précisément là que le bât blesse.
L’enquête sur la justice, nouvel interdit ?
Le journaliste auteur de l’enquête, Jules Laurans, et la rédaction de Frontières y voient une volonté manifeste de faire taire toute investigation portant sur le fonctionnement des tribunaux. Si le raisonnement du juge devait faire jurisprudence, la logique serait implacable : dès lors qu’une enquête nommant des professionnels pourrait, en théorie, susciter des menaces à leur encontre, elle deviendrait punissable. Or quelle enquête sérieuse n’identifie pas les acteurs qu’elle met en cause ?
À ce compte, n’importe quelle investigation citant un responsable politique, un magistrat ou un chef d’entreprise tomberait sous le coup d’un risque « indirect » de menace. C’est la définition même du journalisme d’enquête qui se trouve fragilisée. On mesure mal, dans le confort des rédactions installées, ce que cette brèche ouvre comme possibilités de répression sélective.
Une justice à géométrie variable
Car c’est bien la sélectivité qui interroge. Les campagnes hostiles visant des médias ou des personnalités situés d’un certain côté de l’échiquier ne déclenchent pas les mêmes réflexes répressifs. Cette asymétrie nourrit, à juste titre, le soupçon d’une justice qui n’applique pas la même rigueur selon l’orientation idéologique de celui qu’elle juge.
Le procès Tegnér ne relève pas du drame judiciaire ordinaire dont l’actualité abonde. Il pose une question de fond : un journaliste dont la ligne éditoriale déplaît peut-il être condamné, sur le fondement d’une loi antiterroriste, pour avoir enquêté sur l’institution judiciaire elle-même ? Si la réponse est oui, alors c’est un pan entier du débat démocratique qui se ferme.
L’affaire dépasse de loin le cas d’un homme ou d’un titre de presse. Elle dessine les contours d’un climat où l’enquête dissidente devient un risque pénal, où la révélation de réalités dérangeantes expose son auteur à la prison plutôt qu’au débat contradictoire. La voie normale, dans un État de droit, pour contester une enquête jugée mensongère, c’est la plainte en diffamation, où l’on débat des faits. Avoir choisi le terrain du doxing, c’est avoir choisi de contourner ce débat sur le fond.
La question posée vaut pour tous : une presse qui n’enquête plus sur les pouvoirs — y compris judiciaire — par crainte du tribunal n’est plus une presse libre. Le verrou qui se referme sur Erik Tegnér pourrait demain se refermer sur d’autres. C’est pourquoi cette condamnation, au-delà des clivages, devrait inquiéter quiconque tient à la liberté d’informer (mais visiblement, cela n’inquiète pas la presse de gauche qui se félicite de la condamnation, ce qui est ahurissant).
En matière de droit de la presse comme en matière pénale, la Justice en République française n’a plus, pour beaucoup de citoyens, la moindre crédibilité.
YV
PS : en Bonus.
Très étrange !
Youssef Badr, le juge qui a condamné @tegnererik, est un militant ouvertement anti-RN et pro-extrême gauche.
La décision de condamner l’enquête de Frontières sur les avocats pro-migrants est une décision politique.
Comment peut-on raisonnablement accorder du… https://t.co/km91xp45OA
— Stanislas Rigault (@stanislasrig) June 18, 2026
Crédit photo : DR
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17 réponses à “Six mois avec sursis pour une enquête : la loi Paty détournée contre Erik Tegner – la Justice s’acharne sur les Dissidents”
Le président du tribunal Youssef Badr est la 5eme colonne.
Il a créé une association proimmgrationiste.
Curieusement quand le journal le monde cité le nom de l’avocat d’utopia56 association proimmgrationiste.
Pas de procès.
Me w gonadel va défendre en appel
Bonjour,
Alors pourquoi la droite veut toujours plus de lois sécuritaires ? Pour les appliquer sur les autres ? Lol.
Cdt.
M.D
La mise en place d’une dictature d’extrême centre avance pas à pas, avec détermination. Nous voyons se restreindre nos espaces de liberté d’association, d’expression, d’information, et même celle de banqueter de boire tel type de bière. Il nous reste et restera la dissidence. « Lorsque un homme se veut tel, il n’a qu’un devoir : l’insoumission ! » Glenmor.
Une justice de Merde qui est un État dans l’ÉTat. Tout commentaire sur ce jugement politique et idéologique ne sert à rien. RDV en 2027 devant le urnes pour mettre le bon bulletin afin de réformer en profondeur cette institution bourrée de Juges Rouges.
Tegner est un j**f sioniste, dont le rôle est celui de la diversion. L’immigration est une *conséquence*, alors que la *cause* est justement les sionistes qui dirigent réellement la France depuis 60 ans: Jacques Attali, le CRIF, etc. Tegner ne comprend toujours pas que quand ont travaille pour le diable, celui-ci finit toujours par vous trahir !
Mao, Staline, Pol pot et tant d’autres on muselé la liberté d’expression dans un bain de sang, Macron a fait mieux sans tirer un coup de fusil. On pourrait presque être admiratif si cette censure ne nous était pas destinée.
La mafia des juges en action…si vous écoutez la juge Brugère jamais elle ne critique sa clique, la caste des juges!
La France est en république judéo-maçonnique. De quoi Erik Cohen Rosenblum Goldberg Tegnér se plaint-il ?
Ce Youssef Badr, ses papiers sont en règle ? (Humour)
Justice pourrie ? Bien-sûr. Mais ce type est anti-catholique, donc anti-France. Une fraude. Une fausse opposition. Son média a naturellement le même discours que FEUJEdeSouche. Bonne chance à la France sans la foi chrétienne qui l’a créée.
Soutien total à Erik Tegner….Le premier qui dit la Vérité….il sera exécuté.
Juste une generalite suite a cet exemple type soumis par Breizh-Info : La France s’enfonce grâce a des Français de souche qui ne se rendent pas compte du crime qu’ils commettent,
Et malheureusement, tous n’ont pas la chance de pouvoir s’expatrier (Comme moi au Canada), et de ce fait, subissent les affres d’une politique illogique, totalement suicidaire, sinon purement et simplement CRIMINELLE.
Éric Tegner est un des néo fascistes qui m’ont laissé me faire exclure avec violence de l’UDT Z 2025 ( et par erreur apparemment… aussi on me reprochait ma nièce journaliste, une amie RN) alors qu’il le voyait et que je demandais son intervention. Donc il a ce qu’il mérite, ce n’est pas un vrai français honnête et fraternel. Ci devant Conseiller Régional PDLL et maire adjoint de Marçon 72
Ah, Erik Tegner joue les vierges effarouchées ? S’il est vraiment professionnel, il savait pertinemment les risques de son action. Et non, on ne fait pas n’importe quoi sous prétexte qu’on se prétend journaliste.
Merci Erik Tegner,vous avez dit la verité et vous avez payé le prix!
Publier les noms et lieux d’exercice d’avocats immigrationnistes qui font leur beurre sur l’immigration, et alors ? Un avocat est une personne PUBLIQUE avec un lieu d’exercice PUBLIC. Ils sont tous sur internet pour avoir des clients. Ou est le problème ?
Le problème c’est que la liberté d’opinion dépend de la couleur politique.
Et quand on sait comment sont froqués une très large majorité de juges on n’est pas surpris.
Quoi? Il avait le droit de publier ça. Un avocat est une personne publique que tu as sur internet et que tu peux contacter, tu as même son téléphone et son adresse perso. Tekner a dit que ces avocats font le beurre sur la défense des immigrés et donc en partie responsable de la crise. C’est pourtant la réalité. Tekner a été condamné pour DÉLIT D’OPINION car il a la mauvais couleur politique !