Autonomie et indépendance forment le socle de la souveraineté sans laquelle une nation ne peut exister. Dans les temps jadis, on apprenait aux enfants des écoles ce qu’était une nation. La notion de « patrie » paraissait alors naturelle et nous étions les bénéficiaires des sacrifices de nos aînés morts pour que nous puissions vivre libres. De cette liberté est née la possibilité pour notre peuple en formant une nation de choisir notre destin. L’intangibilité de la souveraineté de la nation et, au travers d’elle, de la souveraineté du peuple qui est la véritable clé de voûte de la Constitution de la Vème République, apparaît évidente et tous les efforts, tous les sacrifices endurés entre 1940 et 1944 seraient réduits à néant si cette souveraineté venait à disparaître.
Or, depuis près de cinq décennies, par petites touches successives, analogue à la tactique du voleur chinois qui déplaçait le vase convoité d’une manière insensible jusqu’à ce qu’il sorte du champ visuel, des attributs essentiels ce cette souveraineté nous ont été dérobés. Tous nos gouvernants, à des degrés divers, y ont consenti et certains ont même poussé l’hypocrisie et le cynisme en faisant mine de s’y opposer. L’euro, monnaie magique, qui aurait dû nous apporter la prospérité n’a servi qu’à nous lier davantage à une Union Européenne dont le but premier était justement de faire disparaître les nations européennes et la souveraineté des peuples qui les avaient érigées, en le payant souvent au prix du sang versé.
Un seul objectif : restaurer la souveraineté du peuple français
Elle apparaît dans la Constitution de 1958 dès l’article 2 et est précisée dans l’article 3 : «La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum.
Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice.
Le suffrage peut être direct ou indirect dans les conditions prévues par la Constitution. Il est toujours universel, égal et secret. »
Qu’en reste-t-il aujourd’hui ? Rien, ou si peu… Le coup de grâce est venu du vote détourné de mai 2005. Les Français avaient voté par référendum contre le traité qui allait donner une constitution à l’Union Européenne et…on leur a quand même imposé ce traité sous forme du traité de Lisbonne. C’est cette forfaiture qui doit être aujourd’hui gommée de notre histoire.
Notre constitution ne peut fonctionner que si le peuple français est et demeure souverain. La personne qui est élue à la Présidence de la République doit l’être par une majorité de Français. C’est ce courant majoritaire qui donne leur stabilité à nos institutions. Aujourd’ hui, comme en 2005, une majorité de Français veulent qu’on leur rende les attributs confisqués de leur souveraineté : le droit de frapper leur monnaie, le droit d’établir les frontières de leur pays et de laisser entrer qui ils veulent et enfin le droit de déclarer ou non une guerre.
Pour avoir laisser-faire ces manquements, la classe politique dite « de gouvernement » a perdu la confiance du peuple. Ils se prétendaient tous « gaullistes » mais ce n’était qu’une posture électorale.
Ceux qui se définissent comme « gaulliens » doivent tout mettre en œuvre pour redonner à la France cette souveraineté mise à mal depuis des décennies.
Oui, la France doit quitter l’Union Européenne, récupérer sa propre monnaie en lui redonnant une valeur intrinsèque et quitter l’OTAN devenue obsolète après la disparition de l’URSS. Seuls ceux qui entreprendront cette tâche difficile mais exaltante pourront, à juste titre, se proclamer « gaulliens ». Et qu’on ne nous endorme pas avec la crainte supposée des Français qui auraient peur de retrouver leur souveraineté. C’est aux dirigeants politiques de les convaincre qu’il n’y a aucune alternative possible. Nos aînés ont, par millions, fait le sacrifice de leur vie et notre devoir est de montrer qu’ils ne l’ont pas fait en vain. La France ne doit pas devenir un petit « état-croupion » d’une Union Européenne qui n’a jamais voulu dire ce qu’elle était sous son apparence trompeuse, à savoir une sorte d’appartement-témoin d’un monde sous la tutelle de quelques banquiers internationaux dont le but était de réduire l’ensemble de la population mondiale à la servitude par une dette inextinguible créée à partir de rien sous forme de monnaie fiduciaire et dont les intérêts versés sous forme d’impôts par les peuples finiront par leur prendre tout ce qu’ils croyaient, de bonne foi, posséder.
Nous n’avons plus de « droit à l’erreur » et l’élection de 2027 sera, espérons-le, le premier acte d’une France retrouvée, tout comme elle peut être le dernier clou du cercueil d’une nation moribonde.
Jean Goychman
Cercle Patria
Illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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