L’apparition d’un requin à proximité d’une plage de Fouesnant, dans le Finistère, a brièvement ravivé l’inquiétude, lundi 25 mai. En début d’après-midi, plusieurs signalements ont été transmis aux pompiers après l’observation d’un squale au large de la plage de Kerambigorn. Selon Bruno Merrien, maire de Fouesnant cité par Ouest-France, l’animal était « suffisamment proche du rivage pour qu’on s’en inquiète ».
Les services techniques et la police municipale ont été dépêchés sur place afin d’établir un périmètre de sécurité. Les quelques baigneurs présents ont pu sortir de l’eau sans difficulté, avant que l’alerte ne soit levée dans l’après-midi.
Le Télégramme a ensuite précisé qu’il s’agissait d’un jeune requin bleu, ou peau bleue, visiblement blessé, qui s’était échoué dans les rouleaux avant de parvenir à regagner le large. « Cela faisait près d’un quart d’heure que le jeune requin se débattait dans les rouleaux, il était touché aux branchies, saignait », a rapporté un témoin auprès du quotidien breton.
Des squales bien connus des eaux bretonnes
Si l’image peut surprendre les promeneurs, la présence de requins dans les eaux bretonnes n’a rien d’inédit. Interrogé par Le Télégramme, Éric Stéphan, coordinateur de l’Apecs, l’Association pour l’étude et la conservation des sélaciens, a rappelé à propos du requin bleu : « C’est une espèce très commune en Atlantique et bien présente dans le sud Finistère, rien d’exceptionnel. »
Le spécialiste se veut également rassurant : ce requin « ne mange que du poisson », même si, comme tout animal sauvage, il ne doit pas être approché. En cas de nouvelle observation près du rivage, la consigne est de prévenir les pompiers, équipés pour intervenir.
D’autres espèces fréquentent aussi régulièrement les côtes bretonnes. Au printemps, l’Apecs invite les plaisanciers et pêcheurs à signaler les requins-pèlerins observés entre les Glénan, Groix et Belle-Île. Ces géants inoffensifs remontent en surface pour se nourrir de plancton, notamment lorsque celui-ci remonte dans des eaux printanières plus chaudes.
Des observations qui interrogent l’état du milieu marin
Depuis plusieurs années, les signalements de requins-pèlerins seraient toutefois plus rares. Selon Alexandra Rohr, de l’Apecs, plusieurs hypothèses peuvent l’expliquer : évolution du climat, modification du plancton, présence des requins plus au large ou diminution des sorties en mer liée au coût du carburant.
En novembre 2025, un autre épisode avait attiré l’attention : un requin rare de plus de quatre mètres, capturé accidentellement au large du Finistère, avait été confié à la station marine de Concarneau pour analyses. Là encore, il ne s’agissait pas d’alimenter la peur, mais d’enrichir les connaissances sur des espèces encore mal connues.
La Bretagne n’est donc pas envahie par les requins. Mais ces observations rappellent que ses eaux abritent une faune marine plus riche, plus discrète et parfois plus impressionnante qu’on ne l’imagine.
Crédit photo : Pixabay (Pixabay License/Three-shots) (photo d’illustration)
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle. Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.
Une réponse à “Requins en Bretagne : une présence spectaculaire, mais pas exceptionnelle”
Oh la jolie photo IA ! Quelle facilité parfois Breizh info !