Une étude publiée dans la revue JAMA Network Open vient apporter un éclairage nouveau sur le rôle de la vitamine D dans la prévention du diabète de type 2, en introduisant une nuance de taille : l’efficacité d’une supplémentation à haute dose dépendrait en partie du patrimoine génétique de chaque individu.
Une étude de grande envergure aux résultats inattendus
La recherche s’appuie sur un essai clinique américain ayant suivi plus de 2 000 adultes en état de prédiabète — c’est-à-dire présentant une glycémie supérieure à la normale sans avoir encore basculé dans la maladie — pendant trois ans et demi. La moitié des participants a reçu quotidiennement 4 000 unités internationales de vitamine D, soit cinq à six fois la dose journalière recommandée pour un adulte. L’autre moitié a reçu un placebo.
Dans un premier temps, l’analyse globale n’a révélé aucun effet significatif de la supplémentation sur l’ensemble du groupe. C’est l’analyse génétique qui a changé la donne.
Le gène ApaI, clé de la réponse à la vitamine D
En examinant l’ADN des participants, les chercheurs ont identifié un variant du gène ApaI — un gène codant pour le récepteur à la vitamine D — comme facteur déterminant. Les personnes porteuses des variantes dites AC ou CC, qui représentent environ 70 % des adultes prédiabétiques, ont vu leur risque de développer un diabète diminuer de 19 % sur la durée de l’étude. En revanche, les 30 % restants, porteurs de la variante AA, n’ont tiré aucun bénéfice de la supplémentation.
Le mécanisme en jeu est relativement bien compris : la vitamine D, une fois convertie en sa forme active dans l’organisme, se fixe sur des récepteurs présents dans de nombreux types cellulaires, notamment dans le pancréas. Elle y facilite la sécrétion d’insuline et contribue ainsi à la régulation de la glycémie. Les individus porteurs des variantes AC et CC seraient plus réceptifs à cette action.
Vers une approche personnalisée de la prévention
Pour les auteurs de l’étude, menée notamment par Anastassios Pittas, professeur à la Tufts University School of Medicine, ces résultats ouvrent la voie à une médecine préventive plus ciblée. La vitamine D présente en effet plusieurs atouts : elle est peu coûteuse, facilement accessible et simple à prendre. Un test génétique abordable permettrait, à terme, d’identifier les personnes susceptibles de bénéficier d’une supplémentation renforcée avant d’engager toute démarche préventive.
Des recherches complémentaires restent néanmoins nécessaires avant d’envisager des recommandations cliniques adaptées.
Prudence sur les doses élevées
Ces résultats ne constituent pas pour autant un feu vert général à l’automédication à haute dose. Les apports journaliers recommandés restent fixés à 600 unités pour les adultes jusqu’à 70 ans, et 800 unités au-delà. Un excès de vitamine D par voie de supplémentation — contrairement à l’exposition solaire, qui ne peut provoquer de toxicité — peut entraîner des effets indésirables, notamment une augmentation du risque de chutes et de fractures chez les personnes âgées.
L’exposition raisonnée au soleil demeure l’une des sources les plus naturelles et les plus efficaces de vitamine D. Sur le plan alimentaire, les poissons gras — saumon, thon, maquereau, sardines, truite — ainsi que le foie, les champignons, les jaunes d’œuf et l’huile de foie de morue en constituent les principales sources.
Avant toute supplémentation, un dosage sanguin de la vitamine D reste l’étape préalable recommandée par les professionnels de santé.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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