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La Workplace Relations Commission irlandaise a condamné l’opérateur du Derrynane Hotel, établissement du comté de Kerry géré par Green Cliff Investments Ltd sous contrat gouvernemental pour héberger des réfugiés ukrainiens, à verser 7 340 euros de compensation à Thomas O’Reilly, ancien veilleur de nuit irlandais licencié en janvier 2025 au profit de résidents ukrainiens.
Les faits établis
O’Reilly travaillait à l’hôtel depuis deux ans et demi, à raison de seize heures par semaine pour un salaire de 14 euros de l’heure. En janvier 2025, le directeur Martin McCormack l’informa de réductions d’effectifs liées à la baisse du nombre de résidents ukrainiens hébergés dans le cadre du contrat public. On lui dit qu’il serait recontacté quand l’activité reprendrait. Il ne le fut jamais.
O’Reilly constata rapidement que ses fonctions de veilleur de nuit n’avaient pas disparu : elles avaient simplement été redistribuées à d’autres membres du personnel, dont des résidents ukrainiens qu’il affirme avoir été employés à un coût inférieur au sien. Sans contrat écrit — que l’hôtel n’avait jamais fourni —, sans indemnité de licenciement, sans préavis minimal respecté et avec des jours fériés sous-payés, il demeura dans un flou administratif jusqu’à ce qu’il trouve un autre emploi en mars 2025, à 15 euros de l’heure cette fois.
Détail relevé par l’adjudicatrice : O’Reilly avait utilisé ses congés annuels pour conduire lui-même de l’aide humanitaire depuis l’Irlande vers l’Ukraine et soutenir activement les résidents ukrainiens de l’hôtel durant son emploi.
La décision
L’adjudicatrice Úna Glazier-Farmer a tranché sans ambiguïté. Le poste de veilleur de nuit n’avait pas été supprimé — il avait été conservé et réattribué. O’Reilly avait été écarté sans que des procédures équitables de sélection au licenciement soient appliquées, et il avait été traité moins favorablement que des travailleurs ukrainiens effectuant les mêmes tâches. Cela constitue une discrimination fondée sur la nationalité au sens de l’Employment Equality Act de 1998, et un licenciement abusif.
La ventilation de la condamnation est la suivante : 5 000 euros pour discrimination raciale, 1 120 euros pour licenciement abusif équivalant à cinq semaines de salaire, 488 euros pour absence de préavis minimal, 488 euros de rémunération complémentaire, et 244 euros au titre de la loi sur l’organisation du temps de travail — soit 7 340 euros au total.
La direction avait plaidé que les contrats d’O’Reilly étaient des CDD renouvelables de trois mois, que les besoins en personnel étaient fluctuants en raison de l’évolution de la guerre en Ukraine, et que les décisions d’affectation étaient fondées sur la flexibilité opérationnelle plutôt que sur la nationalité. Le directeur avait qualifié l’accusation de discrimination de « grave et infondée ». La WRC n’a pas retenu ces arguments.
Photo : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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2 réponses à “Irlande (Kerry) : un hôtel abritant des réfugiés condamné pour avoir licencié un Irlandais au profit de travailleurs ukrainiens”
Quand les bien-pensants exploitent la misère humaine …
En Morbihan les Ukrainiennes à peine arrivées étaient au boulot et elles sont blanches, orthodoxes. Dans le même temps devant les locaux du Père Coluche une horde colorée, voilée, des gamins autour plus un gamin dans le bide attend sa pitance, très peu de blancs…inutile d’en dire plus! Seule solution Frexit et changement de régime politique!