La Haute Cour irlandaise a fixé le 15 juillet le montant définitif des amendes dues par Enoch Burke : 208 268 euros. Le total accumulé s’élevait à 273 200 euros, dont près de 65 000 déjà recouvrés — non par paiement volontaire, mais par la saisie de son salaire via un séquestre judiciaire et par un prélèvement de plus de 40 000 euros sur son compte bancaire. À quoi s’ajoutent plus de sept cents jours de détention et les frais de justice de son ancien employeur, chiffrés à plusieurs centaines de milliers d’euros.
Son tort : avoir refusé, en 2021, d’appliquer une consigne de la directrice de son établissement.
Une consigne, un refus, quatre ans de procédure
L’affaire remonte à une directive de Niamh McShane, alors principale de la Wilson’s Hospital School, dans le comté de Westmeath : les enseignants étaient « attendus » pour désigner une élève de sexe féminin engagée dans une transition par un nouveau prénom et par le pronom « they ». Enoch Burke, chrétien évangélique, a estimé que cette injonction heurtait ses convictions religieuses et s’y est refusé.
La confrontation a éclaté publiquement lors d’un événement religieux organisé par l’établissement en juin 2022. Burke a été suspendu, puis licencié pour faute grave. Ayant continué de se présenter à l’école malgré sa suspension, il s’est vu opposer en mai 2023 une injonction judiciaire lui interdisant l’accès aux locaux — décision assortie d’une validation de la suspension par le tribunal.
C’est de ce point que découle tout le reste. Depuis janvier 2023, chaque journée passée sur le domaine scolaire lui vaut une amende : 700 euros par jour dans un premier temps, montant doublé à 1 400 euros en décembre 2024. L’établissement réclamait initialement plus de 452 000 euros ; le juge Brian Cregan a ramené le calcul aux seuls jours de classe, excluant week-ends et jours fériés.
Le juge reconnaît la disproportion, mais ne cède rien
Le passage le plus révélateur du jugement tient dans son propre constat. Le magistrat admet nourrir des inquiétudes quant à la proportionnalité des amendes rapportées aux revenus d’un enseignant. Mais il ajoute que Burke ayant refusé de communiquer l’état de son patrimoine et de ses dettes, la Cour ne dispose d’aucun élément lui permettant d’envisager une réduction. Une porte est laissée entrouverte : le professeur pourrait contester la proportionnalité s’il fournissait une déclaration de situation financière.
Le juge dresse par ailleurs lui-même l’inventaire des dégâts : plus de sept cents jours de prison, une situation financière anéantie, une réputation professionnelle détruite, et une procédure disciplinaire pendante devant le Teaching Council, l’ordre des enseignants irlandais. Il qualifie l’ensemble de campagne « insensée et malavisée », rappelant que rien de tout cela ne serait arrivé si Burke était resté à l’écart de l’établissement. Et conclut que l’intéressé a découvert que « l’État de droit s’applique à tout le monde ».
Cregan avait récemment ordonné la libération de Burke de la prison de Castlerea, dans le comté de Roscommon, alors même que celui-ci refusait de s’engager à ne plus pénétrer dans l’école. Le magistrat invoquait un « changement matériel » de circonstances : le rejet de l’appel formé par l’enseignant contre son licenciement — décision que Burke conteste à son tour.
« Un jour honteux pour l’Irlande »
Du côté de la famille Burke, la lecture est évidemment autre. Son frère Josiah a réagi sur X en résumant ainsi le dossier : le « crime » de son frère aurait été de refuser d’accepter qu’on puisse être suspendu de son emploi pour ne pas avoir appelé un enfant « they ». Il y voit « un jour honteux pour l’Irlande ».
Avant l’audience, Enoch Burke avait lui-même publié un long texte mettant en cause tant la procédure que sa couverture médiatique, reprochant notamment à la correspondante judiciaire de RTÉ de n’avoir rapporté aucun de ses arguments. Il affirme surtout que le juge Cregan aurait suggéré que ses convictions religieuses devaient rester « à l’extérieur du portail » de l’établissement — position qu’il estime contraire à la Constitution irlandaise, laquelle garantit à chaque citoyen la liberté de conscience et le libre exercice de sa religion.
C’est là le cœur de sa contestation, et il mérite d’être entendu : selon lui, l’audience ne portait nullement sur la légalité de la demande formulée par l’établissement, mais uniquement sur le montant de la sanction financière. La justice, soutient-il, n’a jamais examiné le fond du litige — à savoir si une direction d’école peut légitimement imposer à un enseignant l’usage d’un vocabulaire contraire à ses convictions.
Sur ce point précis, la mécanique judiciaire est difficilement contestable : les tribunaux irlandais ont statué sur l’outrage à une injonction, pas sur la question de la parole contrainte. Techniquement, chaque décision s’enchaîne logiquement à la précédente. Politiquement, le résultat est qu’un enseignant se retrouve ruiné, incarcéré plus de deux ans cumulés et bientôt radié, sans qu’aucune juridiction n’ait tranché la question initiale.
L’engrenage a fonctionné à la perfection. Il n’en reste pas moins qu’un homme y a laissé sa liberté, son métier et son patrimoine — pour un pronom.
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11 réponses à “Tyrannie woke en Irlande : 208 000 euros d’amende et 700 jours de prison pour avoir refusé d’employer le pronom « they »”
Punir des gens pour du vocabulaire pointilleux c’est faire d’eux leurs propres flics de la pensée façon PolitBuro .
Il faut juste en avoir conscience, tout le monde le sait, l’a intégré, agit en fonction de cela mais très peu réalisent ce que cela signifie et le niveau de dictature que nous avons atteint y compris dans notre vie privée.
L’URSS en version 3.0 c’est l’europe.
Ce qui fait de chacun de nos acteurs politiques des kapos ou des collabos (avis personnel) Car dans un système dictatorial les opposants se font dégager, ceux qui restent en sont complices. POINT
Peut-être que ça s’arrangera en votant plus fort ? Spoiler = non.
@Crixus :’l’Europe » n’a pas encore ni barbelés , ni mirador mais c’est tout comme avec la police de la pensée qui veille en permanence sur nos faits et gestes , bientôt ce sera notre activité sur nos smartphones, nos ordinateurs qui seront surveiller en permanence avec l’obligation d’installer un logiciel mouchard dessus. visionnez donc le petit film Utopia d’olmeto sur youtube
h***s://***.youtube.com/watch?v=vJYaXy5mmA8 , voila notre futur.
Cette histoire est la conclusion logique extrême de tout un système en effet. Mais c’est absolument tragique.
Peut-t-on manifester sur quelque réseau sa solidarité avec cet homme ou sa famille ?
C’est kwa cette merde, où il faut cinq minutes pour désactiver les cookies
Bientôt, les hommes qui refuseront la sodomie, seront accusés d’homophobie.
Un héros.
Vous dites : « Il n’en reste pas moins qu’un homme y a laissé sa liberté, son métier et son patrimoine — pour un pronom. »
Pas pour un pronom mais à cause d’un pronom et pour sa Foi.
En France normalement il n’y aurait plus de place en prison pour les porteurs d’un mauvais vocabulaire mais méfions nous de demander plus de places pour les dangereux criminels, elles pourraient être attribuées en priorité aux mauvais penseurs. Quand la chose sera, on ne sait pas d’avance qui en profitera. Plus embêtant serait les amendes ou pire la mort sociale car la « justice »et certains médias peuvent défaire ce qu’on a mis une vie à construire.
@Poulbot
100% d’accord, nous avons les mêmes références.
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Juste une divergence:
les textes de flicage informatique sont l’officialisation dans des buts de faire des données des « pièces à charge » légalement recevables. (donc pouvant être utilisées contre vous)
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Dans les faits, cela fait très longtemps que nous avons des préfets spécialisés et que nos données sont surveillées (identité réelle y compris)
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Innocent (ou partie prenante) est celui qui ose imaginer que cette surveillance internet + identité réelle qui dure depuis 2005 ne fait pas l’objet de fiches nominatives de façon non officielle.
On ne dépense pas des hommes, ressources, services spécialisés pour cumuler des données aveugles.
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Mon point n’est pas de vous contredire mais au contraire de vous confirmer : Nous passons du flicage non répressif pour cause de vide juridique au dispositif législatif permettant la sanction civile pénale.
L’officialisation ne sert qu’à cela, pouvoir utiliser ces données contre-vous et sanctionner, le dispositif et le fichage eux, sont en place depuis déjà très longtemps.
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Nous passons juste du flicage et du fichage à la sanction.
Rassurez-vous, l’utilisation du flicage numérique vous vise vous et moi our délit d’opinion, il ne visera pas les passeurs de clandestins en situation illégale, ni les « chances ».
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La .:raie-publique:. sait s’acharner sur Jean François et le verbaliser pour avoir stationné devant chez-lui 2 minutes pour décharger ses courses (infraction), mais ne sanctionne pas les délits pénaux de Momo sans visa ni titre de séjour (délit pénal) .
Pareil pour défoncer les manifestations légales à cous de LBD et de matraque mais fermer les yeux sur des manifestations de clandestins en situation illégale qui manifestent illégalement (sans autorisation) aux mots de « y’en a marre des Français » . (je précise, ce n’est pas un délire, ces deux manifestations étaient simultanées et dans la même ville, j’y étais et je l’ai film)
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Les seuls ennemis de la France et de la .:raie-publique:. donc de ses .:sectes:. ce sont les Français et seulement les Français !
@Poulbot
Petite précision qui ne vient pas de moi mais très bien vue :
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« La loi est prévue pour entrer en vigueur le 1er septembre 2026 pour les nouveaux comptes. Pour les comptes déjà existants, elle ne s’appliquera qu’après un délai de quatre mois, soit à partir du 1er janvier 2027.
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L’élection présidentielle aura lieu les 18 avril 2027 pour le premier tour et 2 mai 2027 pour le second tour.
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Il faudra des mois pour que des dizaines de millions d’utilisateurs fassent vérifier leur identité.
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Déploiement progressif, saturation des services, erreurs de contrôle, justificatifs refusés, comptes bloqués, recours à traiter…
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C’est tellement gros… »
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En somme, certes le délire de répression de l’opinion sur les réseaux sociaux est commun à toute l’UERSS mais le calendrier arrange énormément Macron et plus largement la gauche. (entendu que pour moi LR c’est la gauche islamophile et immigrationniste)