Finlande : chanter Dieu à la fête de l’école devient une « discrimination »

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C’en est désormais une affaire d’État en Finlande : un cantique traditionnel, entonné depuis des générations lors des fêtes de fin d’année scolaire, vient d’être jugé discriminatoire envers un élève. Une décision qui en dit long sur la dérive d’une certaine conception de la laïcité, et sur le sort réservé au christianisme dans l’Europe contemporaine.

Une ville condamnée pour deux chansons

L’organe en cause est la Commission finlandaise pour la non-discrimination et l’égalité, une autorité indépendante nommée par le gouvernement. Celle-ci a condamné la ville d’Espoo, dans la banlieue d’Helsinki, à une amende de 10 000 euros pour avoir, à plusieurs reprises, « discriminé » un même élève en l’exposant à des contenus chrétiens lors des fêtes de Noël et de printemps. La municipalité s’est en outre vu recommander de verser 2 500 euros de dédommagement à l’intéressé.

Les faits retenus se limitent à l’année 2024. Lors de la fête de printemps, l’école a chanté Den blomstertid nu kommer (« La saison des fleurs arrive »), qui figure dans le recueil de cantiques de l’Église luthérienne finlandaise et dont les premiers couplets évoquent la bonté divine à travers la contemplation de la nature. À la fête de Noël, un autre établissement a interprété Sparven om julmorgonen (« Le moineau au matin de Noël »), un chant de Noël traditionnel mentionnant Dieu et les anges, et dont les paroles incriminées affirment en substance que Dieu récompensera celui qui se montre l’ami des pauvres.

Un grief étalé sur six années

Selon l’élève, la « discrimination » se serait en réalité étendue sur l’ensemble de sa scolarité primaire, de 2018 à 2024, soit six années. La commission n’a toutefois retenu que les événements de 2024, écartant le reste de la requête.

Les parents reprochent à l’école de ne pas les avoir prévenus à l’avance du contenu religieux de ces chants, et de ne pas leur avoir laissé la possibilité d’en retirer leur enfant. Pis, font-ils valoir, le passage religieux était placé au milieu du programme et l’élève assis au centre de la salle, de sorte qu’il lui aurait été impossible de quitter les lieux sans se faire remarquer. Les parents insistent également sur le fait que tout le monde ne sait pas nécessairement que Le moineau au matin de Noël est une chanson à caractère religieux.

L’école, de son côté, s’est défendue en expliquant que ce chant avait été choisi par les élèves eux-mêmes, qu’il s’agissait d’un numéro et non d’un chant collectif, et qu’à ses yeux il relevait de la tradition de Noël plutôt que d’une activité religieuse à proprement parler.

La Commission a néanmoins estimé qu’Espoo avait manqué à son obligation de promouvoir l’égalité. Pour évaluer les conséquences pour l’élève, elle a retenu sa « vulnérabilité » liée à son jeune âge et à ses faibles moyens d’action. Elle a également tenu compte du fait que les parents tentaient depuis une dizaine d’années d’obtenir de la ville le respect des règles encadrant l’activité religieuse à l’école. La décision, rendue le 15 mai, est susceptible d’appel devant le tribunal administratif.

Une dérive qui ne s’arrête pas aux frontières finlandaises

Cette affaire ne tombe pas dans un ciel serein. Elle survient peu après que la Cour suprême finlandaise a condamné la députée Päivi Räsänen pour un texte exposant la vision biblique de l’homosexualité, dans une affaire qui avait déjà alerté sur la pénalisation rampante de l’expression chrétienne dans le pays.

On notera d’ailleurs que ni la commission, ni les médias finlandais n’ont précisé quelle conviction particulière de l’élève se trouvait à ce point heurtée par l’idée que Dieu récompense les amis des pauvres, ou par une invitation à la gratitude devant la beauté de la nature. Détail piquant : à rebours de cette décision, plusieurs directeurs d’établissement d’Espoo ont d’ores et déjà annoncé aux parents que le cantique de printemps, partie intégrante des fêtes de fin d’année des écoles finlandaises et suédophones depuis des générations, figurera bel et bien au programme cette année encore.

Reste le symbole, et il est lourd. Voilà un continent qui, jusque dans ses chants d’enfants célébrant les fleurs du printemps, en vient à traquer la moindre mention de Dieu comme une offense. Tandis que l’on multiplie ailleurs les accommodements au nom du respect des croyances importées, c’est l’héritage chrétien le plus inoffensif, le plus enraciné, le plus familier, que l’on somme désormais de s’effacer. Une civilisation qui a honte de ses propres berceuses est une civilisation qui doute d’elle-même au point de vouloir disparaître.

Crédit photo : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle. Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.

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6 réponses à “Finlande : chanter Dieu à la fête de l’école devient une « discrimination »”

  1. vert dit :

    Un pays woke , pour une fois qu’on voit que des têtes blondes et non pas issus de la diversité.

  2. Carton Rouge dit :

    Que la Finlande se rassure, quand l’ Islam aura imposé son Khalifat et sa charia, la musique sera interdite, les filles n’iront plus à l’école et le Coran sera le livre de référence ! Dormez tranquille le christianisme sera rayé de la carte et interdit sous peine de mort…ça vous va ?

  3. Poulbot dit :

    « On notera d’ailleurs que ni la commission, ni les médias finlandais n’ont précisé quelle conviction particulière de l’élève se trouvait à ce point heurtée par l’idée que Dieu récompense les amis des pauvres, ou par une invitation à la gratitude devant la beauté de la nature. » ; il ne faut pas chercher bien loin la conviction religieuse de la famille , ces gens là méprise la chrétienté et sont a l’affut des possibilités de porter plainte quelque soit le pays en Europe afin d’en tiré des bénéfices financiers ; le tout aider par des associations anti-chrétienne.

  4. Fred Bourdieu dit :

    Pour avoir vécu en Finlande 5 ans, je peux affirmer que ça grouille de discriminations en tout genre, y compris envers les autres Européens. Le pays se fait secouer régulièrement les puces à cause de la xénophobie ambiante, donc mon avis c’est que ce procès qu’on fait à une école pour une chanson c’est juste une façade, histoire de dire « regardez on est pas racistes ». D’autant plus qu’Espoo est une très grande ville à l’échelle du pays, pour laquelle une amende de 10k€ c’est peanuts. Donc que du symbole.

  5. Hadrien Lemur dit :

    Il y a pire que les ennemis, il y a les traitres. Chez nous sévissent des assos de gauchos comme la libre pensée ou la ligue des droits de l’homme (quelle blague !) qui sous couvert de laïcité veulent saper nos racines chrétiennes pour laisser le champ libre à la religion du VIIème siècle. Où sont les âmes de Charles Martel, Isabelle de Castille et Ferdinand II d’Aragon ?

  6. RoseMarine dit :

    Stubb… c’est bien le nom du chef du gouvernement finlandais, n’est-ce pas ?
    Celui qui jour au golfe avec le chef du gouvernement des USA ?
    Stubb, c’est bien celui qui est Stubbefiant de Stubbidité, s pas?
    Eh bien, dîtes voir un peu:
    à quoi s’attendre avec un Stubb, Stubbefiant de Stubbidité à la tête du pays?
    En attendant d’être récompensé par ses maîtres, à l’instar de Mark Rutte qui a bien sagement détruit l’économie de son pays, Stubb le Stubbide contribue son action délétère…
    Sur les effets désastreux de la Stubbidité, cf les écrits du pasteur Bonhoeffer.

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