Une livraison de poney conclue sur Internet aurait tourné au guet-apens d’une violence glaçante. Lundi 27 juillet, une éleveuse mayennaise de 25 ans a été agressée près de Renazé alors qu’elle venait remettre un poney shetland dont la vente avait été convenue pour 1 500 euros. Le parquet de Laval a ouvert une enquête pour vol avec torture ou acte de barbarie.
Selon le récit livré par la jeune femme à Valeurs actuelles et à Ouest-France, les premiers échanges avec l’acheteuse, menés par l’intermédiaire du Bon Coin, avaient été parfaitement ordinaires. Le rendez-vous avait été fixé sur la place de l’église de Renazé. Son interlocutrice lui aurait ensuite demandé de la suivre jusqu’au terrain où l’animal devait être installé.
Après une dizaine de minutes de route, l’éleveuse affirme être arrivée dans un campement comprenant de nombreuses caravanes, lieu que Valeurs actuelles décrit comme étant « un camp de gitans ». Cinq hommes se seraient alors approchés de son véhicule, avant de contester le prix du poney et de lui annoncer qu’ils ne le paieraient pas.
Elle raconte avoir été immobilisée et brûlée
Alors qu’elle tentait de repartir avec l’animal, plusieurs hommes l’auraient saisie. D’après son témoignage, l’un lui aurait bloqué les bras, un deuxième les jambes et un troisième l’aurait empêchée de crier. Un quatrième lui aurait brûlé le front et le visage avec un briquet, tandis qu’un cinquième serait resté spectateur.
La victime dit avoir perdu connaissance. À son réveil, affirme-t-elle, le poney avait disparu et son véhicule avait été fouillé. Ses papiers personnels, sa carte bancaire, son chéquier ainsi que les documents de l’animal auraient également été dérobés.
Prise en charge au CHU du Mans, la jeune femme a été soignée pour des brûlures des premier et deuxième degrés. Le parquet a confirmé qu’un médecin légiste avait été requis pour l’examiner.
Les auteurs toujours recherchés
L’enquête a été confiée à la gendarmerie de Craon. Au 31 juillet, les auteurs, décrits par la victime comme cinq hommes, n’avaient pas été identifiés.
La municipalité de Renazé a indiqué à Valeurs actuelles ne pas avoir été informée de l’affaire et ne pas connaître l’existence d’un camp de gens du voyage sur la commune. Cette réserve interdit toute accusation collective et laisse aux enquêteurs le soin d’établir précisément le lieu des faits et l’identité de ses occupants.
Elle ne doit toutefois pas servir à édulcorer l’extrême brutalité du récit. Une femme venue exercer son métier affirme avoir été immobilisée, brûlée et dépouillée au cours d’une simple transaction. Face à une telle sauvagerie, l’identification des responsables et une réponse pénale à la hauteur des faits constituent le minimum qu’une société soucieuse de l’ordre et de la protection des innocents est en droit d’exiger.
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2 réponses à “Mayenne : venue livrer un poney, une éleveuse brûlée au visage”
« Le gitan, le gitan, le gitan que tu ne connais paaaas » (Daniel Guichard)
Article qui alerte. En effet Leboncoin est l’objet de petits échanges sympathiques mais aussi une filière pour écouler des objets volés et plus encore des arnaques qui commencent à ce monter comme cette affaire de poney. Même si le récit et un peu brinquebalant et pourquoi Valeurs Actuelles entre dans la danse.
Brulée et à l’hôpital, sa priorité et de contacter des journaux: « Selon le récit livré par la jeune femme à Valeurs actuelles et à Ouest-France ». Elle vend un cheval et va l’échanger sur la place du village?!