Le Centre Finistérien de Radiothérapie et d’Oncologie (CFRO), présent sur quatre sites à Brest, Quimper et Morlaix, annonce l’utilisation clinique d’un test sanguin de radiosensibilité auprès de ses premiers patients atteints d’un cancer de la prostate. Une première en Bretagne, qui marque une étape concrète vers une radiothérapie davantage adaptée au profil biologique de chaque patient.
Un test pour prédire la tolérance individuelle à l’irradiation
La radiothérapie est l’un des traitements de référence en cancérologie, mais elle peut engendrer des effets secondaires tardifs, parfois irréversibles, sur les tissus sains environnants — en particulier au niveau urinaire et digestif dans le cas du cancer de la prostate. Or, tous les patients ne réagissent pas de la même façon aux rayonnements : certains présentent une radiosensibilité élevée, d’autres une tolérance bien meilleure.
C’est précisément pour objectiver cette différence individuelle que le CFRO a intégré à son parcours de soins le test NovaGray RILA Prostate®, développé par la startup française NovaGray, fondée en 2015 et issue de plus de vingt ans de recherche menée à l’Institut du Cancer de Montpellier. La technologie repose sur la mesure de l’apoptose lymphocytaire radio-induite — en clair, la façon dont les globules blancs du patient réagissent à une faible dose de rayonnement in vitro, à partir d’une simple prise de sang effectuée avant le début du traitement. Le résultat est disponible en moins d’une semaine et renseigne l’équipe médicale sur le risque que le patient développe des complications tardives.
Cette approche est recommandée par la Société Française de Radiothérapie Oncologique.
Des premiers résultats rassurants, une équipe médicale confortée
Pour les premiers patients testés au CFRO, les résultats ont indiqué un risque faible de toxicité tardive. Cette information a permis aux oncologues radiothérapeutes d’opter avec plus de sérénité pour une technique de radiothérapie stéréotaxique très hypo-fractionnée — c’est-à-dire délivrant des doses plus élevées sur un nombre de séances réduit, une approche efficace mais qui requiert une bonne tolérance des tissus environnants.
Le Dr Matthieu Chasseray, oncologue radiothérapeute au CFRO, souligne que disposer d’une évaluation objective de la radiosensibilité contribue à rassurer le patient au moment d’initier sa radiothérapie, tout autant qu’elle conforte l’équipe médicale dans ses choix thérapeutiques.
Une prochaine extension aux cancers du sein
Le partenariat entre le CFRO et NovaGray ne s’arrête pas au cancer de la prostate. Clémence Franc, CEO et co-fondatrice de NovaGray, annonce que l’objectif prochain est de rendre cette innovation disponible pour les patientes atteintes d’un cancer du sein — une pathologie pour laquelle un test équivalent existe déjà dans le catalogue de la startup.
Le CFRO, adossé au groupe ELSAN via sa filiale de radiothérapie et de médecine nucléaire, dispose sur le site de l’Institut de Cancérologie et d’Imagerie de Brest d’un plateau technique de pointe avec deux accélérateurs et des systèmes informatisés de planification des traitements. Il travaille en partenariat avec le Centre Hospitalier Privé de Brest et plusieurs acteurs régionaux pour assurer une prise en charge complète des patients du territoire.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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