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Treize kilos de cocaïne, des armes, des véhicules équipés de caches sophistiquées et des centaines de milliers d’euros saisis : une opération judiciaire franco-belge a permis de démanteler un réseau international de trafic de stupéfiants opérant entre la Belgique et la France, avec des relais dans le secteur de Brest. Une affaire qui rappelle, une nouvelle fois, que la Bretagne n’est plus à l’écart du narcotrafic européen.
Un laboratoire en Belgique, des relais en Bretagne
L’enquête a été menée par une équipe commune associant la police judiciaire fédérale de Hal-Vilvorde, en Belgique, et la gendarmerie nationale française, notamment la section de recherches de Rennes, le groupement de gendarmerie du Finistère et le GIR de Rennes. Au total, 25 perquisitions et 9 arrestations ont été réalisées.
Selon le procureur de la République de Rennes, Frédéric Teillet, cité par Ouest-France, le groupe utilisait en Belgique un appartement pouvant être défini comme un « laboratoire où les produits stupéfiants étaient réceptionnés, préparés puis conditionnés avant d’être revendus ». L’acheminement se faisait par la route, à l’aide de véhicules dotés de « caches aménagées sophistiquées », toujours selon le procureur.
Quatre suspects écroués en France
Le 10 juin dernier, une douzaine de perquisitions menées en France ont permis l’interpellation de quatre ressortissants albanais en situation régulière, vivant dans le secteur de Brest. Le lendemain, quatorze perquisitions supplémentaires ont été conduites en Belgique, où cinq suspects ont été arrêtés, dont trois de nationalité albanaise.
Les saisies donnent la mesure du réseau : 13 kilos de cocaïne, une presse à cocaïne, 26 kilos de produits chimiques destinés à couper la drogue, des bidons d’acétone et d’ammoniaque, mais aussi deux armes de poing, un fusil de chasse et des munitions. Les enquêteurs ont également saisi 19 véhicules et des bijoux, pour une valeur totale estimée à près de 400 000 euros. Plus de 90 000 euros en espèces ont été découverts et plus de 37 000 euros gelés sur des comptes bancaires.
Les quatre suspects interpellés en France, âgés de 21 à 32 ans, ont été mis en examen par la JIRS de Rennes et placés en détention provisoire. Pour Frédéric Teillet, cette affaire illustre « l’ampleur des réseaux criminels opérant à l’échelle européenne ». En Bretagne aussi, la cocaïne n’est plus un phénomène lointain : elle arrive par des circuits structurés, avec argent sale, armes et logistique professionnelle.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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