« Citoyens contre marchands d’armes » : l’enquête glaçante sur la face cachée du commerce mondial des armes

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Titre principal : « Citoyens contre marchands d’armes » : l’enquête glaçante sur la face cachée du commerce mondial des armes

Variantes de titre :

  • Documentaire : plongée au cœur des réseaux opaques du trafic d’armes
  • Du Congo à l’ONU : l’enquête qui traque les marchands de mort
  • Commerce des armes : le documentaire qui révèle les coulisses d’un marché hors de contrôle
  • 700 millions d’armes en circulation : l’enquête qui dérange

C’est une plongée saisissante dans ce que le documentaire lui-même qualifie de « face obscure de la mondialisation ». Cette enquête, disponible en ligne, lève le voile sur le commerce mondial des armes, un marché aussi lucratif qu’opaque qui alimente les conflits en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie. Des zones de guerre du Congo aux couloirs feutrés de l’ONU, le film suit le travail d’enquêteurs, de chercheurs et de militants d’ONG décidés à révéler ces trafics et à interpeller la communauté internationale.

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Des chiffres qui donnent le vertige

Le constat posé d’emblée est accablant. On dénombrerait quelque 700 millions d’armes légères en circulation à travers le monde, tandis que 14 milliards de balles sont produites chaque année, soit l’équivalent de deux cartouches pour chaque être humain. Une production exponentielle, portée par un commerce estimé au bas mot à 1 200 milliards de dollars annuels, dont les États-Unis se taillent la part du lion, devant la Grande-Bretagne, la Russie, la France ou encore Israël.

Le ton est donné dès l’ouverture, avec une séquence aussi cynique que glaçante mettant en scène la vente d’un fusil d’assaut à la manière d’un vulgaire téléachat. Une mise en image qui résume l’indécence d’un marché largement étranger à toute considération morale.

Sur la piste des armes

Le cœur du documentaire réside dans la méthode d’investigation déployée par les militants engagés dans la campagne pour un contrôle des armes. Patiemment, dans les salons d’armement comme sur les terrains de guerre, ces enquêteurs collectent photos et numéros de série pour retracer le parcours des armes et confondre les responsables.

Le procédé se révèle redoutablement efficace. Un simple cliché pris au Darfour, où un embargo de l’ONU interdit pourtant toute livraison, permet ainsi de remonter jusqu’à un lance-grenade de fabrication chinoise produit après l’entrée en vigueur de l’interdiction, preuve d’une violation manifeste. Une démonstration parmi d’autres de la manière dont certains États contournent les sanctions internationales.

La responsabilité européenne et française

L’enquête ne se contente pas de pointer la Chine ou la Russie. Elle met aussi en cause des États européens, France comprise. Le film revient longuement sur la répression sanglante d’une manifestation pacifique en République de Guinée, en janvier 2007, où les forces de l’ordre, en partie équipées par des pays européens, ont tiré à balles réelles sur la foule, faisant au moins 150 morts. En remontant les registres douaniers, les enquêteurs établissent que la France a notamment fourni au régime guinéen des cartouches pour fusil pour plusieurs millions de dollars, malgré les violations répétées des droits de l’homme.

Le Congo, l’enfer oublié

Le documentaire consacre une part importante à l’est de la République démocratique du Congo, présenté comme le conflit le plus meurtrier de la planète depuis la Seconde Guerre mondiale, avec au moins quatre millions de morts. Un drame que l’un des intervenants résume par une formule terrible : l’équivalent d’un 11-Septembre par jour, et ce depuis dix ans.

Les images tournées sur place sont d’une rare dureté. On y voit les populations fuir les combats, les épidémies de choléra se propager dans le sillage des déplacements forcés, les hôpitaux débordés et les innombrables victimes de violences sexuelles. Une séquence bouleversante suit une femme contrainte d’accoucher dans la forêt, dont l’enfant ne survivra pas. Le film montre aussi comment les milices financent leur arsenal grâce au pillage des ressources minières de la région, troquant kalachnikovs contre minerais précieux.

Trafiquants et impunité

L’enquête s’attarde enfin sur ces intermédiaires de l’ombre qui prospèrent dans le chaos. D’anciens cadres des services soviétiques reconvertis en marchands d’armes après la chute du bloc de l’Est, capables de livrer rapidement et discrètement n’importe quel groupe armé. Le film retrace le parcours de l’Ukrainien Léonid Minine, arrêté presque par hasard en Italie puis relâché faute de cadre juridique adapté, illustration criante de l’impuissance des justices nationales. Il évoque aussi la traque de Viktor Bout, considéré comme le plus grand trafiquant d’armes de la planète, finalement arrêté à Bangkok en 2008.

Une bataille diplomatique à l’ONU

Au-delà des terrains de conflit, le documentaire suit la longue lutte menée aux Nations unies pour faire adopter un traité international encadrant le commerce des armes. Un texte soutenu par 153 pays, qui conditionnerait les ventes au respect minimal des droits de l’homme. Face à cette dynamique, le film montre l’opposition frontale des États-Unis, arc-boutés sur le deuxième amendement de leur Constitution et soucieux de conserver la liberté d’armer les milices de leur choix à travers le monde.

Un travail d’enquête de fourmi, mené par des citoyens convaincus qu’en s’unissant, il est possible de changer le monde. Une œuvre forte et nécessaire, à découvrir.

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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Une réponse à “« Citoyens contre marchands d’armes » : l’enquête glaçante sur la face cachée du commerce mondial des armes”

  1. Grandjean dit :

    c’est ce que j’ai sur ma table de nuit !

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