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Du Finistère au Morbihan, jusqu’à la côte guérandaise, d’imposantes méduses se font remarquer cet été. Des spécimens ont été signalés à Sarzeau, La Turballe et Piriac-sur-Mer. Début juillet, dans la baie de Douarnenez, une nageuse a également croisé un animal d’une taille particulièrement impressionnante.
Ces observations spectaculaires ne suffisent toutefois pas à conclure à une invasion exceptionnelle. Aucun comptage comparable aux années précédentes ne permet actuellement d’établir une augmentation générale du nombre de méduses sur l’ensemble des côtes bretonnes.
Les animaux observés semblent appartenir au groupe des rhizostomes, surnommés « poumons de mer » ou « méduses chou-fleur ». Selon les sources, les formes présentes dans l’Atlantique sont désignées comme Rhizostoma pulmo ou Rhizostoma octopus. Ces grandes méduses peuvent atteindre un mètre de diamètre et, pour les spécimens les plus imposants, peser plusieurs dizaines de kilos.
Leur taille impressionne davantage que leur dangerosité. Les rhizostomes sont généralement considérés comme faiblement urticants pour l’être humain. Un contact peut néanmoins provoquer chez certaines personnes des rougeurs, des démangeaisons ou de légères brûlures.
Les vents et les courants en première ligne
La tentation est grande d’attribuer immédiatement leur présence aux épisodes de canicule. Le lien est pourtant moins direct. Les méduses sont des animaux planctoniques dont les déplacements dépendent largement des vents et des courants. Des conditions particulières peuvent donc rapprocher rapidement plusieurs individus du rivage et provoquer des échouages spectaculaires.
La chaleur peut néanmoins jouer un rôle indirect. Une eau durablement plus chaude dès la fin de l’hiver ou au printemps peut favoriser une reproduction plus précoce de certaines espèces. Stéphane Auffret, directeur de l’Océarium du Croisic interrogé par L’Écho de la Presqu’île, estime que la chaleur peut également contribuer localement au développement du plancton dont les méduses se nourrissent.
Un épisode caniculaire de quelques jours ne suffit donc pas, à lui seul, à expliquer leur apparition sur une plage donnée. Leur présence varie selon les saisons, les conditions marines et les courants.

Source : Wikipedia
Ne jamais toucher une méduse échouée
Même immobile sur le sable, une méduse peut conserver son pouvoir urticant après sa mort. Il ne faut donc pas la manipuler, notamment empêcher les enfants de jouer avec elle.
En cas de piqûre, l’Assurance Maladie recommande de rincer la zone avec de l’eau de mer, de retirer délicatement les filaments visibles et de ne pas frotter. Du sable peut ensuite être déposé sur la peau et laissé sécher. Une réaction importante, un gonflement ou des difficultés respiratoires nécessitent de contacter rapidement les secours.
Ni alarmisme ni imprudence : ces grandes méduses appartiennent depuis longtemps au paysage marin atlantique. Elles doivent simplement être observées à distance, en gardant à l’esprit que la mer demeure un milieu vivant, et non un simple décor de vacances.
Crédit photo : Pexels.com (CC/Tanya Gorelova) (photo d’illustration)
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Une réponse à “Méduses géantes en Bretagne : faut-il s’inquiéter ?”
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