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Le député régional AfD Michael Meister, 51 ans, a été attaqué et blessé tard mercredi soir devant chez lui, à Rostock. La police confirme les faits et enquête. Le parti dénonce une agression d’extrême gauche et réclame une condamnation claire du SPD.
Les faits se sont déroulés peu avant minuit, dans la Bleicherstraße à Rostock, dans le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale. Selon la version de l’AfD, deux individus auraient guetté Michael Meister devant son domicile avant de se jeter sur lui. L’élu aurait été blessé au moyen d’un objet pointu, l’un des agresseurs l’insultant en le qualifiant de « nazi de l’AfD ». Le parti affirme que Meister a subi une coupure et que seule la présence d’un ordinateur portable dans un sac à dos lui aurait évité une blessure plus grave au dos.
La police de Rostock a confirmé l’existence d’une plainte et le déroulé général, sans valider tous les détails. Selon une porte-parole, l’élu a été légèrement blessé au bras vers 23 h 50 par deux inconnus. La section chargée de la protection de l’État (Staatsschutz) mène l’enquête et un appel à témoins a été lancé.
« Nous ne nous laisserons pas intimider »
L’AfD a fermement condamné l’agression, attribuée par le parti à deux auteurs présentés comme relevant clairement de la mouvance Antifa. Pour le porte-parole régional Enrico Schult, la violence contre les élus constitue une attaque directe contre l’ordre démocratique. Meister, de son côté, s’est dit en bon état compte tenu des circonstances et a assuré que cette attaque ne l’intimiderait pas.
Une série d’attaques visant l’AfD à Rostock
L’épisode ne paraît pas isolé. Quelques jours plus tôt, la voiture d’un élu municipal AfD avait été vandalisée dans la même ville : pneus crevés et vitres brisées. Une revendication circulant sur internet, sous la bannière « Antifa », se vantait d’avoir détruit les quatre pneus et les quatre vitres du véhicule d’un responsable du parti dans le quartier de Lütten-Klein, et menaçait de nouvelles actions.
Cette accumulation a déclenché une passe d’armes entre l’AfD et le SPD au niveau régional. Enrico Schult reproche aux sociaux-démocrates de porter, par leur rhétorique anti-AfD, une part de responsabilité dans de telles agressions. Une accusation vivement rejetée par Julian Barlen, chef du groupe SPD au Parlement régional. Schult réclame désormais une distanciation nette de la direction du SPD du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, y compris de la ministre-présidente Manuela Schwesig, ainsi qu’un message sans ambiguïté à l’égard de l’Antifa, estimant que l’extrémisme de gauche demeure un problème largement sous-estimé qui devrait être combattu par tous les moyens de l’État de droit.
Crédit photo : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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