La justice allemande a inculpé deux hommes pour coups et blessures aggravés à la suite d’une agression visant un conseiller municipal de l’Alternative für Deutschland (AfD). L’un des suspects est identifié par les médias allemands comme un élu local du Parti social-démocrate (SPD). L’affaire, dont les images ont été captées par une caméra de surveillance, relance les inquiétudes sur la montée des violences politiques visant les responsables de droite outre-Rhin.
Norbert Raatz (Ratsmitglied der AfD im Hürther Stadtrat). Er wurde mehrfach von einem SPD-Ratsmitglied und Fraktionsvorsitzenden, Lukas Gottschalk, angegriffen.😡
#NiewiederGewaltgegenAfDler#Gewaltfreidemokratie#sowashatniemand verdient pic.twitter.com/GZXS2nu7XM
— AfD im Westen (@bootzip2) December 22, 2024
Une scène filmée dans un bar près de Cologne
Les faits remontent à décembre 2024, dans un établissement proche de Cologne. Le conseiller municipal AfD Norbert Raatz y aurait été pris à partie par deux hommes, dont l’un est présenté par la presse allemande comme l’élu SPD Lukas Gottschalk. La séquence a été enregistrée par une caméra de surveillance installée à l’intérieur du bar.
Les images, diffusées par la suite par Raatz lui-même, montrent l’agresseur présumé bousculant, frappant et rouant de coups de pied le conseiller, qui finit à terre. La victime affirme avoir souffert d’hématomes et d’une légère commotion cérébrale.
De son côté, Gottschalk soutient que la vidéo ne montre qu’une partie de la scène. Il affirme avoir été la cible d’insultes avant l’altercation, dont des propos qu’il qualifie de racistes et des injures visant sa fiancée. Après les faits, il a exprimé des regrets pour avoir perdu son sang-froid, puis démissionné de son poste de chef de groupe SPD, abandonnant ses sièges au conseil municipal comme au conseil de district.
Une série d’agressions visant l’AfD
L’affaire s’inscrit dans un contexte de préoccupation croissante face aux violences visant les membres de l’AfD, actuellement en tête des intentions de vote en Allemagne. Plus tôt ce mois-ci, le député régional AfD Michael Meister a été agressé devant son domicile à Rostock, dans une attaque que la police traite comme un acte à motivation politique. Selon son récit, il a été frappé par-derrière et l’un de ses agresseurs aurait tenté de le poignarder, un ordinateur portable rangé dans son sac à dos lui ayant, semble-t-il, évité des blessures plus graves.
Les chiffres officiels publiés par le gouvernement allemand confirment cette tendance : les agressions violentes contre des responsables politiques ont augmenté de 28 % en 2025. Sur les 183 infractions violentes recensées contre des élus, 121 visaient des membres de l’AfD, ce qui fait de cette formation la cible la plus fréquente de ce type d’attaques.
Alors que le parti séduit un électorat croissant, notamment grâce à sa ligne dure sur l’immigration et la sécurité des frontières, il se retrouve non seulement de plus en plus isolé au sein de l’establishment politique allemand, mais voit l’hostilité à son égard se traduire désormais en actes d’intimidation et de violence.
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.