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Il existe une poignée d’ascensions que tout cycliste amateur range dans un coin de sa tête, en se disant qu’un jour, peut-être. Le Mont Ventoux, l’Alpe d’Huez, le Stelvio. Et, pour qui suit le Tour d’Espagne, la route qui grimpe vers les lacs de Covadonga. Les inscriptions viennent d’ouvrir pour la 35e édition du Défi des Lacs de Covadonga, programmée le 5 juin 2027.
Une ascension entrée dans l’histoire du cyclisme
Les lacs d’Enol et d’Ercina sont deux lacs glaciaires perchés à 1 134 mètres d’altitude au cœur des Pics d’Europe, dans les Asturies, au centre d’un parc national créé en 1918. La Vuelta y monte régulièrement depuis 1983, au point que la comparaison avec l’Alpe d’Huez est devenue un lieu commun : même statut de juge de paix, même fréquence dans le tracé, mêmes bascules de classement général.
Les chiffres expliquent la réputation. L’ascension mesure 12,6 kilomètres pour une pente moyenne de 7,3 % et 1 056 mètres de dénivelé. Surtout, elle comporte à 7 kilomètres du sommet le secteur dit de La Huesera — littéralement l’ossuaire — où la route se cabre à 15 % sur 800 mètres. C’est là que se règlent les affaires, chez les professionnels comme chez les amateurs.
2 formules, 2 niveaux d’ambition
L’épreuve, organisée par le Club Navastur en collaboration avec Unipublic, l’organisateur de la Vuelta, propose ses 2 parcours habituels.
Le Gran Fondo s’étire sur 111 kilomètres pour plus de 2 300 mètres de dénivelé positif, avec un départ à Cangas de Onís et une arrivée aux lacs. Il traverse plusieurs sites emblématiques de l’est des Asturies et enchaîne l’Alto de la Tornería, l’Alto de Riensena et la Collada Zardón avant d’attaquer la montée finale. Autrement dit : on arrive au pied de la difficulté principale avec déjà de la fatigue dans les jambes.
Le Medio Fondo, 99 kilomètres pour environ 1 300 mètres de dénivelé, emprunte une bonne partie du même tracé mais s’arrête à Covadonga, au pied de l’ascension. Une formule qui permet de découvrir la région sans affronter La Huesera.
Côté tarifs, l’inscription revient à 79 € avec maillot commémoratif et 69 € sans. Les cyclistes non licenciés doivent y ajouter 14 € correspondant à l’assurance obligatoire d’une journée. Nouveauté annoncée pour cette édition : 2 billets VIP pour la Vuelta seront tirés au sort parmi les 500 premiers inscrits.
Les inscriptions sont définitives, sans remboursement en cas d’empêchement, et strictement personnelles — aucun transfert à un tiers n’est possible. Un vestiaire est prévu : les vêtements chauds déposés au retrait du dossard sont acheminés jusqu’à l’arrivée.
Ce qu’il faut savoir avant de s’engager
Quelques points pratiques méritent l’attention, tirés des informations diffusées par l’organisation.
Les accompagnants ne peuvent monter aux lacs qu’à pied : aucun service de navette n’est prévu pour eux le jour de la marche. Un panier-repas peut en revanche être acheté au moment de l’inscription. Le stationnement s’effectue sur les parkings signalés par la commune de Cangas de Onís, l’organisation ne disposant pas d’espace dédié.
Point à ne pas sous-estimer : la météo. On se trouve dans un parc naturel, sans abri en cas d’intempéries, et les conditions au sommet peuvent basculer rapidement de la chaleur au froid ou à la pluie. Le versant nord de la péninsule ibérique n’a rien de l’Espagne sèche des cartes postales — un cycliste breton y retrouvera d’ailleurs une humidité et un vert familiers.
Enfin, l’usage des VTT et des vélos à assistance électrique dépend de la réglementation nationale en vigueur, l’épreuve étant régie par le règlement de la Fédération royale espagnole de cyclisme. Il est possible de faire retirer son dossard ou son maillot par un tiers muni d’une autorisation, et de modifier son inscription en ligne jusqu’à quelques semaines avant l’événement.
Une sortie qui a du sens
Les Asturies restent une destination modeste en comparaison des grands massifs alpins ou pyrénéens, alors qu’elles offrent des cols nombreux, un trafic limité et une gastronomie qui pardonne les excès. Pour des cyclos cherchant un objectif de fin de printemps, l’affaire se tient : un déplacement d’une semaine, une épreuve balisée par un organisateur solide, et une ascension dont le nom suffit à faire lever la tête aux connaisseurs.
Reste 12,6 kilomètres à 7,3 %. Le reste est affaire d’entraînement hivernal.
Défi des Lacs de Covadonga, 35e édition, samedi 5 juin 2027, départ de Cangas de Onís (Asturies, Espagne). Inscriptions ouvertes sur le site officiel de l’épreuve.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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